S’y retrouver dans les dates de péremption

Les produits périssables affichent tous une date de péremption : cette mention obligatoire est une source d’information utile pour les consommateurs. Mais il existe différents types de datation selon le produit, ce qui prête parfois à confusion. DLC, DLV ou DLUO : comment s’y retrouver et comment les interpréter ? Pour vous aiguiller et éviter le gaspillage alimentaire, consoGlobe.com fait le point.

Rédigé par Aurore, le 14 Jan 2018, à 12 h 40 min

Les dates de péremption : un appel au gaspillage ?

Malgré tout, même si l’on sait que certains produits se conservent plus longtemps que d’autres, une petite voix nous dit toujours lorsque l’on s’apprête à jeter un produit a priori non-consommable : « Mais c’est du gaspillage« .

La réponse est oui et non… Comme nous l’avons vu précédemment, certains produits sont plus sensibles que d’autre.

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Gaspillage alimentaire © Daisy Daisy

Dates limites, prendre des précautions

Il faut le savoir, certaines intoxications alimentaires et bactéries présentes dans notre alimentation, peuvent provoquer le décès si elles ne sont pas bien prises en charge.

La prudence est donc de mise, ainsi que la vigilance. Un produit ne doit pas être consommé si son aspect vous semble suspect, et cela peu importe les dates de péremption.

De la même façon, si cela vous est égal de consommer des oeufs dont vous n’êtes pas sûr de la fraîcheur, certaines populations sont plus sensibles que d’autres.

Ainsi, il est recommandé de ne pas donner de la nourriture périmée à des enfants, des personnes âgées ou des personnes affaiblies par une maladie.

Dates de péremption, quels risques encourt-on ?

La date limite de consommation (DLC) dépassée, le consommateur ne doit pas consommer le produit, même si son aspect semble « normal ». Les risques pour la santé sont réels :

Intoxication alimentaire

Sous différentes formes, l’intoxication alimentaire peut s’avérer grave, voir mortelle. Elle peut notamment se caractériser par des nausées, des vomissements, de la fièvre, des étourdissements, de la diarrhée et un état fébrile.

Le botulisme

Forme d’intoxication alimentaire très grave pouvant causer la mort. Cela se caractérise par les symptômes classiques de l’intoxication alimentaire (vomissements, diarrhées…) avant que ne surviennent des symptômes neurologiques qui se caractérisent notamment par un engourdissement du cou, des bras et du bas du corps et qui peuvent laisser des séquelles.

Les muscles respiratoires peuvent également être touchés. Le botulisme est provoqué par la bactérie Clostridium botulinum que l’on retrouve notamment chez les poissons.

La listériose

La listériose se transmet par le biais d’une nourriture contaminée, que l’on retrouve dans les produits à base de lait cru (fromage…), les poissons fumés ou encore les graines germées consommées crues. Les symptômes de cette maladie ressemblent à ceux de la méningite (maux de tête, fièvre, paralysie faciale périphérique).

L’infection peut être guérie par traitement antibiotique, mais la fréquence des décès est importante chez les malades fragilisés par une pathologie associée explique l’Institut de veille sanitaire.

Le danger est également plus important chez les femmes enceintes chez qui l’infection ressemble aux symptômes de la grippe. Pour cette population spécifique, la bactérie qui est alors transmise dans le sang peut provoquer une fausse couche, des accouchements prématurés et des enfants morts-nés.

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© michaelheim

La salmonellose

Infection alimentaire répandue, la salmonellose est provoquée par la bactérie Salmonella qui connait de multiples types.

L’infection peut être contractée en consommant des produits d’origine animale comme de la viande, de la volaille ou encore des oeufs et du lait explique l’Organisation mondiale de la santé.

La salmonellose se caractérise par une forte poussée de fièvre, des douleurs abdominales, des nausées et des diarrhées. Cette infection peut être mortelle si elle entraîne une déshydratation importante.

Illustration bannière : Femme surveillant la date de péremption – © allensima
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Entre magazines, romans et presse générale, je suis une passionnée de l'information, qu'elle soit sérieuse ou décalée ! Consommer durable n'est pas qu'un...

23 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour, J’ai acheté en janvier 2019 une bouteille (en verre) d’Aloe Ferox Bio sans faire attention à la date de péremption (05/ 2017!).
    La mention inscrite sur le flacon est: « A consommer de préférence avant 05/2017 ». De préférence, d’accord, mais au maximum quand? est-ce que presque 2 ans après, le produit, même bio, n’est-il pas dangereux?
    Merci d’avance pour votre réponse.

  2. J’ai récupéré 6 L DE LAIT ECREME dont la date limite est passée de 6 jours Puis je en faire
    des Yaourts sans danger ? merci

  3. Même si elles signifie la même chose, ça fait plusieurs année que la DDM à remplacé la DLUO…

  4. Bonjour.
    Parfois nous faisons nos yaourts et il n’y a pas intérêt à les manger, très rapidement il se forme des moisissures.
    Pour les yaourts industriels, nous n’avons jamais oublié les yaourts assez longtemps pour voir des moisissures se former, carrément un bon mois avant la date de péremption.
    Mais qu’est qu’ils mettent dedans ?
    Gros doûte !

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