Environnement

Qu’est-ce que l’écoféminisme ?

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Peut-on dresser un parallèle entre la condition des femmes et celle de l’environnement ? C’est sur ce point que s’appuie la pensée écoféministe.

Il y aurait un lien entre l’oppression des femmes et l’oppression subit par notre Planète.

Agression industrielle et agression physique, destruction environnementale et violence des hommes à l’encontre des femmes … L’écoféminisme analyse conjointement les notions de capitalisme et de patriarcat et constitue un large mouvement qui s’étend à travers le monde et qui vise à redonner des droits aux femmes et à la Planète.

 

Les origines du mouvement d’écoféminisme

photo : iservices.com

L’écoféminisme est un mouvement et un courant de pensée né en 1974, sous la plume de Françoise d’Eaubonne qui écrit ce terme pour la première fois dans son ouvrage « le Féminisme ou la mort ». Les principes sont même un peu plus anciens puisqu’ils ont été énoncés dès 1962 dans le livre de l’auteure américaine Rachel Carson, Silent Spring (« Printemps Silencieux »). Le livre a d’ailleurs eu un fort retentissement aux États-Unis car, en plus de faire bouger les consciences, il a contribué à l’interdiction du DDT, l’un des premiers pesticides.

L’écoféminisme est donc une pensée dans laquelle se rejoignent écologie et féminisme. Les adeptes du courant expliquent qu’il existe un lien entre l’écologie et le féminisme, parce que les deux renferment à chaque fois deux notions parallèles, parfois opposées ou complémentaires. On peut ainsi établir des parallèles entre féminin / masculin, humain / nature, raison / émotion ….

Les écoféministes pensent que les comportements de domination et d’oppression que subissent les femmes sont les mêmes que ceux que subit l’environnement de la part des Hommes, cette fois-ci avec un grand H.

Quels sont les principes de l’écoféminisme ?

Françoise d’Eaubonne expliquait le fondement de ce courant de pensée dans son livre « Écologie/féminisme. Mutation ou révolution » paru en 1978. Elle y écrivait : « Quoi qu’il en soit, les bases mêmes de la catastrophe écologique actuelle sont posées : de l’appropriation de la terre fertile [...] la destruction des ressources va naître; et de l’appropriation de la fécondité des femmes, la surpopulation. Dès sa parution, le conflit des sexes se relie étroitement à l’écologique ».

En d’autres termes, l’écrivaine interprète l’émergence de ce concept comme la réponse de la domination de l’homme sur les femmes et sur la nature qui a entraîné la crise écologique que nous traversons.

Les écoféministes au sens strict du terme préconisent un mode de vie matriarcale au sein d’écovillages.

Selon Françoise d’Eaubonne, cette crise environnementale a deux conséquences désastreuses : la surpopulation et la surproduction agricole

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La suite p.2> comment se porte le mouvement d’écoféminisme aujourd’hui ?

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. « les comportements de domination et d’oppression que subissent les femmes sont les mêmes que ceux que subit l’environnement de la part des Hommes, cette fois-ci avec un grand H ». Pas d’accord : quand on parle des dominateurs, il s’agit bien des hommes sans majuscule, des mâles, et non pas des humains (anthropos) : sous le joug des hommes (mâles), les femmes sont exploitées dans le travail ménager gratuit dans le mariage partout sur la planète, tout comme les ressources naturelles sont pillées sans entrer dans la comptabilité des PIB nationaux ni mondiaux.
    http://hypathie.blogspot.com/2010/12/le-feminisme-ou-la-mort-le-manifeste.html

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