La raie manta enfin protégée

La raie manta enfin protégée

La nouvelle a de quoi plaire à ceux qui se soucient de la biodiversité : quatre espèces de requins et deux de raies manta viennent d’être protégées par un accord international.

La raie manta, menacée par la surpêche

raie-mantaLa raie manta est actuellement particulièrement recherchée pour sa chair, mais aussi pour son huile de foie et pour sa peau, qui font dans certains pays (entre autres le Mexique, l’Inde et les Philippines) l’objet d’un commerce.

Si la population actuelle de raies manta survivante n’est pas connue, la surpêche est depuis longtemps considérée comme problématique par les associations de protection de la faune.

Le saviez-vous ? La raie manta est surnommée « chauve-souris » ou « aigle de mer » car elle semble voler dans l’eau. Elle doit sa légèreté à son squelette fait de cartilage et non pas d’os.

raie-manta-surpecheLes six espèces ont été été ajoutées le 15 Mars dernier par les membres de la CITES (acronyme anglais pour « Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction ») sur la liste des « espèces interdites au commerce ». La CITES est actuellement le seul accord international en mesure ayant la force légale de déclarer une espèce suffisamment menacée pour en interdire le commerce.

Repère : La CITES n’est pas une institution permanente mais un traité ratifié par 178 pays (y compris la Chine et les USA) et ayant pour but de s’assurer que le commerce de végétaux et d’animaux sauvages ne menace pas la survie de leur espèce.

5 espèces de requins

L’accord du 15 Mars dernier ne protège en vérité pas que les raies manta ; cinq autres espèces de requins sont également protégées.

Les requins trônent au sommet de la chaîne alimentaire marine et contribuent à équilibrer les écosystèmes. La surpêche, qui menace leur population, menace donc l’ensemble de l’écosystème marin.

Photo : Bloom Association

raie-mantaLa réduction du nombre de raies manta est un véritable problème pour les pêcheurs qui en dépendent pour gagner leur vie, ainsi que (dans une moindre mesure), pour les industries locales de l’éco-tourisme.

Et la réduction du nombre de requins, elle, menace l’ensemble de l’écosystème marin, notamment car elle permet aux spécimens malades des autres espèces marines de répandre leurs maladies.

L’accord atteint le 15 Mars dernier par les membres de la CITES ne protège donc pas que les animaux, mais également l’ensemble des populations humaines.

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