Digital Detox réussie – Le témoignage de Nunaya

Sonnerie du téléphone, télé allumée, notifications des réseaux sociaux, bip de la messagerie… Il y a des moments où s’en est trop ! Et si comme Nunaya, on faisait un break ? Une vraie digital détox ?

Rédigé par Séverine Bascot, le 21 Nov 2020, à 11 h 22 min

Tous concernés ! L’addiction aux écrans et particulièrement à ceux de nos smartphones n’épargne plus grand monde…  Pour ne pas s’enfoncer plus loin dans cette dépendance au numérique, une désintoxication s’impose… Cette fameuse digital detox, pour apprendre à éteindre les écrans et allumer sa vie

La Digital détox de Nunaya – « Mon smartphone est redevenu un outil et non plus une prolongation de mon bras dont je me sentais esclave ! »

Nunaya s’est déconnectée de ses écrans pour mieux se reconnecter à elle-même ! Et nous en dit plus sur sa digital détox

Consoglobe – En quelques mots, peux-tu nous expliquer ton parcours ? Qu’est-ce qui t’as amenée à t’intéresser à la digital detox et à en faire une ?

Nunaya : Je m’appelle Lucie, alias Nunaya (Nunaya World) sur les réseaux sociaux, j’ai 35 ans. Je suis rédactrice web freelance, auteure et youtubeuse-influenceuse, ce qui, par défaut, me fait passer un grand nombre d’heures devant mon écran. Surtout que j’aime aussi beaucoup jouer aux jeux vidéo et regarder des films sous la couette !
Pour en rajouter une couche, il y a quelques mois, j’ai entrepris une formation en développement web, que j’ai adorée. Mais là s’est posée la grande question : « Veux-tu vraiment passer 15h devant ton écran chaque jour de ta vie ? ».

 

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ConsoGlobe – Par où on commence pour déconnecter ?

Nunaya : Je dois avouer que je suis du genre « extrême » quand je me lance un défi. J’ai profité d’un moment de calme professionnel pour me lancer le challenge « 7 jours sans écran ». Mais on peut déjà commencer par un weekend ou ne serait-ce qu’une plage horaire déterminée à l’avance, selon ses impératifs professionnels. Par exemple « j’arrête les écrans à partir de 18h ».

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ConsoGlobe – Quels ont été les principaux freins pour toi ?

Nunaya : La difficulté pour moi c’était que, depuis des années, je passais aussi bien mon temps professionnel que de loisir sur mon ordinateur. Il allait donc falloir trouver autre chose à faire durant les 7 prochains jours…

ConsoGlobe – Quels ont été les bienfaits de ta déconnexion ?

Nunaya : Les bienfaits ont été immédiats ! Tout d’abord, une baisse rapide de mon niveau de stress habituel (j’ai toujours l’impression de courir après le temps). J’ai redécouvert la lecture, un plaisir que j’avais perdu depuis plus de 10 ans. J’ai littéralement dévoré des piles d’ouvrages que j’avais laissés de côté. J’ai aussi découvert les livres audio, vraiment sympa !

Et puis, je me suis mise à la peinture : chose que je voulais faire depuis très longtemps. Je me suis éclatée à créer. J’ai repris mes carnets pour y noter mes impressions, les décorer. Je suis sortie faire des balades dans le parc à côté de chez moi, alors que je ne sors presque jamais.

J’ai aussi pris le temps de changer mes habitudes en me mettant au vrac et en confectionnant des produits écologiques maison. Étonnement, j’avais des journées extrêmement remplies et à 19h j’étais déjà épuisée ! Je me couchais tôt et je me levais tôt.

ConsoGlobe – Ton ou tes conseil(s) ‘cure de désintox’ pour les accros des écrans ?

Nunaya : Je peux comprendre que ce soit angoissant à l’heure où les écrans font partie intégrante de nos vies. Les réseaux sociaux, en particulier, deviennent vite addictifs car ils donnent l’impression d’exister. Pour beaucoup « déconnexion » est égal à « disparition », ne plus exister, se retrouver face à sa routine, sa solitude. Et pourtant, la vraie vie est belle et bien dans le présent et dans le réel.

Mon conseil aux accros des écrans serait d’essayer de se fixer des objectifs évolutifs. Concernant l’utilisation du téléphone, ils en existent beaucoup qui proposent une fonction « bien-être numérique » (dans les paramètres) qui permet notamment de limiter l’utilisation de certaines applications.
Par exemple, si vous passez 4h par jour sur Instagram, vous pouvez mettre une limitation à 3h pour commencer et l’appli se bloquera une fois ce temps écoulé, et ainsi de suite. Vous pouvez ensuite consulter vos statistiques et votre évolution. Des applis proposent également ce genre de fonctionnalités.

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Pour ce qui est de l’ordinateur, c’est plus difficile selon le travail de chacun. L’idée est surtout de faire des pauses régulières et d’intégrer des temps hors écran. Par exemple, pourquoi ne pas instaurer un rituel du type : après manger, je lis pendant 30 min-1h avant d’y retourner.
Pour ceux qui travaillent sur un ordinateur au bureau, essayez de délimiter une plage horaire : je regarde un film entre 19h et 21h et après je lis. Chacun doit trouver son rythme selon ses possibilités.

ConsoGlobe – Est-ce que se déconnecter, ce n’est pas un peu comme se mettre à l’écart, se couper du monde finalement ?

Nunaya : Tout est une question d’équilibre. Durant ma cure, il est certain que je suis restée silencieuse sur les réseaux sociaux et les messageries avec lesquelles je communique habituellement avec mes proches. J’ai dit à mes amis qu’ils pouvaient bien entendu me contacter par sms ou téléphone au besoin, que je restais disponible, juste que je n’allais plus répondre du tac-au-tac. Ce qui devrait toujours être comme ça !
J’ai tout de même utilisé mon téléphone quelque fois pour chercher des informations (horaires des cinémas, musées…), mais jamais pour aller sur les réseaux. Du coup, mon smartphone est simplement redevenu un outil utilitaire et non plus une prolongation de mon bras dont je me sentais esclave !

ConsoGlobe – As-tu su faire durer les bonnes habitudes prises lors de ta cure et parviens-tu mieux gérer les outils numériques sur le long terme ?

Nunaya : Certaines : oui ! Comme mes nouvelles habitudes écologiques (je suis lancée maintenant !) et la lecture. J’ai aussi coupé toutes les notifications et je suis beaucoup moins active sur les messageries.
Concernant les réseaux, je poste uniquement le matin, dès mon réveil et j’évite d’y retourner 15 fois par jour ! J’ai d’ailleurs paramétré un temps de connexion maximal pour les applis « sensibles ».

Quand je le peux, j’essaye d’aménager mes journées pour limiter les écrans. Le matin est dédié à mon travail de rédaction et à mes posts sur les réseaux sociaux et l’après-midi est dédié à des activités sans écran. Je m’autorise à regarder un film en soirée, mais j’essaye toujours de finir avec un livre. Je peux aussi décider « demain sera une journée sans écran, » histoire de faire un vrai break detox.

ConsoGlobe – Ton portable, est-il un ami ou un ennemi à présent ?

Nunaya : C’était un ennemi et une source de stress permanente, c’est devenu un ami bien pratique quand j’en ai besoin. Aujourd’hui, c’est moi qui décide quand je veux m’en servir, et plus l’inverse !

J’ai aussi remarqué une chose : téléphone portable ou ordinateur, quand je ne les vois pas ou qu’ils sont éteints, je ne suis pas tentée de m’en servir. À croire qu’ils nous hypnotisent ! Mon dernier conseil serait donc de simplement les mettre loin de vous pour ne plus y penser.
Bonne cure à tous ! You can do it !

Illustration bannière : « Déconnexion » n’est pas égal à « disparition » © Good_Stock
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