 |
 |
La mode éthique est dynamisée par de jeunes créateurs qui conçoivent, fabriquent et commercialisent des vêtements ou des accessoires à partir … de matériaux recyclés ou encore de coton bio, garanti sans OGM ni pesticides. Si de nouvelles matières naturelles apparaissent et complètent le coton bio (chanvre, bambou, algues, ...), le coton bio reste la star de la mode éthique. |
 |
|
La culture conventionnelle du coton est la plus polluante: elle consomme un quart des pesticides vendus sur la planète. Le coton biologique est, lui, cultivé sans engrais ni pesticides chimiques et sa fibre est blanchie à l'eau oxygénée et n'utilise pas de chlore. Les teintures sont réalisées sans substances cancérigènes ni métaux lourds.
Par exemple, en faisant le choix d’un jean en coton bio, non coloré ni décoloré, vous réduirez considérablement l’empreinte écologique de ce pantalon indémodable mais dont la fabrication est très polluante.
|
 |
|
Longtemps jugés trop ternes, les vêtements en coton bio sont devenus élégants, branchés, avec un graphisme et des couleurs qui allient écologie, esthétique et même humour. Quasiment toutes les grandes marques ont désormais leur collection en coton bio, mais pour des vêtements 100% éthiques, autant privilégier des petites marques bio et équitables aux prix très accessibles.
Pionnière en mode éthique, Idéo propose par exemple une collection en coton bio printemps/été pour femmes, hommes et enfants, avec des sérigraphies ludiques et qui véhiculent des messages, dans le respect de l’environnement et des critères du commerce équitable.

Il en va de même pour la petite marque Tudobom? et sa filière équitable créée au Brésil dont les T-shirt ou jupes en coton bio apportent du soleil dans votre armoire !
A côté de ces petites marques éthiques, on retrouve les grandes marques qui sont de plus en plus nombreuses à se mettre au coton bio.
Par exemple, la marque Somewhere propose une collection essentiellement à base de coton bio depuis 2005 et s'investit de plus en plus dans le développement durable, notamment avec le lancement de son label bio Somebio. Ainsi, 20% de sa collection 2009 est en coton et lin biologiques ou recyclés, et, pour rester une marque accessible, les clients ne devraient pas payer plus de 5% de plus qu'un vêtement conventionnel.
Le coton bio, idéal pour les enfants
La peau des enfants est bien plus fragile que celle des adultes et il convient de toujours faire attention à la composition de leurs vêtements. Ainsi, les vêtements en fibre bio apparaissent comme particulièrement adaptés à leur bien-être.
Le coton bio, hypoallergénique, est idéal pour les bébés et les enfants sensibles aux irritations et sujets aux rougeurs. Le coton bio est également plus solide que le coton traditionnel qui a des fibres cassantes et plus courtes en raison des traitements chimiques. Pour s’assurer que les vêtements de vos enfants ne sont pas nocifs à leur santé, les écolabels textiles restent une garantie de qualité.
Et pour éviter tout accident (ingestion de boutons…), quelques conseils sont préconisés avant de rhabiller votre enfant pour l’été (les découvrir).

A découvrir aussi pour les enfants :
|
|
Coton bio. Comment s’y retrouver ? Les labels
Les labels pour le coton bio restent une garantie de qualité. Les grandes marques textiles se mettent au coton bio et pour veiller à ce que les produits en coton bio sont bien conformes au cahier des charges du bio et ne se contentent pas de s’autoproclamer « bio », apprenez à lire les étiquettes et les bons labels bio;

Plus d'info sur les Labels Textile, cliquez ici
|
|
 |
|
|
|

La vie écologique d’un jean « théorique »
Bio Intelligence Service a étudié le cycle de vie d’un jean « théorique » qui serait porté 1 jour par semaine et lavé toutes les 3 utilisations pendant 4 ans en lave-linge classe C à 40°C. Le jean est ensuite jeté ou cédé à une autre personne qui le portera également 4 ans.
Conclusion : l’impact sur l’environnement de ce jean sera dû à moitié à sa fabrication et à moitié à son utilisation. Pour minimiser cet impact, il faut choisir un coton biologique, le sécher à l’air libre, le laver à faible température.

Coton bio : le Bénin s'y met !
Le coton est la principale culture exportée au Bénin. En effet, 98% des fibres de coton sont exportées. Les Etats africains considèrent le coton conventionnel comme l'une de leurs principales sources de devises. Ils se montrent donc réticents à s'engager dans une production biologique dont la rentabilité économique leur semble douteuse.
Or, selon les experts, il y a bel et bien un marché à développer pour ce coton bio, plus respectueux de l'environnement....et de la santé.

Ainsi, dans la région cotonnière située à l'Ouest du Bénin, où le coton conventionnel représente le principal revenu mais aussi la 1ère source de pollution, lancer la production de coton biologique est une initiative audacieuse née de l’action dans ce domaine d’une organisation non gouvernementale suisse, Helvétas, et de la GTZ, une ONG allemande. (en savoir plus)
.
|
|
|

Les industriels du textile sont de plus en plus soucieux d’écologie. Il reste néanmoins beaucoup de chemin à faire avant une situation idéale. Le coton qui n’occupe que 3% des terres cultivées consomme un quart des pesticides utilisés sur la planète, après le riz et le blé.
Le blanchiment du coton exige fréquemment d’utiliser du chlore ou des azurants chimiques. La teinture du coton, elle, requiert souvent d’employer des métaux lourds comme du plomb ou du chrome, évidemment toxiques. Un T-shirt consommait pour sa production 25 000 litres d’eau et émettait 5,2 kg de CO2 (autant que 27 km en avion) chez l’entreprise Switcher, avant qu’elle ne s’attaque au problème. Le coton biologique est moins gourmand en eau et en adjuvant chimique.
Même si aujourd’hui à peine plus de 1% des textiles sont produits biologiquement, de nombreuses entreprises s’y mettent.
En savoir plus :
Repères
Le coton conventionnel est une des cultures les plus polluantes : 25% des pesticides mondiaux pour 2,5% des terres cultivées.
La mode éthique : l'offre de vêtements et d'accessoires proposée par des structures artisanales et industrielles qui soutiennent et favorisent, à travers l'éthique mise en avant dans toute leur démarche, un commerce plus juste et la mise en place de filières propres, de conditions de travail décentes et d'actions en faveur de la protection de l'environnement.
Le coton biologique : il s'agit de coton cultivé sans engrais chimique ni pesticide. La fibre du coton bio est blanchie à l'eau oxygénée et non au chlore. Les teintures des vêtements en coton bio sont réalisées sans métaux lourds ou autres substances cancérigènes. La culture conventionnelle du coton est la plus polluante de la planète. Elle utilise 24 % des pesticides vendus dans le monde alors qu'elle ne représente que 2,4 % de la surface agricole. L'achat d'engrais est la principale source d'endettement et de dépendance des paysans. La culture biologique du coton bio leur permet, en réduisant leurs investissements, de sortir de l'engrenage de l'endettement.
|
Comment recycler les textiles en coton bio ?
On débarrasse tout d'abord les vêtements en coton bio de leurs accessoires : boutons, œillets, fermetures éclair… Parfois on les découpe pour en faire des chiffons en coton bio, destinés aux entreprises de nettoyage, garages ou imprimeries. Les vêtements à base de laine ou de coton bio retournent à l'état de fibres suite à "l'effilochage". La matière première obtenue est conditionnée en "balles" et revendue à des industriels. Dans le secteur automobile, le feutre d'isolation thermique et acoustique qui se trouve à l'intérieur des carrosseries dérive de ces fibres textiles. |
 |
|
|
|