Zoom sur le réchauffement climatique (3)

Suite de Zoom sur le changement climatique (2)

Le changement climatique est évidemment l’un des plus gros défis de l’humanité pour les prochaines années. Les risques sont conséquents pour la planète et les générations futures, et nous obligent à agir d’urgence.

L’Union européenne s’est engagée depuis plusieurs années dans la lutte, au niveau interne et sur la scène internationale, et en a fait une priorité de son agenda, dont sa politique climatique est le reflet. De plus, elle a intégré la maîtrise des gaz à effets de serre dans l’ensemble des domaines d’action afin d’atteindre les objectifs suivants :

  • consommer de façon plus efficace une énergie moins polluante,
  • mettre en place des transports plus propres et plus équilibrés,
  • responsabiliser les entreprises sans compromettre leur compétitivité,
  • mettre l’aménagement du territoire et l’agriculture au service de l’environnement,
  • et créer un cadre favorisant la recherche et l’innovation.

L’UE qui participe activement aux négociations concernant le changement climatique, a signé en 1998 le protocole de Kyoto à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui s’attaque à six gaz à effets de serre.

Par ailleurs, afin d’aider les pays en développement face au défi que représente le changement climatique, l’UE a adopté une stratégie dans le cadre de la coopération au développement.

Une énergie plus efficace et moins polluante

De ce fait, les bases d’une véritable politique énergétique commune ont été posées avec un paquet de mesures adopté en 2007 (paquet “énergie”). Elle oriente également le marché de l’énergie vers plus de durabilité, en particulier grâce à des mesures fiscales.

L’UE a lancé une vaste consultation sous forme d’un livre vert et a adopté un plan d’action pour la période 2007-2010 afin de faire de l’efficacité énergétique et des économies d’énergie un pilier de la politique énergétique européenne. Elle a aussi adopté des mesures spécifiques, notamment relatives au rendement et à l’étiquetage des produits consommateurs d’énergie.

Un objectif a ainsi été fixé en 2007 : 20 % d’énergie provenant de sources renouvelables dans la consommation énergétique européenne d’ici 2020. Pour cela, des mesures ont été prises visant à promouvoir ces sources d’énergie et à développer ce marché, entre autres dans les secteurs de la biomasse et des biocarburants.

Des transports plus propres

L’UE a adopté de nombreuses mesures visant à réduire l’impact des transports routiers et aériens, parmi lesquelles des limitations des émissions polluantes, des mesures de gestion du trafic et des mesures fiscales.

De plus, la relance de la politique des transports par l’intermédiaire d’un livre blanc adopté en 2001, contribuera de manière conséquente à réduire l’impact des transports sur le changement climatique. Cet objectif passe en particulier par une meilleure gestion des transports de marchandises et l’utilisation des outils technologiques disponibles.

Enfin, pour rééquilibrer les modes de transport et promouvoir les moyens les moins polluants, l’UE encourage le développement de mesures en faveur du rail, des navires et du passage d’un moyen de transport à un autre (l’intermodalité).

Des entreprises plus responsables

Les entreprises ont l’obligation de prendre en compte et diminuer leur impact sur l’environnement dans le cadre de leurs activités (principe du « pollueur-payeur »). Elles disposent d’un certain nombre d’instruments de gestion pour les aider dans ce sens.

L’Union européenne définit les obligations que les activités industrielles à fort potentiel de pollution doivent respecter. Elle établit une procédure d’autorisation de ces activités et met en place des exigences minimales à inclure dans toute autorisation, notamment en termes de rejets de substances polluantes.

L’objectif est d’éviter ou de minimiser les émissions polluantes dans l’atmosphère, les eaux et les sols, ainsi que les déchets provenant d’installations industrielles et agricoles dans le but d’atteindre un niveau élevé de protection de l’environnement.

L’agriculture au service de l’environnement

Une bonne gestion des sols et de leur usage peut contribuer à réduire les émissions anthropiques de gaz à effet de serre, notamment grâce au stockage du carbone et à la promotion des activités faiblement émettrices.

La Commission propose d’établir, entre autres, un cadre législatif concernant les activités de stockage géologique du CO2. Ce cadre serait fondé sur l’autorisation d’exercer ces activités après évaluation des sites potentiels de stockage, ainsi que sur un certain nombre d’obligations liées à ces activités.

L’Union européenne prévoit également des exigences techniques strictes pour les déchets et les décharges, de manière à prévenir et à réduire autant que possible les effets négatifs sur l’environnement de la mise en décharge des déchets.

Un cadre favorable à l’innovation

L’UE a établi de nombreuses aides financières directes ou indirectes, notamment pour soutenir les projets innovants et le développement technologique. Par exemple, un plan d’action a été adopté pour promouvoir les écotechnologies (technologies ayant moins d’effets négatifs sur l’environnement que d’autres techniques appropriées) afin de réduire la pression sur les ressources naturelles et d’améliorer la qualité de vie des européens.

Ce plan d’action cherche à supprimer les obstacles à l’exploitation de tout le potentiel des écotechnologies, à faire en sorte que l’Union joue un rôle dominant dans leur application.

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