Vin bio et pesticides : sommes-nous protégés ?

Rédigé par Emma, le 10 Oct 2013, à 5 h 18 min
Vin bio et pesticides : sommes-nous protégés ?
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Le vin bio en forte croissance en France

La croissance du vin bio se poursuit à deux chiffres en 2012 :  + 15 %.

fleche-suiteLa surface viticole bio a quasiment triplé en 5 ans en France :

  • 22 500 ha en 2007
  •  64800 ha en 2012

Elle est en lien avec l’évolution du marché des vins bio français  : + 150 % en 5 ans, sur la période 2007-2011, soit 249 M€ à 359 M€.

La compétitivité de la filière viticole française passe bien par le changement des pratiques de production moins polluantes et plus respectueuse de la nature, comme le montre l’évolution positive de demande intérieure mais aussi celle des consommateurs étrangers.

Une taxe sur les pesticides, une solution ?

vin-bio

La FNAB voudrait qu’on fasse la promotion de la viticulture et de l’agriculture biologiques, à l’aide d’une taxe significative sur les produits phytosanitaires.

En attendant, c’est une augmentation de 30 millions d’euros de la redevance sur les pollutions diffuses (RPD) a été décidée (encore une ! !).

  • Selon l’Institut Français de l’Environnement (IFEN), 36 % des rivières françaises comportent des pesticides à un niveau de seuil considéré comme « mauvais ». Et plus de 90 % des rivières françaises qui sont polluées.

Les montants collectés devraient prioritairement être utilisés pour des actions de protection de la ressource en eau par l’agriculture biologique.

« Nous verrons bien si cette demande sera inscrite dans les actions du programme Ambition bio 2017 du ministre de l’agriculture », conclue la FNAB, dubitative… A suivre donc !

*

(1) Dossier du mois d’octobre 2013 de Que Choisir  « Des pesticides dans le vin, nos analyses ». (2) La FNAB représente près de 10 000 paysans bio et de très nombreux viticulteurs bio. (3) Certiphyto, formation obligatoire au 1er octobre 2013 pour les professionnels exerçant dans les secteurs de la distribution, de la prestation de services et du conseil ; et le 1er octobre 2014 pour les professionnels exerçant pour leur propre compte tels que : les agriculteurs et salariés agricoles, les forestiers, les agents des collectivités territoriales.Je réagis

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16 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour à Tous,

    J habite dans le Sud de la France aux abords de vignes qui sont traités régulièrement, lorsque j’en parle on me réponds que ce n’est pas dangereux, etc etc… discours classique et aveugle.
    De mon côté je mange et consomme des produits biologiques en sachant qu’ils ne sont pas totalement bios vu qu’ils sont contaminés par l’eau, l’air, la terre… mais au moins ces agriculteurs et viticulteurs arrêtent cette chaine infernale, pollution rendement.
    De plus ils développent à nouveau une intelligence, une connaissance et une relation à la nature, pas comme dans l ‘agriculture conventionnelle ou ils sont de simples exécutant de ces lobbys et sont déconnectés de leur environnement.
    C’est nous les consommateurs qui possédons une grande partie de la solution en consommant différemment, moins, le plus naturellement possible, le moins transformés, en étant végétaliens.
    Pour finir, soyons le changement que nous voulons voir dans le monde (Ghandi)

  2. bonjour,

    je viens réagir à cet article déplorable, qui est très loin de la réalité. les vins bios utilisent de manière intense les pesticides (comme les fruits et légumes bio ainsi que l’ensemble des produits alimentaires), mais aussi du soufre et des biocides (chlore, désinfectant et autres produits chimiques…) car le vin est un produit alimentaire qui nécessite un chai d’une propreté irréprochable. l’utilisation de tout ces produits est essentiel à l’élaboration de vins de qualité tel que le consommateur l’exige! Achèteriez vous un vin produit avec des raisins pourris, un mauvais vin due a des développements bactériens ? de manière plus large achèteriez vous des fruits ou légumes non traités c’est à dire habités par toute sorte d’insectes ou parasites? je ne crois pas! de plus si le viticulteur ne traite pas ses vignes il n’aura pas une récolte suffisante pour continuer son activité! il est évident que ces produits son mauvais,mais essentiels à l’activité agricole françaises sinon ils ne seraient pas utilisés… croyez moi les viticulteurs ne sont pas fières d’utiliser ces produits de plus ils sont les premiers atteints des impactes de l’utilisation de pesticides que ce soit en agriculture conventionnel ou biologique. mais eux aussi ont besoin de ressources financières pour faire fonctionner leur entreprise est sans raisin ou avec une production limité c’est simple, le viticulteur peut mettre le clé sous la porte…

  3. Il est totalement faux de laisser croire que les vignes bio ne sont pas traitées. A titre d’exemple le cuivre ( dangereux pour la vie dans le sol)est utilisé pour le mildiou.Les bios utilisent des pesticides mais ils sont bios, ce qui ne veut pas dire moins dangereux piour l’homme ou l’environnement.

  4. Le texte de la loi a été modifié !
    Mail à envoyer aux députés:

    Monsieur le Député.

    Après la modification apportée par la Commission Mixte Paritaire, la loi d’Avenir pour l’Agriculture n’apporte plus rien aux riverains de champs traités.

    Les enfants seront protégés à l’école (les traitements réalisés sur le champ voisin seront contrôlés par les autorités), mais ils ne le seront pas quand ils seront chez eux.

    Les riverains de champs traités vont donc continuer à subir des agressions chimiques, sans que les autorités interviennent.

    Le rapport du Sénat du 10 octobre 2012 indique pages 238 et 239:

    « Par ailleurs, les personnes éventuellement présentes à proximité

    lors du traitement (champs voisins ou riverains par exemple) et les

    travailleurs intervenant après le traitement des plantes – malgré les

    contraintes liées au délai de réentrée –, sont également susceptibles d’être

    exposées aux produits et doivent en conséquence porter des équipements

    de protection (gants, lunettes, masques, bottes, combinaison, etc.). »

    Cette recommandation est importante et devrait être affichée en mairie. Pour nous riverains, elle est irréalisable.

    Nous souhaitons que le 11 septembre prochain les députés ajoutent un amendement au projet de loi LAAF permettant la création de ZONES NON TRAITEES près des zones habitées. Cette recommandation deviendrait alors inutile.

    Par avance nous vous en remercions.

    Recevez, Monsieur le Député, l’expression de notre gratitude.

  5. Nul n’est dupe: les lois sont votées mais simultanément, les décrets fusent à tout vent pour les exceptions.
    La planète est en perdition, mais rien ne les arrête! La France veut réduire les OGM, mais le Bruxelles des lobbies nous l’impose, le charbon en Allemagne et vive la pollution. Le réchauffement climatique n’est que le leurre de la consommation… à outrance! Beurk, beurk

  6. Je me souviens pour les OGM, le droit de choisir de manger avec ou sans OGM…
    Quelle rigolade quand on pense que de toute façon ces empoisonneurs quels qu’ils soient se moque de nous et déverse leurs pesticides à tout va!!!
    Je suis pour leur faire avaler 10 litres par jour de leurs pesticides, ça leur enlèvera peut être l’envie de contaminer tout le monde!!!
    C’est une honte!!!!

  7. concrètement que faut il faire?

    • Ne plus acheter que du vin bio.
      Boire peu, mais beaucoup mieux.
      Si tout le monde en faisait autant, il n’y aurait plus de viticultures intensives, plus d’élevages intensifs et plus d’agricultures intensives…!
      Ces gens-là ne veulent que notre pognon, et notre santé avec.
      Le reste,… ils s’en moquent complètement. Ils empoisonnent la planète chaque jour un peu plus!!!!

  8. et le vin sans alcool bon ou pas ???

  9. La pollution générale de notre planète étant hélas ce qu’elle est, le « bio » que ce soit le picrate ou tout le reste (légumes, fruits…) sera TOUJOURS meilleur que ne non bio (labellisé ou non). Entre traiter chimiquement plusieurs dizaines de fois par saison une production ou non, le choix est vite fait…. même si on retrouve des traces du voisin pollueur. Qui lui, empoisonne les nappes phréatiques …. et l’eau de nos sources…. Au point qu’une autre étude a révélé que des eaux comme par exemple la Mont-Roucous recommandée pour sa « neutralité » minérale (comme la Volvic)…. contient des « traces » de médicaments administrés dans les traitements de cancers du sein……
    Buvez l’eau du robinet sans la filtrer et vous ferez une chimiothérapie sans le savoir….. Il en est ainsi pour l’eau puisée dans les nappes phréatiques…. pour arroser les produits dits bio… comme tout le reste…..
    Quand se rendra-t-on enfin compte que tout ce que l’on renvoie dans nos égoûts, nous revient tôt ou tard…. comme un boomerang ????

    • Oui, vous avez raison, mais le plus navrant, c’est que l’on a vraiment l’impression que ça n’intéresse pas grand monde!!!

  10. mon oncle a 1 petite parcelle de vigne dans le sud de l’Italie, et il fait lui même son vin, raisin non traité et pas de sulfite. Même s’il est entouré par les vignes de ses voisins, qui eux utilisent pesticides et portent le raisin à la copé, je vous garantie, avec tous ceux qui y ont goûté, que son vin est un pur bonheur qui ne fait pas mal à la tête quand on en boit même un peu trop. Donc, rien que le fait de pas rajouter de pesticides, c’est déjà bien!

  11. Il est dommage que l’étude de Que Choisir ne mesure pas les résidus de cuivre et de souffre dans les vins

  12. Les viticulteurs de vins bio sont victimes des trafiquants de vin non bio…et le terme est faible, les viticulteurs de vins non bio n’ont aucun respect des hommes et de la nature et vu les profits qu’ils génèrent, ils ne sont pas près de s’arrêter. Demander une taxe est un euphémisme… La loi doit être la même pour tout le monde, celui qu’il enfreint celle-ci s’expose à des sanctions pénales… Ces viticulteurs sans scrupules sont les nouveaux clergés des élus, rien ne se fait sans leur accord. Le tourisme ne peut se développer, les festivités liées au vin sont contrôlées et divisent la population, c’est la mort des traditions viticoles des petites villes et villages. Les avions se multiplient non pas seulement pour les pesticides, l’on voit au-dessus de nos têtes toutes sortes de produits, traînés chimiques, virus etc. Plus rien n’est contrôlable de nos jours alors…les vins bios avec un marché qui ne fait que débuter n’a pas encore son mot à dire dans la cour des grands…Ce la est très décevant qui pouvons y faire…rien comme toujours si ce n’est acheter du vins bio

    • Oups « Cela est très décevant mais que pouvons nous y faire…rien si ce… »

    • D’autant plus que, plus le temps passe et plus le vin en France, n’est plus français, mais chinois, notamment…!
      Il ne faut surtout pas compter sur eux pour avoir du bio, mais bien du poison partout!

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