L’UE ouvre encore un peu la porte aux OGM (2)

Suite de l’article : l’UE ouvre un peu plus la porte aux OGM.

OGM : ce que la réforme pourrait changer


Des nouveautés dans les OGM européens

Actuellement, le système Européen est bloqué. En effet, si 13 États sont globalement favorables à l’autorisation de nouvelles variétés transgéniques, 11 autres s’y opposent toujours catégoriquement. Le président de la Commission Européenne, JS. Barroso, envisage donc la solution suivante :

  • Le principe du système actuel doit être conservé : c’est l’Union qui décide quels plants sont autorisés parmi ses membres.
  • Les pays qui souhaitent ne pas utiliser ces plants OGM pourraient les interdire plus facilement et sans contraintes : la « clause de sauvegarde » disparaîtrait, remplacée par une « clause dérogatoire ».
  • En échange de cette autonomie individuelle accrue, les États opposés aux OGM donneraient leur consentement à l’adoption de nouveaux plants à l’échelle communautaire –puisque de  toute façon ils seraient libres de les interdire chez eux.

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Et pour les consommateurs ?

Pourtant, des interrogations subsistent. Suite à cette réforme, qui va sans doute booster la culture OGM en Europe, on peut prévoir une multiplication des produits fabriqués grâce à des plants génétiquement modifiés. Et ces produits ont de fortes chances d’arriver chez nous !

Pas de panique, deux règles européennes existent déjà  

  • Pour les fruits, céréales et légumes OGM : les exportateurs doivent, avant de pouvoir vendre leur production à l’étranger, se signaler aux autorités sanitaires du pays client et obtenir une autorisation expresse.
  • Pour les produits contenant plus de 0,9 % d’ingrédients OGM , l’étiquetage est obligatoire (voir le débat sur consoGlobe : 0,9 %, est-ce assez sévère ?). Mais la libre circulation des marchandises subsiste : « Le libre-échange des semences OGM autorisées (…) doit demeurer sans entraves dans le cadre du marché intérieur », peut-on lire dans les documents de la Commission.

Quant à la viande, elle n’a pas besoin d’être signalée comme OGM, même si les animaux ont été nourris avec des aliments transgéniques… Ainsi, malgré les réticences françaises qui nous protègent actuellement des OGM, il est possible qu’avec la multiplication des plants et des produits chez nos voisins, nous ayons de plus en plus souvent affaire à des produits GM.
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Le projet de réforme OGM sera-t-il adopté ?

La réponse n’est plus environnementale mais politique. La Commission semble prête à adopter cette nouvelle règlementation, mais M. Barroso doit s’attendre à des réticences de la part du Parlement Européen…

Affaire à suivre sur consoGlobe.

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