En Allemagne, un trottoir anti-smog nettoie l’air

En Allemagne, un trottoir anti-smog nettoie l'air

En Allemagne, la ville de Bottrop est une ville modèle en ce qui concerne le développement durable. Elle a reçu le label de ville de l’innovation  de la Ruhr et a présenté un plan complet incluant des recommendations pour le logement, la mobilité, l’énergie, l’urbanisme et l’emploi. Sa toute dernière expérimentation est l’utilisation d’un nouveau trottoir anti-smog, le Photoment.

Quand les trottoirs deviennent un allié pour l’air contre le smog

Tout d’abord, qu’est-ce que le smog ? C’est une brume brunâtre épaisse qui provient généralement d’un mélange de polluants atmosphériques, qui limite la visibilité dans l’atmosphère. Le smog est composé surtout de particules fines et d’ozone. Il a plusieurs effets néfastes pour la santé mais également pour l’environnement.

Le principe de fonctionnement est connu depuis longtemps et utilisé dans d’autres domaines. Le dioxyde de titane qui rentre dans la composition des dalles, permet avec l’aide des rayonnements ultraviolets du soleil, de transformer les oxydes d’azotes contenus dans l’air en ions nitrates, avant qu’ils n’aient pu se convertir en ozone, responsable du smog.

Une révolution pour les trottoirs est en marche

Dans ce contexte, le dioxyde de titane ne joue qu’un rôle de catalyseur et n’est donc pas consommé pendant la réaction de “nettoyage” de l’air. Les ions nitrates s’accumulent au sol et sont lavés par la pluie qui les achemine vers les égouts. Pour information, les concentrations sont faibles et ne peuvent constituer un danger pour la qualité de l’eau et la santé.

trottoir-anti-smog-air

Dans le cas de la ville de Bottrop, 750 m2 de béton ont été installé à un croisement routier qui devrait pouvoir éliminer 1,82 mg de NOx par heure, soit 2,4 micro-g/m2 par heure en moyenne d’après les informations du site de Photoment. L’utilisation de ce béton, qui a pour le reste les mêmes caractéristiques qu’un béton traditionnel, conduit à un coût supplémentaire de 3 à 5 euros par m2. Son emploi doit donc être comparé avec d’autres mesures possibles pour réduire les émissions d’oxydes d’azotes.