La guerre entre l’homme et le cafard n’est pas terminée car les cafards viennent de marquer un point : ils ont gagné la bataille des pièges à glucose. En s’adaptant aux derniers pièges mis au point par l’homme, les cafards (ou blattes) peuvent à nouveau déjouer nos tactiques et se remettre à proliférer. Que faire ? Comment se débarrasser des cafards sans inonder son domicile de produits toxiques.
Cafards : 1 – Hommes 1
Quelles sont les caractéristiques des blattes ?
En France, nous sommes confrontés à 2 espèces communes
- Les blattes germaniques, blatella germanica. Ce sont les blattes brunes que l’on retrouve dans nos maisons, puisqu’elles aiment la chaleur, mais aussi l’obscurité et l’humidité.
- Les blattes orientales, blatta orientalis, noires, vivent dans des endroits plutôt frais, comme les parkings et les caves.
On pourrait croire qu’il y a toujours eu des cafards dans les maisons, contre lesquels les hommes ont toujours cherché à lutter. Les cafards, appelés encore blattes ou cancrelats, existent en tailles, formes, et couleurs très diverses. Insectes au talent de survie incroyable, les cafards ou blattes ou cancrelats se trouvent partout, dans quasiment tous les pays. Mais ils aiment tout particulièrement les climats tropicaux.
Blattes ou de cafards vivent 6 mois, s’infiltrent partout et se nourrissent de toutes les denrées alimentaires qui traînent : produits laitiers, pâtes ou carnés. Ils transmettent des germes de maladies et contaminent les aliments qu’ils touchent de leurs excréments et d’une sécrétion qui sort de leur bouche.
La ténacité d’un reproducteur acharné
Difficile de faire plus tenace : une fois chez vous, il sera bien difficile de le déloger. A tel point qu’on dit que le cafard serait capable de résister aux retombées d’une explosion nucléaire, qu’il peut survivre sans tête !
Increvable donc, notre cafard a une corde à son arc : une fécondité débridée. Au cours de sa vie, madame cafard peut pondre jusqu’à 100.000 oeufs, une armée de nouveaux cafards prêt à prospérer et à se reproduire. Que faire face à une tel talent pour la multiplication ?
Au-delà des trucs de grand-mère sur lesquels nous allons revenir, on s’est un temps appuyé sur des pièges « technologiques » : cette période est pourtant quasiment finie.
En effet, dès les années 1980, les chasseurs de cafards pensaient avoir l’arme ultime contre leurs ennemis les cancrelats : on piégeait les cafards avec des appâts empoisonnés, enrobés d’une très attirante couche de glucose.
Des générations de cafards, trop gourmands s’y sont laissé prendre. Nos placards et nos coins sombres ont pu bénéficier d’une relative tranquillité. Il va pourtant falloir trouver autre chose… car le cafard s’est remis à proliférer.