Le Nutriscore est-il l’ennemi de notre patrimoine culinaire ? L’UFC-Que Choisir répond

Face aux industriels qui affirment que le Nutriscore dénigre le patrimoine culinaire français, l’UFC-Que Choisir défend-elle ce système de notation alimentaire ? L’association de défense des consommateurs répond au travers d’une étude ciblée.

Rédigé par Audrey Lallement, le 13 May 2022, à 9 h 53 min
Le Nutriscore est-il l’ennemi de notre patrimoine culinaire ? L’UFC-Que Choisir répond
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Le Nutriscore, « un affichage simple et rigoureux »

Depuis plusieurs années, la France et cinq pays de l’Union européenne utilisent le Nutriscore. Selon l’UFC-Que Choisir, c’est « un affichage simple et rigoureux, plébiscité tant par les scientifiques que par les consommateurs » qui permet, en un rapide coup d’oeil, de connaître la qualité nutritionnelle d’un aliment. Cependant, cet affichage ne fait pas l’unanimité notamment du côté des industriels de l’agroalimentaire.

« Bien décidés à masquer la faible, voire la mauvaise qualité nutritionnelle de leurs produits et refusant toute amélioration de leurs recettes, certains industriels s’activent pour tenter de décrédibiliser le Nutriscore. Leurs lobbyistes, instrumentalisant le ‘capital sympathie’ dont bénéficie le patrimoine alimentaire européen, prétendent que son calcul serait erroné, car il donnerait systématiquement de mauvaises notes aux produits traditionnels », dénonce l’UFC-Que Choisir. C’est pourquoi, l’association a décidé, chiffres à l’appui, de donner sa réponse.

le nutriscore pour les produits du terroir.

Deux tiers des produits du terroir français obtiennent une bonne note au Nutriscore.

Les deux tiers des plats alimentaires traditionnels sont bien notés

Après avoir mené une enquête sur 588 produits alimentaires du terroir, l’UFC-Que Choisir l’affirme : deux tiers des aliments obtiennent en effet un bon Nutriscore (26 % la note A, 13 % B et 23 % C). Ces derniers comprennent une trentaine de plats traditionnels très équilibrés : le hochepot flamand, la potée auvergnate, le cassoulet de Castelnaudary, le taureau de Camargue AOP, le veau du Limousin élevé sous sa mère Label Rouge, le porc noir de Bigorre AOP, l’agneau de prés salés du Mont-Saint-Michel AOP, l’endive du Nord, la mâche Nantaise IGP, l’abricot rouge du Roussillon AOP, le melon du Quercy IGP, les lentilles vertes du Puy AOP et les mogettes de Vendée IGP, etc.

Les aliments traditionnels de Nutriscore D ou E représentent un tiers de l’échantillon, preuve par les chiffres que l’argument des industriels qui pointent du doigt la sévérité du Nutriscore n’est pas recevable. Par ailleurs, l’UFC-Que Choisir estime qu’« il est ici inexact de dire que ces produits notés E et D sont stigmatisés par le Nutriscore » et fait remarquer qu’ils affichent rarement leur note. L’association rappelle aussi qu’ils « ont parfaitement leur place dans une alimentation diversifiée et équilibrée ». Une réponse, claire, précise et sans appel.

Illustrations : ©Shutterstock.
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