La taxe carbone fait polémique !

Le NPA d’Olivier Besancenot (Nouveau Parti Anticapitaliste) a déclaré jeudi 23 juillet que le projet de taxe carbone, "inefficace écologiquement, injuste socialement", devait être "abandonné", regrettant que le "droit à l’énergie" devienne "de plus en plus un luxe"…

La taxe carbone critiquée

Rappelons que la taxe carbone aussi appelée contribution climat énergie, vise, en augmentant les prix de l’énergie fossile (fioul, essence, gaz…) utilisée dans les transports et les bâtiments, à faire baisser le niveau des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Une taxte qui s’appliquerait aux entreprises mais aussi aux ménages.

Dans un communiqué, le NPA affirme que"Les dépenses énergétiques représentent déjà 2.300 euros en moyenne pour un foyer, soit plus d’un mois de revenu pour de très nombreux ménages". Par ailleurs, le NPA ajoute "que le droit à l’énergie doit être un droit fondamental pour tous, mais avec la taxe carbone il deviendra de plus en plus un luxe".

Rappelons aussi que le gouvernement qui envisage de lancer cette réforme dès le projet de loi de finances 2010 a promis que ni la compétitivité des entreprises, ni le pouvoir d’achat des ménages ne seraient affectés…

Des divergences d’opinion

L’animateur Nicolas Hulot, qui porte cette proposition de taxe carbone depuis la campagne présidentielle de 2007, avait, pour sa part, suggéré de reverser l’intégralité de l’impôt collecté auprès des ménages sous forme d’un "chèque vert" identique pour tous et correspondant à la facture énergétique moyenne d’un Français.

Nicolas HulotMais le NPA estime plutôt qu’il est "urgent de prendre des mesures radicales" :

  • transports en commun gratuits et de qualité,
  • plan de réhabilitation des logements mis en oeuvre par un nouveau service public du logement et financé grâce aux surprofits des compagnies pétrolières et gazières, 
  • programme public de développement de l’énergie solaire.

Mais notons que la fiscalité environnementale représente aujourd’hui 3,8 % du produit intérieur brut, soit dix fois moins que la fiscalité pesant sur le travail.

Dans tous les cas, quelle que soit la forme que prendra au final la compensation, il est évident aux yeux des experts que l’instauration de la taxe carbone ne doit pas entraîner une hausse du niveau actuel d’imposition et donc se traduire par la baisse d’autres prélèvements…

Peut-on vraiment créer une taxe carbone écologiquement efficace et socialement acceptable ? Le débat est aujourd’hui focalisé sur cette problématique…

Lire également

Article sur la taxe carbone rédigé par Elwina, juillet 2009