La production d’un biocarburant grâce à la culture et la récolte du mallee, un arbre australien, de la pure science-fiction ? Une étude menée par Airbus et ses partenaires a prouvé que c’est possible et efficace.
Un nouveau biocarburant pour l’aéronautique
Le 16 juin 2014, la dernière révision de la norme internationale de l’ASTM relative aux carburants dans le domaine aéronautique a rendu possible l’utilisation d’un biocarburant qui pourra contenir jusqu’à 10 % de farnésane, une molécule issue de la transformation de sucres.
L’annonce n’a pas fait grand fracas, mais elle pourrait changer toute la donne économique mondiale en matière de carburants. Et il faut bien admettre que les biocarburants offrent des perspectives intéressantes tant d’un point de vue économique qu’écologique… à condition de ne pas déplacer des cultures vivrières ni entraîner la déforestation.
Rappelons qu’en 2011, la consommation mondiale de biocarburants a atteint 58,8 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), un chiffre non négligeable mais qui reste encore « une goutte » dans le marché. En 2010, les biocarburants ne représentaient que 3 % de la consommation de carburant dans le monde.

Les trois générations de biocarburants : des bénéfices inégaux
Issus de matières organiques, les biocarburants se sont développés sur plusieurs générations.
La première génération de biocarburants
Elle a été fabriquée à partir de plantes contenant de l’huile (colza, tournesol, soja, palme) ou par fermentation du sucre issu de betteraves et de cannes à sucres. L’alcool produit, l’éthanol, est transformé en ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether) avant d’être ajouté à l’essence.
Cette technique est aujourd’hui discutée et critiquée, puisque la hausse de la production de biocarburants de première génération pourrait conduire à une production agricole intensive, augmentant le risque de pollution des eaux (pesticides, engrais) et de déforestation. En réponse aux problèmes qu’ils posent, des biocarburants de deuxième et troisième générations, plus prometteurs, ont été mis au point.
Le but est d’éviter la compétition des « agrocarburants » (certains préfèrent les appeler ainsi) avec les filières agricoles et la production alimentaire.
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