Selon l’OMS, près de deux années d’espérance de vie pourraient être gagnées dans les villes les plus polluées d’Europe si la qualité de l’air était ramenée aux niveaux préconisés. C’est dire si l’enjeu est de taille : comment améliorer la qualité de l’air en ville ? Parmi les solutions avancées, l’interdiction d’accès aux centres-villes des véhicules les plus polluants.
Pollution de l’air : la France mauvaise élève
La qualité de l’air des plus grandes villes françaises et européennes est surveillée de très près. Si on a pu constater sur les dernières décennies moins de pollution industrielle, ce n’est pas du tout le cas de la pollution liée au trafic routier. D’ailleurs, saviez-vous que près de 70 % de la pollution atmosphérique sont produits par nos voitures ?

Face à ce constat des plus alarmants, l’Europe a mis en place une Directive contraignant les États membres à limiter l’exposition de la population aux particules fines, et notamment aux PM10.
Les PM10 sont des particules de diamètre inférieur à 10 micromètres, soit bien moins qu’un cheveu (de 50 à 150 micromètres). Elles sont un mélange hétéroclite de particules liquides ou solides qui sont en suspension dans l’air. Elles sont particulièrement nocives du fait de leur petite taille, puisqu’elles pénètrent encore plus profondément dans le système respiratoire. Une fois incrustées dans nos poumons ou muqueuses, elles y restent et elles peuvent même atteindre le système cardiovasculaire.
Particules, la France ne joue pas le jeu.
L’Europe constate que la France ne respecte pas, dans diverses zones, les valeurs limites de particules PM10 dans l’air (concentration annuelle de 40 microgrammes par m3 et concentration journalière de 50 mcg /m3 à ne pas dépasser plus de 35 jours par an), en vigueur depuis 2005.
15 zones sont en dépassement : Paris, Marseille, Toulon, Avignon, la zone côtière urbanisée des Alpes-Maritimes, Valenciennes, Dunkerque, Lille, le territoire du Nord-Pas-de-Calais, Montbéliard/Belfort, Grenoble, Lyon, le reste de la région Rhône-Alpes, Bordeaux et la Réunion.
En 2011, on estime que près de 12 millions de Français ont vécu dans des zones n’ayant pas respecté les valeurs limites annuelles relatives aux particules PM10.
L’année 2013, année européenne de la qualité de l’air, doit donc être l’année de lancement effectif des plans d’actions pour la qualité de l’air.
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