Vegan, végétarien, végétalien… les sans viande et leurs labels

Etes-vous plutôt flexitarien, végétarien, vegan ? Ou lacto-ovo-végétarien ? Un petit lexique et une infographie pour s’y retrouver dans le vocabulaire des sans viande.

Rédigé par Kathy, le 14 Dec 2019, à 12 h 15 min

Les végétariens / végétaliens / végans ont leurs labels

La France n’est pas le pays le plus avancé en la matière et il n’est pas toujours évident d’aller au restaurant et de trouver un plat adapté. Dans les rayons d’un supermarché, ou même d’une pharmacie, d’une épicerie, il va alors falloir s’armer de patience et apprendre à lire soigneusement toutes les étiquettes, c’est notamment pour cela que les préjugés sur les végétariens se répandent alors qu’au fond il est tout sauf malsain d’apprendre à connaître ce qu’on ingurgite ou ce qu’on met sur sa peau.

Les labels vegans

De la même manière que les additifs sont répandus, les sous-produits animaux cachés sont légion. Des associations ont donc jugé utile, à raison, de mettre en place des labels vegans afin que le produit soit identifié comme ne contenant aucun produit d’origine animale sans avoir à lire attentivement tous les ingrédients.

Cruelty Free, Cruelty Free and Vegan

Le label Cruelty Free concerne plus particulièrement les produits cosmétiques. Il a été créé par la Coalition for Consumer Information on Cosmetics (CCIC). Ce label garantit que les produits portant le logo n’ont pas été testés sur les animaux et qu’ils ne contiennent pas d’ingrédient ayant été testé sur les animaux. Il ne garantit par contre pas la non-présence d’ingrédient d’origine animale.

labels vegan

Ce label a été créé par la PETA, association luttant pour la protection animale. Pas de test sur les animaux non plus, et pas de produit issu de l’exploitation animale.

Le label Vegan Action

Vegan Action est une association à but non lucratif dédié à la protection animale, à l’environnement et à la santé humaine.

Son but est d’éduquer les gens à propos des bénéfices d’un style de vie vegan et d’encourager la diffusion du régime végétalien, en augmentant notamment les possibilités en restauration. Vegan Action a été créé dans les années 2000 afin de certifier des produits vegans. Il concerne aussi bien l’alimentaire que les cosmétiques, les vêtements et les objets du quotidien. Il garantit aussi qu’il n’y a pas eu de test sur les animaux.

La charte de ce label est précise : la liste des ingrédients des produits doit être claire, et la transformation comme la désinfection doivent être détaillées. Les fournisseurs sont aussi examinés, ainsi que les machines.

Le label Expertise Vegan Europe

Autrement dit label EVE Vegan, il est délivré par une association française, Vegan France Interpro. Il est applicable aux produits alimentaires mais également aux boissons, aux cosmétiques ou au textile.

Le label Vegan Society

Ce label, facilement reconnaissable grâce au mot « vegan » et à la fleur de tournesol, est probablement le plus connu de tous.

vegan

Des protéines végétales ©nadianb

La Vegan Society a été la première organisation vegan du monde, créée en 1944, et son créateur Donald Watson a même inventé le mot. Le label concerne les produits alimentaires et certifie qu’ils sont exempts d’ingrédients d’origine animale, d’OGM d’origine animale et qu’ils n’ont pas été testés sur les animaux. On retrouve ce label dans bon nombre de magasins et restaurants.

Des labels utiles

Des marques sans scrupule n’hésitent pas à afficher le mot « vegan » même quand leurs produits ne le sont pas complètement, d’où l’intérêt des labels.

Reste à détailler convenablement les étiquettes, même si l’étude de celles-ci n’est pas forcément évidente, notamment pour les graisses, végétales et animales étant parfois peu facilement distinguables.

Vous souhaitez manger moins de viande ou adopter un régime végétarien, végétalien ou vegan ? Prenez les conseils d’une diététicienne-nutritionniste spécialisée :

Atelier  : à la découverte de l’alimentation végétarienne : manger moins de viande, végétarien ou vegan, comment faire ?

Article republié

Illustration bannière : quels labels vegan ? © Dezajny
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Kathy a rejoint consoGlobe en 2012 alors qu'elle cherchait des informations pratiques pour rendre sa maison plus durable et l'entretenir naturellement....

23 commentaires Donnez votre avis
  1. Je vous remercie pour ses précisions par rapport au régime végétarien.
    Je vous recommande d’ailleurs de découvrir la cuisine végétarienne à travers 50 recettes Ch’tis, emblématiques de la gastronomie du Nord de la France.
    1tpe.net/go.php?dat=ZGlvYmFkaW9wLmFib25kYW5jZWQuMTY=&tk=

  2. Bonjour. Je ne comprends pas ce que vous appelez « un pas vers le végétarisme ».
    Dans les faits, beaucoup de végétariens consomment présure et gélatine (par ignorance peut-être).

    Par ailleurs, c’est l’orthographe « végane » qui figure dans le Robert depuis 2015.

  3. Les vegans sont encore plus intolérants et bornés que les islamistes. Ce sont des fascistes pseudo-écolos, qui plus est souvent portés sur la violence (saccage de boutiques notamment). Leurs arguments « scientifiques » sont fallacieux et ineptes et leur grand gourou médiatique dans notre pays est un gauchiste haineux, un cuistre et un âne bâté. Quant à moi, demain, ce sera côte de boeuf saignante (pendant la dégustation, j’aurai une pensée compassionnelle envers les tristes mangeurs de soja et de graines).

    • Que voilà une belle succession de propos haineux, obscurs et confus pour quelqu’un qui se situe dans l’héritage de Descartes. Ce philosophe avait beau considérer que les animaux ne sont rien d’autre que des machines, il s’efforçait au moins d’argumenter autrement qu’en se contentant de sophismes comme l’association honteuse ou le procès d’intention.

      Le véganisme se fonde 1) sur des faits objectifs et 2) sur des idées morales de bon sens comme disait Descartes, qui relèvent de la certitude morale si ce n’est de la certitude absolue (2), à la différence de toutes fictions que les religions humaines ont pu produire. On a ainsi deux principes : 1) les animaux non humains habituellement utilisés dans la consommation humaines sont sans doute possible des individus sensibles qui veulent vivre leur vie comme nous ; 2) les individus sensibles comme nous doivent être traités avec respect, on ne doit pas leur faire du mal uniquement pour le plaisir par exemple.
      En conséquence, et en toute logique, les animaux non humains doivent être respectés, c’est-à-dire qu’on doit les laisser vivre comme ils le veulent autant que possible.

      Ceux qui commettent intentionnellement des violences contre les innocents, ce sont les islamistes certes mais aussi ceux qui assument volontiers leur mépris et leur capacité à justifier les pires violences contre tous les individus sensibles en dehors des humains, comme vous. Ceci explique donc le ton haineux de votre commentaire.

      Si certains véganes ont pu avoir le tort de s’en prendre à des vitrines de magasins de boucherie, laissons là le sophisme par généralisation abusive que vous en tirez et admettons que c’est une violence indirecte contre les bouchers qui ne peut être cautionnée. Mais elle demeure sans commune mesure avec la violence faite à des millions d’individus sensibles chaque année, rien qu’en France.

    • Des comme toi il en existe beaucoup malheureusement. Les irrattrapables comme j’aime les appeler. C’est l’une des raisons pour lesquelles je me dit qu’on ait de la chance que l’humain ne soit pas éternel. En tout cas c’est gentil de penser au autres pendant que tu mange mais tu devrais avant tout penser à ce qui il y dans ton assiette. En attendant, en ce qui me concerne, dans 5 minutes je t’aurais oublié 😉

    • Vous êtes complètement irrespectueux de vos congénères, qui je vous le rappelle, ne vous ont rien fait. Chez vous insultes et reproches totalement gratuits, ainsi qu’une provocation débile qd vous parlez de votre casse croute! et pourtant je ne suis pas « vegan », mais je m’interroge, à plus d’un titre sur l’alimentation et le mode de vie carnivore, ce qu’elle engage vis à vis des animaux et aussi de son environnement…surtout ds les années qui arrivent et où nous allons être débordants sur cette planète qui devient trop petite et qui suffoque. Un peu de respect, au minimum!

    • C’est à ce soit disant Descartes, mais qui contrairement à son pseudo réagit de manière totalement irrationnelle, que ma remarque s’adressait

    • manque de sagesse grave !
      ce n’est pas ainsi qu’on dialogue.
      Je suis VEGAN je ne recherche aucun affrontement
      Je respecte La VIE

  4. Je lance un nouveau mouvement : il s’appelle les aéros-éros-aquaphiles! Nous allons vivre de l’air du temps, d’amour et d’eau fraîche. Plus besoin de cru de cuit de végan et autres faribole. Bon, je plaisante. J’espére qu’un crétin n’aura pas l’idée de reprendre cette ânerie à son compte.

  5. Je pense effectivement que le véganisme nuis a la personne un végan ne pourrait plus avoir d’animaux domestique et porté ni cuir, ni laine, ni soie, mais également ni fourrure, ni duvet, ni plume.il devrait vivre tout nue !!! 😉

    • Pour votre gouverne, depuis l’époque des Cro-Magnon, on a inventé le synthétique …

  6. Bonjour,
    Je vous cite : »Quel que soit l’adjectif qu’on colle au mot “végétarien”, la personne est omnivore dès lors qu’elle consomme de la chair animale. »
    L’omnivorisme n’est pas un régime alimentaire mais la capacité d’un appareil digestif à digérer des protéines animales ET végétales.
    Autrement dit : tous les humains ayant cette capacité, ils sont tous omnivores y compris les végétariens et vegans (qu’ils le veuillent ou non).
    L’omnivorisme n’est pas un choix, il est déterminé par la génétique et l’évolution.
    Les régimes alimentaires, eux, sont un choix.

    • Exactement ! Tous les végétariens sont omnivores, au même titre que les cannibales, qui incluent dans leur régime alimentaire de la chaire humaine. Ce qui se situe entre végétarien et cannibale, c’est-à-dire ne considère pas comme anormal de consommer les cadavres d’individus sensibles à l’exception des humains, cela s’appelle le carniste.

  7. Petit complément d’information. Le vegan ne porte ni cuir, ni laine, ni soie, mais également ni fourrure, ni duvet, ni plume.

  8. « Un végétarien ne consomme aucun sous-produit de l’abattage des animaux, comme la gélatine, le caviar, la présure. » Cette déclaration est inexacte ; si un végétarien est ovo-lacto-végérarien, il consomme forcément de la présure via le fromage, car tous les fromages sont issus de lait fermenté avec de la présure. Quand à la gélatine, étant présente dans les yaourts, crèmes dessert, sauces toutes prêtes et sucreries, les végétariens en consomment également, notamment s’ils sont « lacto-végétariens ». C’est d’ailleurs cette prise de conscience qui pousse la personne à devenir végétalienne.
    Par ailleurs, il existe beaucoup de personnes militantes pour la cause animale qui ne sont pas encore vegan, la transition omnivore/vegan pouvant demander un temps d’adaptation plus ou moins long, sachant que ce choix impacte le mode de vie tout entier.

    • Il impacte même tellement le mode de vie tout entier, qu’il pousse au divorce le conjoint qui ne veut pas se laisser convertir par cette « secte » (au sens de secare : couper). Je ne dis pas merci au véganisme…

    • Gavatch, réaction tout à fait normale des vegans, car l’éthique est leur moteur, or les carnistes en sont totalement dénués.
      La secte est celle qui refuse de se remettre en question, parce que, dans sa croyance, d’autres l’ont fait avant elle, ce qui confère à l’acte une normalité. Mais alors, pourquoi avoir aboli l’esclavage, on se le demande !?
      Cet obscurantisme pousse les carnistes à considérer comme normal le fait de massacrer des êtres vivants pour se nourrir de leur cadavre ; ils sont incapables de comprendre que cette seule vision est totalement insupportable pour qui defend la vie du plus profond de son être.
      Si vous pensez que manger des cadavres est une chose acceptable, pourquoi ne pas bouffer des humains ? Après tout, nous sommes semblables aux autres animaux, nous sommes de la viande sur pattes…

    • Nathy, non. Il existe de nombreux fromages sans présure et des yaourts sans gélatine, il suffit de regarder les étiquettes. C’est même écrit sur certains fromages « convient aux végétariens ». Un ovo-végétarien n’aura pas à regarder les étiquettes. Et s’il achète des oeufs du type « poulehouse », l’oeuf qui ne tue pas la poule mais lui offre une retraite décente quand elle n’est plus productive, il sera cohérent avec lui-même. Quant au lacto-végétarien, il peut repérer assez rapidement quelles préparations à base de lait n’impliquent pas de tuer qui que ce soit. Le vrai problème avec le lait est le traitement infligé au veau et à la vache quand elle n’est plus productive, la question serait de savoir si un dispositif équivalent à celui de Poulehouse est possible.

    • Wow … n’importe quoi c’est quoi ces affirmations fausses !? Il existe plein de fromages sans présure … et facilement trouvable en grande surface avec des enzymes d’origine microbienne …

  9. Des bonnes définitions, assez claires et justes (ce qui n’est pas toujours le cas dans le domaine et tend malheureusement à perpétuer le flou). Merci pour ça !
    Une petite précision cependant : la gélatine est aussi, théoriquement, exclue du régime végétarien puisqu’elle est extraite des os des animaux. En revanche, divers gélifiants peuvent la remplacer : agar-agar, pectine, gomme de guar, carraghénanes, amidon, gomme xanthane…

    • la gélatine provient de la peau (couenne) et non des os. Le fromage de tête en témoigne (charcuterie faite avec une tête de porc cuite entière dans du bouillon puis conditionnée en morceau ; le bouillon de cuisson gélifie spontanément, emprisonnant les chairs dans de la gelée)

  10. Il faudrait ajouter les adeptes de ce que les américains appelent « raw-food » -une alimentation tres restrictive, car il s’agit de manger seulment ce qui ne demande pas de cuisson-.

Moi aussi je donne mon avis