Des corps qui ne finissent plus en poussière et ne retournent pas à la terre nourricière ?! Ou plus exactement qui se décomposent beaucoup plus lentement. La faute aux conservateurs, et spécifiquement à ceux présents dans notre alimentation ? Bigre ! Alors que notre ligne éditoriale est de vous faire découvrir qu’on peut « vivre mieux », faisons ici une exception pour vous montrer qu’on peut aussi mourir mieux…
D’autres hypothèses ont été soulevées pour expliquer la décomposition lente des corps !
Même si on aime cette hypothèse des conservateurs qui pousse à les supprimer, il ne sont pas responsables d’un problème de décomposition des corps. Les conservateurs préservent bien les aliments mais pas les corps de ceux qui les ingèrent. Les perturbations auraient de toute façon lieu bien avant la mort s’ils avaient une action aussi importante…
Pour d’autres scientifiques, le problème viendrait de la pollution et des pesticides, qui éliminent des bactéries nécessaires au processus de décomposition, présentes naturellement dans les sols. Là encore, cette hypothèse est considérée comme peu crédible, même si pas totalement écartée.

Les corps mis en terre il y a trente ans ont l’air d’avoir été inhumés la semaine dernière – © HUANG Zheng
Des études ont par contre montré que les causes de non-décomposition sont beaucoup plus simples que cela(1).
Un sol moins humide, ou trop humide
Des études avaient déjà montré précédemment qu’une des bactéries les plus utiles au processus de décomposition avait besoin d’humidité. La bactérie est effectivement moins présente dans les sols, mais d’autres scientifiques pensent au contraire qu’elle disparaît à cause d’un arrosage des fleurs trop important.
L’humidité a une influence directe sur la décomposition du corps, et cette hypothèse-ci est elle parfaitement validée par les médecins légistes : le corps a tendance à se momifier dans un environnement trop sec. En effet, cette condition tue les bactéries endogènes.
À l’inverse, un environnement trop humide va faire se figer les graisses – on parle de transformation adipocireuse. Le corps ressemble alors un peu à de la cire.
Dans les deux cas, les corps peuvent rester en bon état pendant des années, voire des siècles dans des cas extrêmes.

Un corps momifié dans un musée © Travel-Fr
Une concentration élevée en azote et en métaux lourds ?
Un autre type de contamination affecterait les sols : la concentration en azote, naturellement libéré par les cadavres, a augmenté. La concentration en métaux lourds également, y compris à cause des prothèses dentaires alors que des dentiers écolos existent.
Cette contamination pourrait également freiner la décomposition, mais pas l’expliquer complètement car elle ne tue pas toutes les bactéries endogènes présentes et surtout pas dans le cercueil, protégé.
Lire page suivante : comment favoriser la décomposition ?