Guide des poissons : la baudroie ou lotte de mer, une espèce sensible

Pour vous aider à mieux choisir votre poisson, consoGlobe.com passe en revue les grandes espèces. Saisonnalité, état des stocks, apports nutritionnels… Aujourd’hui, zoom sur la baudroie, que l’on appelle aussi parfois lotte sur les étals.

Rédigé par Annabelle, le 20 Jan 2018, à 10 h 20 min

Pêche et stocks de baudroie

La France est le pays européen qui pêche le plus de baudroies, soit plus du tiers des captures. Espèce à forte valeur marchande, la baudroie fait l’objet d’une pêche ciblée intensive (chalutiers de fond de Bretagne-Sud), et est également capturée dans le cadre de pêcheries mixtes, c’est-à-dire en association avec d’autres espèces.

FEU ORANGE pour la baudroie

La méconnaissance de la biologie de l’espèce et l’imprécision des données sur la mortalité due à la pêche intensive rendent difficile l’établissement d’un bilan précis de l’état des stocks,  même s’ils font l’objet d’un suivi depuis les années 1980. Nous classons donc la baudroie en poisson « feu orange », indiquant ainsi qu’il est conseillé de la consommer modérément.

baudroie, poissonerie

Baudroie impressionnante sur un étal © Ohmarty

État des stocks

Sans relevés précis, on considère les stocks d’Atlantique Nord-Est (Ouest Écosse et mer du Nord) comme « pleinement exploités ».

En mer Celtique et dans le golfe de Gascogne, on estime que les stocks de baudroie commune sont fluctuants et l’exploitation durable. Pour ce qui est de la baudroie rousse, les stocks semblent être en baisse depuis 2013.

Les stocks au large du Portugal et de l’Espagne sont en bon état et exploités au Rendement Maximal Durable (RMD).

Taille minimum : NON

Les baudroies ne sont pas assujetties à une taille marchande minimale. Le CIEM (Conseil International pour l’Exploration de la Mer) recommande cependant une baisse des captures des petites baudroies.

Dans la pratique, il est conseillé de ne pas acheter de queue de baudroie (ou lotte) inférieure à 30 cm.

À savoir : la baudroie américaine Lophius americanus subit une pêche estimée durable.

Lire page suivante : la consommation de lotte de mer

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4 commentaires Donnez votre avis
  1. non non et non ,le poisson entier c est la baudroie, et le poisson sans tète s appele lotte PAS QUEUE DE LOTTE,le terme queue de lotte n existe ni en français ni en dénomination commerciale,il ne sert qu a une fois de plus détourner la législation, et tromper le consommateur

  2. oui, dommage que la laideur ne constitue pas une protection suffisante.

    bah c’est justement parce que presque tout le monde veut ingurgiter de tout, tout de suite et toute l’année pour pas cher au lieu de se contenter de se régaler quelques fois par an (ou de respecter la vie animale, ce qui n’est ici pas la question semble t’il c’est plus un site pour consommateur de base qui veut du naturel si j’ai bien saisi l’idée…) qu’on en arrive à par exemple oui, la surpêche. on en est tous responsables, hormis de ceux qui refusent tout produit issu de l’exploitation des animaux.

  3. Et dire qu’à une époque, les baudroies étaient systématiquement rejetées à l’eau, la « laideur » du poisson le déclarait invendable. Les temps ont bien changés. Heureusement pour nous, car cette chair est excellente. Dommage qu’il soit si cher….

    • 6 avril 2015 à 19h51

      oui, dommage que la laideur ne constitue pas une protection suffisante.

      bah c’est justement parce que presque tout le monde veut ingurgiter de tout, tout de suite et toute l’année pour pas cher au lieu de se contenter de se régaler quelques fois par an (ou de respecter la vie animale, ce qui n’est ici pas la question semble t’il c’est plus un site pour consommateur de base qui veut du naturel si j’ai bien saisi l’idée…) qu’on en arrive à par exemple oui, la surpêche.

      quand je lis des cas comme le votre j’ai envie de dire: encore heureux qu’il soit cher, n’importe quel animal devrait etre hors de prix en fait, meme s’il suffirait de faire chauffer la carte bleue pour bâfrer quand même. Mais bon, d’autres seraient mieux placés que moi puisqu’il m’arrive de manger des saumons.
      ceci etant j’ai beau ne pas etre sans respnsabilité dans tout ceci, je trouve que ce sont les vegan qui ont raison sur ce chapitre.

      en outre, si une espece est menacée, ne serait il pas plus simple de ne plus la pecher du tout ? c’est d’une logique élémentaire mais tant qu’il y a de la demande, hein…

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