Ces substances que nous cache… le Big mac !

Rédigé par Consoglobe, le 20 Jun 2013, à 12 h 09 min

La « macdonalisation » ou l’Imperium Big Macus

Derrière le Big Mac se cache également une compagnie, qui représente bien le symbole de la « malbouffe » et de l’économie mondialisée. La mondialisation a amené le brassage des cultures alimentaires et la transmission plus rapide d’informations, mais elle a aussi entraîné la standardisation et l’uniformisation, y compris dans le domaine du goût. La « macdonalisation« 1 est devenue un symbole de mauvaise alimentation et de cette normalisation des cultures (par opposition à « variété« ). Car, comme l’entreprise alimentaire le précise, elle est présente dans plus de 120 pays.

Marketing vert ou Greenwashing ?

Suite à ces nombreuses attaques subies par la firme (même si son chiffre d’affaires se porte toujours aussi bien), la société décide en 1992 de changer sa politique. En France, pays connu pour sa résistance gastronomique, Mc Do prospère pourtant et met en place des mesures en faveur de l’environnement. Et pour que tout le monde soit bien au courant, un remaniement du logo a été effectué. Passant du rouge au vert, l’entreprise se défend en affirmant que c’est pour des raisons esthétiques, mais derrière ça, il y a plusieurs changements.

En premier lieu, l’aspect esthétique des restaurants a subi une complète transformation. Les couleurs rouges et colorées ont laissé place à la sobriété du marron et du vert bouteille. Le design intérieur et extérieur fait à la fois plus chic et plus écolo avec sa façade de bois. Quelques papiers peints de salades et tomates agrandies sont quelquefois présents sur les murs.

C’est très agréable et cela démontre une certaine volonté de mettre en avant les produits naturels. Mais n’a t-on pas un peu l’impression qu’on nous raconte des salades ?  Va-t-on vraiment au Mc Do pour manger des fruits et légumes ?

McDonald’s sur la vague verte

Pour combler sa faille nutritionnelle et répondre aux nombreuses attaques,  la société a décidé de diminuer son impact environnemental et, depuis plus de 10 ans, de mener une politique développement durable très active. Exemples.  McDonald’s France n’aime pas la pollution et a mis en place avec les mairies, la récupération d’emballages abandonnés.

Bâtiments HQE et réduction de gaz à effet de serre

Depuis 2010, la totalité des bâtiments devrait fonctionner à l’énergie certifiée « verte ».

La gestion de l’eau passe par différentes stratégies : récupération d’eau de pluie, amélioration des eaux rejetées, utilisation de nouvelles formes d’irrigation et réduction de l’usage de produits phytosanitaires (pesticides, herbicides, engrais…).

Ce n’est pas tout, la filière du fast-food souhaite réduire au maximum les gaz à effet de serre, ainsi qu’améliorer la qualité de ses aliments en s’approvisionnant de manière nationale.

Actuellement, selon le site officiel de McDonald’s 52 % de la viande bovine provient de France, le reste est expédié des Pays-Bas et d’Irlande. Le poisson est certifié par le label durable MSC. Si en Europe la provenance des ingrédients est bien précisée, en Amérique Latine on est perplexe face au manque d’information. A part deux ou trois vidéos, il n’y a pas grand-chose et aucune communication n’est faite sur le développement durable.

Anecdote – Cet hamburger qui ne pourrit pas

Merci les conservateurs !
Petite info qui a fait le buzz dans la presse et le net qui adore ce genre « d’info ». Un hamburger (et non un Big Mac, mais la composition du pain et du steak est quasiment la même) a été découvert après plusieurs années sans aucune trace de pourriture ! Sans odeur et sans moisissure, le produit serait dur comme un roc et aurait l’apparence du plastique. 2 témoignages en attestent. Sally Davies, une photographe new-yorkaise, aurait photographié le burger pendant 2 ans. David Whipple aurait quant à lui oublié tout simplement le burger dans sa veste puis dans son placard pendant 14 ans ! L’histoire ne dit pas ce qu’aurait donné un jambon-fromage ou une pizza.

Une politique vertueuse à géométrie variable

Donc, McDo France prend de bonnes résolutions. Bien, mais il faut savoir qu’au niveau européen, les États se sont engagés dans des politiques de soutien aux énergies renouvelables à coups d’argent public. Et l’opinion publique fait de plus en plus pression sur les entreprises non vertueuses. Les entreprises prenant le chemin vert peuvent donc bénéficier d’aides et d’exonérations fiscales et d’une bonne image. Comme en France…

Un coup d’oeil sur les sites officiels de McDo dans le monde. On peut remarquer la coïncidence suivante : là où il y a des avantages fiscaux, financiers aux projets d’économies d’énergie ou de développement durable et / ou une opinion publique sensible (Europe, Amérique du Nord…) , les filiales de McDonald’s sont actives sur ce terrain « vert » ou éthique.

A l’inverse, dans d’autres pays (prenons le Chili par exemple), RAS, la politique Développement durable est invisible et le roi Big Mac règne en toute quiétude.

Le « Mc Job » ou l’emploi précaire

Qui n’a jamais connu des moments de galère, spécialement au moment de chercher son premier job d’été ? « McDo recrute vite, c’est une aubaine et il y a possibilité de monter rapidement en hiérarchie« . Ce n’est pas l’avis des nombreux témoignages sillonnant la presse et le net. Il semblerait que cela soit plutôt un job mal payé, sans grande reconnaissance, spécialement quand vous commencez à avoir quelques responsabilités.

Pourtant certains s’y plaisent et adhèrent complètement au système de l’entreprise, comme l’explique le témoignage de la psycho-sociologue Hélène Weber2. Suite à son expérience chez le géant du fast-food, elle a cherché à comprendre pourquoi et comment des personnes pouvaient trouver une sorte d’épanouissement. Tout ça malgré la pression, la hiérarchie très stricte et le système de travail hyper rationalisé (découpe des tâches en gestes simples et répétitifs afin de gagner du temps). Après son amour, elle raconte son aversion.

Big Mac et son entreprise

Le burger le plus célèbre, n’est pas juste un symbole de la « malbouffe », derrière lui se cache tout un système, mais aussi une entreprise aux nombreuses contradictions. Malgré les efforts de McDo pour l’environnement, cela ne cache pas les véritables problèmes : ce fast-food ne nourrit pas sainement, il est implanté dans presque tous les pays du monde, sa politique de travail est critiquable et il ne côtoie pas les marques les plus éthiques.

 *


(1) mot inventé par Paul Ariès dans son livre : Les fils de Mc Do, la macdonalisation du monde.
(2) Du ketchup dans les veines, Erès, 2005. Témoignage de Hélène Weber lors de ses années de travail chez McDonald’s.
(Source) McDo, une passion française. Documentaire de Stanislas Kraland (France, 2010, 26min), ARTE France et Doc en Stock.

Autres articles sur McDonald’s :

  • L’annuaire des Marques et du Développement durable : Mc Donald’s

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56 commentaires Donnez votre avis
  1. possiblement cancérigène , le mec qui a écrit cet article est possiblement un détraqué ……

  2. ceci est inadmissible car nous mangeons de la mauvaise nourriture ! c’est devenu une habitude malgré tout ce qu’on peut voir ! honte pour vous MACDONALD votre réputation à fait que votre clientèle soupçonne beaucoup de choses . Avant tout daignez réfléchir aux jeunes enfants qui mangent votre menu chimique et TOXIQUE!!!!!!!!!!!! INHUMAIN VOUS en faites partis

  3. MMMMmmmm J’en termine un à l’instant. Cet article est bidon et biaisé. Vive les États Unis d’Amérique et vive le BigMac!

  4. C’est pas bon pour l’organisme en général mais c’est bon pour mes papilles gustative. Prise de masse OKLM

  5. je suis étudiant lycéen en service aux personnes et j’ai fait des stages développement durable, alimentation et « manger durable » et je peux vous dire que Mcdo se fout de notre gueule car la, certe, je ne suis pas dans le domaine additifs, colorants et autres trucs nocifs, mais je parle de l’élevage des animaux qui est franchement dégueulasse ! L’élevage intensif ne devrait pas exister ! Nous devrions manger du local respectueux de l’environnement. Mais cependant je sais que ce n’est pas toujours possible mais il faut quand même tenter le coup, car c’est pour la bonne cause.

    Pour en savoir plus visionnez les films suivant: « SUPER SIZE ME » et « WE FEED THE WORLD ».

    • Tout à fait d’accord. Mais malheureusement il n’y a pas que les fast-food qui se fournissent chez les éleveurs industriels aux méthodes intensives. C’est la majorité des restaurants et des commerçants

  6. cc

  7. je ne mange pas 14 burgers par an

  8. JOUR

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