La maladie d’Alzheimer recule en Europe et aux États-Unis

L’incidence de la démence a reculé de 13 % en Europe et aux États-Unis au cours de ces trois dernières décennies, apprend-on d’une étude publiée dans la revue Neurology.

Rédigé par Anton Kunin, le 10 Aug 2020, à 11 h 45 min

La démence (dont la maladie d’Alzheimer est la forme la plus fréquente) touche moins les pays à hauts revenus. À l’inverse, l’Afrique et l’Asie devraient connaître une hausse du taux d’incidence dans les prochaines années.

15 millions de malades d’Alzheimer en moins sur une décennie

En 2020, vous avez 13 % de chances en moins de développer la maladie d’Alzheimer ou une autre forme de démence qu’en 2010, apprend-on d’une étude dirigée par le professeur Albert Hofman et publiée dans la revue Neurology. Pour arriver à cette conclusion, l’équipe a épluché les dossiers médicaux de milliers de patients sur les 30 dernières années. Cette évolution positive s’observe dans toutes les classes d’âge.

S’occuper d’une personne touchée par une maladie d’Alzheimer exige un engagement et une vigilance de chaque instant © LightField Studios

Si cette tendance se poursuit au même rythme (-13 % chaque décennie), d’ici 2040 il y aura 15 millions de malades d’Alzheimer en moins sur une décennie, soit 60 millions de cas en moins sur la période de 2000 à 2040, estiment les auteurs de l’étude.

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Les hommes parviennent mieux que les femmes à éviter la démence

La démence figurait dans 4.253 des 49.202 dossiers médicaux étudiés par les chercheurs, soit 8,6 % de l’ensemble. Le risque de développer la démence augmentait avec l’âge, tant pour les hommes que pour les femmes. Ainsi, parmi les 65-69 ans, on comptait 4 cas de démence pour 1.000 patients, contre 65 cas pour 1.000 parmi les 85-89 ans. Si le risque pour les patients d’une même classe d’âge de développer la démence diminuait avec le temps, cette diminution était plus prononcée chez les hommes que chez les femmes : 24 %, contre 8 %.

Toujours est-il que ces nouvelles encourageantes ne concernent pas le monde entier. L’Afrique et l’Asie devraient connaître une hausse conséquente de nouveaux cas de démence dans les prochaines décennies. Selon les auteurs de l’étude, la surveillance de la tension artérielle et la prévention de trombes ont une importance capitale pour la santé du cerveau, à ce titre elles doivent être encouragées. Enfin, le niveau d’éducation, lui aussi, semble jouer un rôle dans la prévention de la démence.

Illustration bannière : Démence : l’incidence recule en Europe et aux États-Unis © Photographee.eu
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. C’est certain, « la prévention de trombes ont une importance capitale pour la santé du cerveau ». Vous relisez les traductions automatiques que vous faites ? Il s’agit de prévenir la thrombose, c’est à dire les accidents vasculaires ischémiques, qui sont le résultat des artères qui se bouchent.

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