Chauffage à 19°C, la fin d’un dogme

Vous avez toujours entendu dire que le chauffage devait être à 19°C chez vous ? Entre modulation et connectivité, les temps ont changé.

Rédigé par , le 10 Oct 2026, à 10 h 30 min
Chauffage à 19°C, la fin d’un dogme
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La célèbre règle des 19°C, instaurée au coeur de la crise pétrolière des années 1970 comme norme de chauffage résidentiel, est aujourd’hui remise en cause par les experts en efficacité énergétique.

Un héritage des années 1970

Cette règle d’un chauffage à 19°C chez soi aura durant des décennies fait office de dogme pour limiter les factures énergétiques. Mais le chauffage à 19°C ne correspond plus aux réalités architecturales, sanitaires et de confort des logements de 2026.

Née dans un contexte de performances thermiques médiocres et d’isolation souvent relative, cette limite des 19°C constituait avant tout un compromis économique d’époque plutôt qu’un véritable impératif de confort. Avec l’évolution des modes de vie et la généralisation de constructions beaucoup plus performantes, cette température unique est aujourd’hui jugée obsolète par les spécialistes.

Une gestion modulée pièce par pièce

Les experts s’accordent désormais sur un nouveau repère de référence établi à 20°C, et ce pour les pièces de vie. Ce léger rehaussement d’un degré, souvent déjà adopté dans les faits par les ménages, permet d’éviter la sensation de frisson inhérente aux températures plus basses, surtout lors de postures sédentaires comme le télétravail.

Au-delà du seul chiffre brut, la perception du confort thermique dépend de multiples paramètres, tels que l’humidité, la circulation de l’air ou l’habillement. Maintenir votre salon à 20°C aidera votre corps à stabiliser plus facilement sa température interne, tout en limitant les risques de condensation et le développement de moisissures favorisés par une sur-refroidissement des pièces.

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L’apport des technologies connectées

Pour autant, plutôt qu’une température uniforme, l’approche moderne préconise une modulation fine selon l’usage des espaces. Ainsi, le salon serait idéalement chauffé à 20 C, les chambres gagneraient à être maintenues entre 16 et 18°C pour optimiser le sommeil, tandis que la salle de bain grimperait à 22°C pour éviter les chocs thermiques. Enfin, les couloirs peuvent très bien se contenter d’un réglage sur 17°C.

Cette flexibilité thermique est aujourd’hui grandement facilitée par l’utilisation de thermostats connectés et programmables. En automatisant la régulation selon les pièces et les horaires, ces technologies permettent de générer jusqu’à 15 % d’économies annuelles. De quoi démontrer qu’un confort optimisé et une maîtrise des dépenses énergétiques peuvent aller de pair.


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