Un refuge alpin qui carbure aux énergies renouvelables

Un refuge alpin qui carbure aux énergies renouvelables

Voilà un excellent point de chute pour les Robinson Crusoé version alpine ! Un propriétaire aventureux est allé percher un refuge 100 % autonome dans les Alpes, à 2 000 mètres d’altitude.

Le premier refuge 100 % énergies renouvelables

Ce petit chalet en bois et en pierres s’apparente d’extérieur à n’importe quel refuge que l’on peut croiser au détour d’un chemin de montagne. D’extérieur seulement car le chalet de Sarenne imaginé par Fabrice André, ancien ingénieur agronome, fait figure d’exception parmi les 300 autres refuges de montagne français. Eté comme hiver, il peut accueillir jusqu’à 20 convives sans pour autant être raccordé au réseau électrique ni au réseau d’eau.

Un refuge expérimental

Les installations du refuge de Sarenne - AFP, Jean-Pierre Clatot

20m² de panneaux solaires couvrent le toit de cet ingénieux refuge, relayés par 2 éoliennes à rotation verticale en cas de mauvais temps.

C’est déjà un grand pas mais ce n’est pas ce qui rend ce refuge de l’Alpe d’Huez aussi exceptionnel (d’autres refuges en sont déjà équipés). Ce qui fait de lui “un cas rare tout a fait expérimental, mais génial” comme le souligne Frédi Meignan, gardien de refuge et président de l’association écologiste Mountain Wilderness, c’est qu’il a su remplacer les générateurs thermiques au gasoil et les poêles à gaz qui sont ravitaillés par hélicoptère par des énergies propres.

Ainsi, l’eau chaude est fournie par des panneaux photothermiques et une microcentrale électrique alimentée par un torrent de montagne. En hiver, une chaudière à gazéification prend le relais. Le refuge s’est également équipé d’un imposant four d’acier. Celui-ci brûle bois, cartons et papiers puis comprime à très haute température les fumées et gaz émis pour les transformer en un combustible utile pour le chauffage au sol.

Ouvrir la voie aux autres refuges

Comme le soulève Frédi Meignan, il reste encore beaucoup d’efforts à accomplir : les autres refuges sont très en retard et le secteur manque très nettement de solutions innovantes rendant leur activité moins polluante. “Il faut clairement sortir de cette logique qui consiste à vouloir adapter ce qui se fait en bas à la montagne. Cela coûte très cher en raison de la configuration des terrains”.

Une action à noter cependant : la Fédération française des clubs Alpins et de la Montagne (FFCAM) s’est lancée dans un programme de rénovation entre 2000 et 2009, restaurant 120 bâtiments. Neuf autres rénovations sont prévues d’ici 2015.

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Source : AFP

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