Cet article a été écrit par Alaric, 10 ans, dans une série d’articles permettant aux enfants de partager leurs questions et leurs idées avec les adultes sur les thèmes de la consommation, de la santé au naturel et de l’environnement.
Même si j’ai 10 ans et que je suis grand, je vais encore bien souvent vers maman, papa et mon petit frère de 4 ans et demi pour faire des câlins (mais pas en public surtout). J’aime bien méditer et pour écrire cet article, je me suis concentré sur mes sensations pendant les câlins.

Alaric Pouchain, 10 ans, se demande pourquoi on ne se fait pas plus de câlins
Les câlins, bons pour le moral
Je me suis aperçu que faire des câlins m’apportait beaucoup de détente. Avec maman, nous avons fait des recherches sur Internet afin de comprendre pourquoi. Des études scientifiques expliquent qu’ils permettent la libération d’hormones dans notre corps, notamment l’ocytocine, aussi appelée hormone-câlin.
Jan Strom, docteur en psychologie, dit que s’étreindre régulièrement aide à combattre le stress, la fatigue, la déprime et les infections, et permettrait même de stimuler le système immunitaire. En plus, j’ai lu que mon cerveau produit de la dopamine, l’hormone du plaisir, quand je fais des câlins. Cette hormone est importante pour être de bonne humeur et plein d’entrain.
Les câlins, c’est de l’amour
Les câlins prouvent que la personne t’aime et qu’elle te donne de l’amour. Ils aident les enfants à construire une bonne estime de soi, car on communique plus par le corps que par nos mots, même si je parle beaucoup et que j’aime bien que l’on m’écoute !

© Monkey Business Images
Nous ne sommes pas les seuls à communiquer de cette façon. Avez-vous vu la façon dont les bonobos se consolent en se faisant des câlins ou en s’épouillant ? J’ai lu que Zanna Clay, psychologue, les a étudiés pendant plusieurs mois et elle dit(1) :
« Pour les bonobos, la sensibilité aux émotions d’autrui émerge très tôt et ne nécessite pas les processus de pensée complexes qui ne se développent que chez les adultes. Nous avons constaté des effets forts de l’amitié et de la parenté : les bonobos sont plus susceptibles de réconforter ceux qui leur sont émotionnellement proches. Ceci est cohérent avec l’idée que l’empathie et la sensibilité émotionnelle contribuent à un comportement de consolation« .

© Sergey Uryadnikov
Les câlins, à fleur de peau
J’aime aussi sentir des sensations sur mon corps. Lors d’une étreinte, j’aime sentir la chaleur et les caresses procurées en plus des émotions.
Notre peau est parsemée de nombreux récepteurs et lors du contact avec un autre corps, elle ressent chaque vibration et micropression. C’est doux, c’est chaud et c’est tellement bon !
Avec mon petit frère, nous sommes très demandeurs de papouilles. « L’opération » consiste à s’allonger de chaque côté de maman qui nous caresse doucement le dos. Selon la façon dont maman me touche, c’est plus ou moins facile à supporter pour moi car je suis très chatouilleux. J’ai cherché à comprendre pourquoi mon petit frère est beaucoup moins chatouilleux que moi. Il y a peu d’explications sur ce phénomène, on en fait chacun plus ou moins sensible aux chatouilles.
Des chercheurs de l’Institut de neurologie de Londres ont mené des études sur les chatouilles. Ils ont découvert que c’est surtout quand on nous chatouille par surprise que le cervelet est pris au dépourvu et que le cerveau s’emballe. La sensation que l’on a entraîne un sentiment de panique, qui se traduit par un rire incontrôlable. Ça, je connais bien !
Et si on se faisait plus de câlins ?
Eh oui, si les câlins sont si bons pour nous, pourquoi voit-on si souvent les gens se faire la bise ou juste se serrer la main ? Pourquoi les enfants et les adultes ne se font-ils pas davantage de câlins ? Je crois qu’ils devraient, moi.

‘Free hugs’ © Anton Gvozdikov
J’aime beaucoup cette photo des free hugs, je la partage avec vous pour finir.