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Economiser l'eau et l'électricité au quotidien

  Le solaire : quelques éléments clés pour une énergie 100% propre
L’énergie solaire est l’une des plus séduisantes et prometteuses pour répondre au défi de l’énergie propre. Elle présente l’avantage par rapport aux autres énergies d’être tout à fait opérationnelle. Les cellules photovoltaïques qui transforment la lumière en électricité, existent depuis 50 ans et sont utilisées dans de nombreux contextes, notamment quant le raccordement au réseau électrique est difficile et coûteux.
Une fois installé un dispositif solaire est tout à fait propre : pas d’émission, aucun déchet.

  Jusqu’où peut-on compter sur le solaire dans une stratégie énergétique globale ?
> Une centrale à charbon de 1000 Mégawatt dégage 1,5 million de tonnes de C02 par an. Si on voulait par exemple produire 700 000 MW, soit l’équivalent de 700 centrales au charbon, avec le soleil, il faudrait installer environ 20 000 km2 de panneaux solaires (soit une capacité totale de 2 Millions de MW pour tenir compte d’un climat variable). En France, un mètre carré de sol horizontal reçoit annuellement de 1000 à 1800 kWh d'énergie solaire.
> Evidemment, on ne va pas couvrir un ou deux départements de panneaux, mais leur dispersion sur des millions de logements peut permettre d’envisager de tels volumes. Remplacer les usines à charbon actuelles par des panneaux solaires reviendrait à multiplier par 700 les capacités existantes soit à installer une surface de 2 millions d’hectares.

    Economiser l'Eau : Comment ?
97,5% de l’eau présente sur terre sont constitués d’eau salée. 0,3% seulement de l’eau terrestre est utilisable par l’homme. 1,6 Milliard d’hommes n’ont pas accès à une eau saine et 2,6 milliards n’ont pas accès à un assainissement basique.
>> Du fait d’une ressource de moins en moins abondante et de plus en plus chère, il y a des solutions simples pour économiser et filtrer l'eau. Economiser l'eau est devenu un geste indispensable qui permet de faire des économies.
Aujourd’hui, la grande majorité des robinets de nos domiciles ou bureaux sont équipés de « mousseurs » ou « d'aérateurs » d'eau qui permettent de filtrer les particules et les résidus issus du réseau de distribution. On peut faire bien mieux.

Simplement en équipant vos robinets, vos douches et vos WC de matériels dits "économes" : des économiseurs. En remplaçant vos mousseurs par des économiseurs, il est possible de faire des économies d'eau sans se priver en rien.

> Ces matériels économies existent depuis une vingtaine d’années et sont très employés en Europe du Nord. Permettant d’économiser environ d'eau et d’énergie, les économiseurs d'eau sont de plus en plus choisis par l’Hôtellerie, les HLM et les Collectivités avec convention EDF. Les bâtiments HQE, étudiés pour économiser l'énergie en disposent quasiment toujours.

> Les économiseurs d’eau sont bons pour votre budget : jusqu'à -60% d'eau consommée en moins pour les seuls robinets, c’est autant de moins à payer, d’autant plus que les économiseurs d'eau ne sont pas chers. L’investissement est généralement remboursé très vite. Si par exemple vous équipez 4 points robinets d'évier, de lavabo, de douche ou WC, les économies annuelles se monteront pour chaque utilisateur à à peu 28 m³ et 540 kwh soit l'équivalent de 100 € d’économie par personne.

> Attention si vous investissez dans un système de production d’eau chaude Solaire, il est indispensable de vous équiper en économiseurs d'eau. En effet, du fait du coût de revient de l’eau chaude plus élevé que par un système classique (cumulus électrique), ne pas utiliser d’économiser expose au danger de basculer sur la production EDF classique en cas de consommation plus importante que celle permise par le cumulus et les panneaux solaires. Cela annulerait une grande partie de l’intérêt financier de votre investissement solaire.

> Où trouver des économiseurs d’eau ? Voyez notre notre espace shopping avec sa sélection solaire.


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LE PETIT GLOSSAIRE de l'énergie

Ampoule fluocompacte : une ampoule fluo compacte consomme 5 fois moins d’énergie qu’une ampoule classique à filaments et a une durée de vie 5 à 6 fois supérieures. Une ampoule fluo compacte contient du mercure (de 3 à 25 milligrammes selon les modèles) et est donc considérée comme un déchet dangereux (notamment par le Ministère de l'industrie). Aussi appelée LBC.
Les biocarburants mobilisent tout matière solide, liquide, ou gazeuse d’origine végétale ou animale, à des fins de transport.
Biocombustibles : ce sont les combustibles solides d’origine végétale, permettant la production d’énergie (chaleur ou électricité).
Energies finales : le fioul, l’électricité, l’essence, etc…. sont de énergies finales cad qu’elles ne se rencontrent pas à l’état naturel mais qu’elles sont issues d’un processus de fabrication par transformation d’énergies primaires comme le charbon, le vent, l’énergie éolienne ou solaire, l’uranium, etc.
Energie géothermique : il s’agit de l’énergie extraite du sol. Cette chaleur est produite pour l'essentiel par la radioactivité naturelle des roches constitutives de la croûte terrestre.
Effet de serre : phénomène par lequel certains gaz qui absorbent et emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère entraînent le réchauffement de la planète. Dans un panneau solaire, un capteur laisse pénétrer la lumière solaire et bloque le rayonnement infrarouge réémis par l'absorbeur chaud.
Efficacité énergétique : indiquée de A à G sur l’étiquette énergétique mesure le rapport
entre la quantité de lumière émise et l’énergie consommée. Autrement dit, l’efficacité lumineuse d’une lampe augmente avec sa puissance. 
Eolien : mode de production d’énergie qui fonctionne avec une hélice qui tourne et produit  grâce à la force du vente.
KW : c'est le multiple d'un watt, c’est-à-dire l'unité de puissance qui correspond à la quantité d'énergie consommée ou produite par unité de temps. (Symbole W).
Chauffage écologique – La fourniture d'eau chaude domestique peut provenir d'un chauffe-eau solaire. Le capteur est ici un serpentin de cuivre noir exposé au soleil (surface typique de 3 à 5 m), dans lequel une pompe fait circuler de l'eau pouvant chauffer jusqu'à 60 °C. Cette tuyauterie est ensuite reliée au ballon d'eau chaude, l'ensemble étant complété par un chauffage d'appoint en cas d'ensoleillement insuffisant. En France, l'énergie solaire permet de couvrir entre 50 et 70 % des besoins en eau chaude.
Le chauffage de la maison peut aussi être assuré par une chaudière à bois, les meilleurs modèles atteignant un rendement de 85 % pour une autonomie de trois jours. Une dernière source de chaleur naturelle est la pompe à chaleur géothermique. Il s'agit d'une tuyauterie plongeant dans le sol pour en capter la chaleur, laquelle est ensuite transmise dans la maison par l'intermédiaire de radiateurs ou d'un plancher chauffant. Les performances actuelles sont de 1 kWh d'électricité consommée (pompe et autres appareillages) pour 4 kWh de chaleur produite.
Chauffage électrique – Le chauffage électrique, peu performant avec un rendement énergétique de 45 % au mieux, s'accompagne d'un coût social important, car de nombreux ménages aux revenus faibles se privent de chauffage pour ne pas devoir assumer des factures EDF très élevées (ce lien entre revenus et chauffage est moins patent dans le cas du gaz) : malgré  cela, des dizaines de millions d'euros (35 millions en 1999) sont dépensés par les collectivités pour couvrir les impayés, Ce qui peut ponctionner dans certains départements jusqu'à 50 % des budgets d'aide sociale.
Changement climatique : Les activités humaines modifient la composition chimique de l'atmosphère en favorisant l'accumulation de gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur et la renvoient vers la surface terrestre. En conséquence, le climat change : la température de la planète s'élève et les phénomènes météorologiques violents sont plus fréquents.
Énergie : est source d'énergie tout ce qui peut être converti efficacement en chaleur ou en mouvement en vue de faire fonctionner des machines et des véhicules et de fournir de la chaleur et de l'électricité.
Pompe à chaleur : L'air extérieur sert de source de chaleur grâce à une pompe à chaleur. En effet, les calories nécessaires au chauffage d’un logement sont captées dans l'air extérieur au moyen d'un ventilateur. Les calories sont récupérées jusque par une température extérieure extrême de -20° C !! La pompe à chaleur AIR-EAU peut alimenter un plancher chauffant rafraîchissant basse température ou un circuit radiateur. Elle trouve aussi sa justification dans le remplacement de chaudière gaz fioul.
Puissance : la puissance d’une lampe se mesure en Watts et indique la quantité d’énergie consommée par la lampe chaque seconde. Les LBC consomme 5 fois mois que les lampes classiques autrement dit une lampe LBC de 15 W éclaire autant qu’une lampe normale de 75 W. Clair, non ?
Puits canadien : le puits canadien, aussi appelé échangeur d'air géothermique, est un dispositif qui permet de faire passer de l’air neuf, dit air de renouvellement, par des tuyaux enterrés dans le sol, à une profondeur d’environ 1 à 2 mètres. Ces systèmes périphériques sont connectés à une centrale qui permet la récupération d'énergie KW.
Super Bio-éthanol E85 : un carburant composé à 85% d’éthanol et 15% d’essence sans plomb. L&r

  Eclairer et économiser avec des lampes basse consommation

Le kWh le moins cher est celui que l'on n’utilise pas.
Les lampes basse conso durent 12 à 15 fois plus longtemps et consomment 5 fois moins d'électricité que les ampoules classiques incandescentes tout en diffusant la même quantité de lumière.
Elles durent plus longtemps, ce qui réduit la fréquence de remplacement et donc les coûts de maintenance et de consommation.

    Repères : lampes basses conso & LED

Dura lux ! Une lampe LED consomme seulement 2 watts. La consommation électrique à même puissance lumineuse par une ampoule à incandescence est de 75 watt, de 15 watts pour une lampe Fluocompacte. 
 

LBC : Lampes basse consommation, constituée d’un tube plié en 2 ou en 4, elle consomme jusque 5 fois mois d’énergie qu’une lampe traditionnelle.
LED : les ampoules à « LED » (light emitting diode) sont formées de plusieurs diodes luminescentes qui émettent de la lumière quand les électrons du courant électrique interagissent avec un matériau semi-conducteur. Les LED émettent beaucoup de lumière pour une très faible consommation : 100 lumens pour 1 ou 2 watts contre 4W pour les LBC. Pourquoi, car elles ne gaspillent pas d’énergie sous forme de chaleur dégagée. Malheureusement, elles sont chères à produire du fait du coût des matériaux semi-conducteurs et donc les LED actuellement sur le marché sont souvent de faible puissance. Malgré tout la tendance est à la baisse du prix de production et de vente.

Durée de vie moyenne des différents types d'ampoules : incandescence : 1 000 heures, fluocompacte : 10 000 heures, LED : 100 000 heures.
Durée de vie pour 4 heures d'éclairage/jour : incandescence : 1 an ; fluocompacte : 6 ans ; LED : 60 ans.

Les lampes sont dans la boutique avec WebsolaireComptoir du solaire, Energie Douce et dans la sélection Economies d'énergie.

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    Le chauffe-eau électro-solaire - Installer un dispositif de chauffage et d’eau solaire
C’est un outil très adapté aux maisons individuelles neuves ou aux projets de rénovation. L’installation d’un chauffe-eau solaire installation dépend de l'ensoleillement de la région concernée. Une exposition plein sud du capteur autorise évidemment de capter un maximum d'énergie. Les expositions sud-ouest ou sud-est permettent d'obtenir une bonne efficacité.

Fonctionnement : Un capteur solaire se place soit sur le sol soit sur une toiture et est relié à un circuit hydraulique, composé d'une pompe de circulation et d'un régulateur. La pompe transfère la chaleur du capteur solaire vers un ballon à accumulation via un échangeur. Le ballon stocke l'eau chauffée. Quand l’ensoleillement est limité, la résistance électrique située dans le ballon entre en action et permet d’avoir de l'eau chaude sans interruption. Le mieux est de déclencher automatiquement cette résistance pendant les avec des heures "creuses".
Coût : Il dépend de la taille du dispositif choisi et du cubage retenu (ballon de stockage de 300 à 400 litres) ainsi que de la surface de panneau nécessaire (généralement de 4 à 6 m² de capteurs) pour un coût de 3000€ et 6000€ TTC. En termes de charges de consommation, tout dépend des caractéristiques de votre logement et de vos habitudes de consommation. Pour l’installation, il faut choisir un chauffe-eau électrosolaire ayant reçu un Avis Technique favorable du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment [CSTB]. L’entretien d’un chauffe-eau électrosolaire est faible et il suffit de le faire vérifier tous les deux ou trois ans.
Son nom provient du fait qu’il s’agit d’un système solaire utilise l’énergie solaire et la stocke pour à la fois la destiner au chauffage et à la production de l’eau chaude. On installe des capteurs thermiques sur le toit par exemple pour transmettre l’énergie à un liquide capteur (caloriporteur) qui va permettre de la transporter.

> Première possibilité : connecter le système sur le chauffage central existant via un ballon ou réservoir d’eau chauffée qui alimentera la tuyauterie traditionnelle,
> Seconde approche : faire circuler le liquide capteur dans un réseau installé dans la dalle de béton du plancher qui sert alors à stocker et à diffuser la chaleur. Le ballon d’eau sert alors à conserver les calories supplémentaires pour le bain, la douche, la vaisselle, … La plupart du temps les ballons font 300 litres.

La durée de vie de ces systèmes va jusqu’à 50 ans, ce qui laisse largement le temps de les amortir. Mais il ne faut pas aussi longtemps pour amortir le coût de li’nstallation.

  Combien ça coûte ? Combien ça rapporte ?

Les coûts sont encore relativement importants mais les avantages fiscaux et les aides permettent de rentabiliser un investissement dans le solaire (ainsi que les autres investissements «environnementaux ») :

> Coût de 20m2 de capteurs solaires plans avec chaudière d’appoint : environ 25.000€ avant les aides – 14.000 après déduction des aides et crédit d’impôt.
> Coût de 10m2 de capteurs solaires plans avec chaudière d’appoint : environ 13.000€ avant les aides – 7.000 après déduction des aides et crédit d’impôt.
> Coût de 10m2 de capteurs solaires plans sans chaudière d’appoint intégrée : environ 11.000€ avant les aides – 5.700 après déduction des aides et crédit d’impôt.
> Le crédit d’impôt est de 50% s’il s’agit de votre résidence principale auquel s’aujoutent d’autres aides des collectivités locales. Pour les connaître, contactez le point Info Energie de l’ADEME le plus près de chez vous.
> On peut bénéficier de la TVA à taux réduit si le logement a été terminé il y a plus de 2 ans. De plus, l’ANAH, agence nationale pour l’amélioration de l’habitat, accorde des aides, de 1800 € au plus, en fonction de vos ressources.
> De quelle surface de panneaux avez-vous besoin ? Il faut compter environ 10 à 15% de la surface habitable du logement à alimenter pour obtenir une énergie suffisante. Bien sûr, en fonction de votre région, de la plus ou moins bonne isolation de votre logement, de l’inclinaison de la toiture, le rendement sera plus ou moins bon et couvrira de 25 jusqu’à 70% de vos besoins totaux en eau chaude et en chauffage.

  Finalement, faut-il choisir un système solaire ?
Aujourd’hui, on le considère généralement comme un très bon système de complément dans toutes les régions, et pas seulement dans les plus ensoleillées. On estime qu’il y avait en France environ 100.000 m2 de panneaux solaires installés en France en 2005 et que grâce à la baisse continue des prix et du fait d’un impact nul sur l’environnement de ce système, la surface installée devrait augmenter régulièrement.
  Comment débuter l’installation d’un système solaire ?

1- Il faut trouver un chauffagiste professionnel agréé disposant de la certification Qualité Environnementale (consultez notre « guide ») pour déterminer quel système est le mieux adapté à votre cas : géothermie ou panneaux solaires ? Faut-il un chauffage au gaz d’appoint ? etc….
2 - L’installateur-conseil-chauffagiste doit obligatoirement établir un Plan d’ensoleillement (le « relevé de masque ») qui permettra d’étalir le Plan d’installation et de production d’énergie. Ces 2 documents sont à envoyer aux organismes qui vont accorder les aides financières et notamment au Conseil Général.
3 - Un dossier de déclaration de travaux doit être envoyé à la Mairie.
4 - Les travaux peuvent débuter quand vous recevez un accusé de réception du Conseil général auquel il faudra envoyer la facture en fin de travaux pour obtenir l’aide financière.

Adresses solaires utiles : www.ademe.fr/particuliers/pie/infoenergie.html

Une synthèse des aides financières : www.hespul.org/img/pdf/synthese_credit_impot-pour_diffuser_janv_06.pdf
Les aides en région : www.enerplan.asso.fr
Calculer le rendement de votre solution de chauffage solaire : www.tecsol.fr
Trouver un installateur : www.wiessman.fr, www.transenergies.fr

  Se faire racheter son électricité au prix fort

Depuis mai 2006, le prix auquel EDF est obligée de vous racheter votre électricité photovoltaïque a doublé et est de 30 centimes le kWh, soit 3 fois moins que le prix auquel EDF la vend aux particuliers, 10 centimes !

S’équiper d’un dispositif de production prend tout son sens quand on sait qu’en plus de la garantie de vente, un particulier peut bénéficier d’une aide de l’Etat sur l’achat des matériels de production d’énergie solaire. Il faut de plus savoir que les Conseils régionaux et départements accordent eux aussi des incitations fiscales qui diminuent encore le coût net d’un investissement en économies d’énergie ou en production d’énergie renouvelable.

> Si l’équipement solaire est installé « intégré au bâti », on peut bénéficier d’une prime de 25 centimes le kWh.
> Dans le cas de panneaux photovoltaïques de 30 m2 exposés Sud, en comptant le financement de 50% par l’Etat, du rachat de la production électrique par EDF qui rapporte (3000 kWh par an X 0,55 euro/kWh)1650 euros par an., l’investissement initial est rentabilisé avant 10 ans.
> Repères : il faut installer de 2 à 5,5 m2 de panneaux photovoltaïques, d’un coût de 3 à 6000 €, pour chauffer un ballon de 200 litres. Combien faut-il de surface de panneaux solaires ? Il faut habituellement 10 à 15% de la surface habitable.

  Piloter ses dépenses d’eau et d’électricité

Grâce à un compteur électronique il est possible de surveiller chaque jour ses dépenses en eau et énergie et de recevoir des alertes en cas d’anomalie. Un boîtier, l’ « Energie Box », louée 4,90 € par mois, transmet les informations à une plate-forme informatique (Edelia) qui les analyse et les restitue, éventuellement sous forme d’alerte.

L’Energie Box existe en 3 versions : Internet, réseau téléphonique filaire, GSM/GPRS.
www.fidi.fr ou 01 55 48 69 58), la Fneib dans le Sud-Est (O4 95 38 01 25) et le Nord-Ouest (02 41 55 60 84).Eteindre tous les appareils plutôt que les laisser en veille permet d’économiser jusqu’à 1000 kW par an (télé, micro-ondes, lecteur dvd, réveil, …).

  Comment choisir un système de géothermie ?

La géothermie est la récupération de la chaleur dans le sol à des fins de chauffage domestique. Elle permet d’économiser jusqu’à 75% de la facture de chauffage sur 1 an en permettant de restituer 4 kWh pour 1kWh utilisé pour sa production.

> Il y a 2 sortes de dispositifs :

Le système à détente directe : il utilise un liquide frigorigène (HCFC) qui circule dans des tubes en cuivre gainés, et fonctionne comme un climatiseur inversé avec, à l’intérieur, le plancher chauffant, et à l’extérieur les tubes capteurs enterrés. Avantage : un très bon rendement permettant de n’utiliser d’une surface limitée pour le réseau de capteurs (surface égale à celle du plancher à chauffer dans le Sud-Est ; surface égale à 1,5 fois ailleurs et plus au Nord).

Le système à « eau glycolée » :
l’eau circule dans des tuyaux en polyéthylène et les calories sont échangées dans la pompe à chaleur. Avantages : le système est réversible et peut donc servir à chauffer ou à rafraîchir. Il n’est pas soumis à la même régularité de contrôles que le système à détente directe qui utilise des liquides frigorigènes.

 La pompe à chaleur : comment ça marche ?

Le principe est relativement simple : une pompe à chaleur permet de capter l’énergie de l’extérieur et évite de dépenser du mazout ou du fioul pendant 90% de la saison de chauffage. Son installation est généralement amortie est 3 ou 5 ans selon les régions et l’installation choisie. Elle permet d’économiser jusqu’à 75% de la facture de chauffage sur 1 an.
une pompe à chaleur, composée d’un évaporateur, d’un générateur à compresseur et d’un condensateur, remplace la chaudière à fioul ou gaz traditionnelle.
La pompe fonctionne un peu comme un réfrigérateur, mais à l’envers :
-
Un fluide frigorifique capte les calories ambiantes à l’extérieur du logement et passe d’un état liquide à un état d’ébullition (son point d’évaporation est à -5°C).
- La vapeur ainsi créée est aspirée, compressée et chauffée par le compresseur qui l’expédie à haute pression vers le condenseur.
- Le liquide réfrigérant va alors céder ses calories au condenseur, soit directement, soit via via un circuit d’échange d’eau. A son tour le condenseur restitue les calories – et donc la chaleur – aux radiateurs du logement.
- Rappel : L’installation d’une pompe à chaleur donne droit à un crédit d’impôt de 50%. Les Régions et les départements subventionnent souvent également ce dispositif.

   Choisir et installer une pompe à chaleur

Ce qui caractérise un système de pompe à chaleur, c’est :

- la source d’énergie utilisée (terre, eau, air),
- le type de pompe à chaleur utilisé en fonction de la source d’énergie,
- son système de diffusion thermique (radiateurs, plancher chauffant, …). On utilise parfois un kit hydraulique placé à l’intérieur de la maison et qui est connecté au circuit d’eau. Des thermostats extérieurs et d’ambiance sont installés.

  Que choisir pour une construction neuve ou le remplacement de son installation (chaudière) existante fioul/gaz ?

Utiliser l’énergie de la terre dépend du type de terrain et de sa configuration. Cela implique de mobiliser une zone relativement étendue du terrain (pas de plantation d’arbres…) et des travaux de terrassement importants.

> Utiliser l’eau implique de respecter les dispositions réglementaires (autorisation administrative, étude géologique, forage) car cela revient à utiliser un bien collectif : la nappe phréatique …. Même quand on conserve ses anciens radiateurs, il faut installer des capteurs où va circuler le fluide frigorifique à réchauffer. Les capteurs sont installés horizontalement à faible profondeur sous terre sur une surface égale à 1,5 à 2 fois la surface du plancher à chauffer. Dans le cas de la géothermie, ils peuvent être installés verticalement vers la nappe phréatique.

> Utiliser l’air (aérothermie) et sa chaleur est sans doute la meilleure solution car le dispositif installé est assez proche d’une installation traditionnelle (chaudière à gaz ou au fioul) et nécessite donc un investissement limité. Le principe est simple : installée à l’intérieur ou à l’extérieur, la pompe capte les calories ambiantes y compris par une température de -20° C. Les calories sont transférées à l’intérieur de l’habitat.

- Une pompe à chaleur air/eau qui remplace utilement une chaudière gaz ou fioul, peut alimenter des radiateurs ou un plancher chauffant/rafraîchissant basse température. Elle sert aussi à alimenter la maison en eau chaude et surtout, elle soulage fortement votre facture de chauffage.

Exemple : les 2 technologies de pompe conçues par Airwell, dédiée aux planchers pour l’une, et aux radiateurs pour l’autre. Pour cette dernière qui fonctionne par aérothermie. Pour 1kWh consommé par le compresseur de la pompe, 3 kWh sont restitués en chauffage. A partir de 6219€ hors pose, ces modèles agréés Vivrelec autorisent 50% de crédit d’impôt sur l’achat du matériel.

  Nos maisons en lutte contre l’effet de serre

> En France, les logements et les bureaux sont à l’origine de 20 à 25% des gaz à effet de serre et continue à en émettre 1% de plus par an.

> Le chauffage consomme les 2/3 de l’énergie.

> 40% de l’énergie sont utilisés par les bâtiments, contre 31% pour les transports et 28% pour l’industrie.

Une nouvelle réglementation thermique (RT2005) s’applique aux constructions neuves. Nos maisons gaspillent énormément d’énergie. Le mieux est de faire un diagnostic.

Où s’adresser ?
- La FNECI, fédération des diagnostiqueurs immobiliers regroupe des indépendants à Paris ( 0820.480.491), des franchisés (FIDI à Paris : le prix d’un diagnostic varie de 150 à 250 € selon les cas.