Faut-il exploiter les gaz de schiste en France ?

Faut-il exploiter les gaz de schiste en France ?

  1. Les réserves sont 4 fois + importantes que celles de gaz conventionnel (380 000 milliards m3, presque autant que de charbon).
  2. On en trouve dans le monde entier, y compris en France.
  3. Permet de réduire la dépendance au pétrole importé (61,4 mds € en 2011).
  1. Le gaz de schiste est un carburant fossile qui contribue au réchauffement.
  2. Son exploitation est, en l’état actuel, polluante (eau, sols, …)
  3. Investir dans le gaz de schiste détourne des ressources des énergies renouvelables.

Et vous, quel est votre avis ?

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Qu'en pensent vos amis?
 

Les clefs du débat

La consommation énergétique mondiale augmentera de 40% entre 2009 et 2035 et les gaz et pétrole de schiste sont un possible combustible de transition en attendant l’essor des énergies renouvelables. En Pologne, en Chine, aux Etats-Unis (600 000 emplois), le gaz de schiste est exploité et en plein essor. Les réserves françaises sont énormes de quoi couvrir 100 ans de consommation mais un moratoire interdit l’exploration et la production. (Beaucoup d’infos dans l’Encylo : gaz de schiste)

 

La question : faut-il autoriser – à la condition de maîtriser la pollution de la fracturation hydraulique – les forages puis l’exploitation de gaz de schiste pour alléger notre facture énergétique ?

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26 commentaires Donnez votre avis
  1. Comme l’a dit bernardo, tant qu’il n’y aura pas de sondage, on ne connaîtra pas le volume des réserves potentielles.
    En Pologne, beaucoup de puits ont été fermés par manque de rentabilité.
    Mais surtout, les techniques actuelles sont hyper polluantes.
    Je ne suis pas certain qu’on connaisse la liste de tous les produits utilisés (au non du sacro-saint secret de fabrication) et il faut d’énormes quantités d’eau alors qu’on n’arrête pas de nous dire qu’il faut économiser cette ressource indispensable à l’humanité.
    De toute façon, les industriels se fichent complètement de la santé des populations.

  2. L’EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTE EST UNE ESCROQUERIE, NON RENTABLE,POLLUANTE, AVEC UN RENDEMENT NEGLIGEABLE ET IL FAUT SANS CESSE FORER DE NOUVEAUX PUITS AVEC A LA CLEF DES FUITES DE METHANE (pendant des siecles selon certains)QUI RECHAUFFERONT L ATMOSPHERE DE LA PLANETE ENCORE PLUS QUE LE DYOXIDE DE CARBONE;

  3. je voudrais apporter une précision quant aux propos qui sont tenus concernant les réserves en gaz de schiste du sous-sol français.La géologie nous apprend que notre sous-sol est formé de roche-mère qui contiennent POTENTIELLEMENT du gaz de schiste.Mais tant que des sondages n’auront pas été effectués ,il est pour le moins inexact sinon trompeur de dire que les réserves françaises sont énormes.D’autre part il faut savoir que le rendement de ces puits est généralement assez faible .Le pic de production est bien souvent atteint dans les 1ères années .Une fois de plus,je vous trouve un peu présomptueux quand vous parlez de production de gaz pour les 100 ans à venir.

  4. La fracturation ^par injection d helium me parait interessante mais nos politiques en ont il connaissance?L autonomie en energie qui pourrait en advenir permettrait de redonner du souffle a un pays sans aucun projet,reve,ni envies.Alberto

  5. « 3. Permet de réduire la dépendance au pétrole importé (61,4 mds € en 2011) » : Qu’est-ce qui permet de faire une telle affirmation ?

    L’exploitation des hydrocarbures de roche mère qui comprendrait une ponction énorme sur les ressources hydriques et des coûts probablement gigantesques pour le retraitement des eaux de fracturation (sans compter la nécessité que les exploitants auraient de s’assurer contre les risques de pollution, condition sine qua non pour autoriser une telle exploitation) serait à court ou moyen termes hors de prix. Sûrement beaucoup plus chère que des contrats bien négociés de gaz importés de gisement conventionnels … et ceci pendant une période de transition vers …des énergies non carbonées et moins émettrices de GES.
    Donc c’est définitivement (pour au moins deux générations à venir) non.

  6. Salam !
    Je fais une thèse a propos du gaz de schiste et comme je suis dans une blanche concernant la protection de environnement je suis contre l’exploitation de ce gaz polluant et c’est le moins qu’on se connaisse pour l’instant en attendant sans doute d’autres risques non déclarés,Ces hydrocarbures dans les roches-mères constituent des réserves importantes de combustibles mais en théorie seulement. En effet, si l’histoire géologique n’a pas réussi à les en faire sortir, ce ne sera pas facile pour l’être humain non plus.

  7. Bonjour,

    Un article paru dans le Monde me fait tiquer sur un terme (en jaune), aussi je me permet de vous le transmettre afin d’avoir vos avis/réactions:

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    Qui peut encore limiter le réchauffement climatique ?

    LE MONDE | 07.11.2012 à 15h39 Par Grégoire Allix
    Peut-on encore limiter le réchauffement de la planète à deux degrés, comme la communauté internationale s’y est engagée ? A moins de trois semaines de la Conférence sur le climat de Doha, on peut en douter, à lire l’étude publiée, lundi 5 novembre, par le consultant PricewaterhouseCoopers (PwC).

    Etant donné les maigres efforts consentis jusqu’ici par les pays industrialisés, il faudrait, selon PwC, réduire l’intensité carbone de l’économie mondiale à un taux de 5,1 % par an d’ici à 2050 pour espérer stabiliser la hausse des températures à deux degrés d’ici la fin du siècle.

    « 6 DEGRÉS D’ICI LA FIN DU SIÈCLE »

    L’objectif paraît pour le moins ambitieux. Entre 2000 et 2011, la baisse annuelle de l’intensité carbone, qui mesure les émissions de CO2 rapportées au produit intérieur brut (PIB), n’a pas dépassé 0,8 % en moyenne. Si l’on continue à ce rythme, la quantité de CO2 émise dans l’atmosphère en 2050 dépassera de 70 gigatonnes le volume nécessaire au respect de l’objectif de deux degrés.

    Il faudrait donc multiplier l’effort par six pour tenir les engagements internationaux. « Même doubler notre rythme actuel de décarbonisation conduirait à des émissions entraînant un réchauffement de six degrés d’ici la fin du siècle », prévient Leo Johnson, responsable climat de PwC.

    La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont réduit de plus de 6 % leur intensité carbone en 2011. Les Etats-Unis affichent une baisse de 3,5 %, en raison d’un basculement du charbon vers le gaz de schiste. En Chine et en Inde, la décarbonisation de l’économie marque le pas. Dernière de la classe, l’Australie a vu son intensité carbone grimper de 6,7 %.

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    L’année dernière (avril 2011), le RAC avait émit une note de position sur les gaz de schistes, avec notamment la « mise en garde » sur les émissions de GES associées à leurs exploitation + combustion.
    D’après certaines sources (université de Cornell USA, le facteur d’émission des gaz de schiste (par l’énorme quantité d’énergie nécessaire à leur extraction, puis aux fuites méthane associées avoisinerai celui du charbon (« 33 grammes éqCO2 par million de joules d’énergie pour le gaz non-conventionnel contre 31,9
    grammes pour le charbon »)

    Cet article, l’étude PwC, et donc les sources de leurs facteurs d’émission utilisés (que je ne suis pas encore allé consulter/vérifier, apparemment World Bank et BP statistical review, peut-être seulement pour les données de conso énergétique) amèneraient donc à penser que l’exploitation des GdS est la cause de la baisse de l’intensité carbone des USA ?…

    Sans avoir de réponse précise sur les chiffres réels, je trouve que cela mérite réflexion, voir réponse…

    Cordialement

    • En tant que biologiste et plongeur depuis 36 ans, j’ai connu au début des années 80s, les joyaux alors inviolés que sont les récifs coralliens…ou plutot étaient!
      En effet, en 2008, a eu lieu l’IYOR (International Year of the Reefs, l’équivalent pour les récifs coralliens du GIEC pour le climat).
      Bien évidemment, si les medias allemands en ont parlé, la France qui, avec les DOM-TOM, gère (bien mal) 10% des récifs coralliens mondiaux, n’en n’a pas dit un mot!
      Et pour cause; en 2008 donc, les experts mondiaux de l’IYOR concluaient à la totale disparition de ces merveilles…pour 2035!
      Et également, toujours en 2008, ces experts constataient que 25% de tous les récifs étaient déjà morts, les 75% restant étant malades!
      Meme avec une limitation à 2 °C. en moyenne, l’échéance ne changera pas car le phénomène climatique « el nino », toujours plus fréquent et de plus en plus violent, blanchit à grande échelle les madrépores (expulsion des algues symbiotiques contenues dans les cellules des coraux; ces algues nourrissant en grande partie ces derniers, leur mort suit de quelques semaines l’expulsion des algues!).
      Les coraux constructeurs de récifs ne supportant que quelques jours une eau supérieure à 33°C. et el nino allongeant nettement au delà ces périodes de « canicule », il n’y a plus aucun espoir de revoir ces merveilles qu’étaient les récifs de madrépores tels que je les ai connus…
      Quand on pense qu’un milliard d’etre humains tirent leurs seules sources de protéines des habitants (poissons, crustacés,…) de ces récifs, je crois que des guerres, des exterminations de migrants affamés et assoiffés sont à prévoir!

  8. Je trouve dommage de se passer d’une ressource fort utile.
    Par contre l’expérience du nucléaire nous a montré que les prix de vente sont factices, car toute une partie a été assumée par l’état, et une autre partie n’est toujours pas prise en compte : la déconstruction en fin de vie (et pour cause : on n’a toujours pas osé toucher au cœur du premier réacteur arrêté !).
    Pour la gaz de shiste, j’estime que ce serait bien de faire contrôler par les écologistes les techniques d’exploration et d’exploitation :
    * d’une part pour ne pas engendrer de pollution incontrôlable (notion floue à ce jour), et pour que les conclusions de « non-pollution » ne soient pas une simple affirmation des exploitants;
    * d’autre part pour ne pas piller une ressource naturelle au détriment des générations futures.
    Cela me rappelle qu’on est capable de synthétiser du pétrole à partir d’algues : ne peut-on pas récupérer les algues toxiques pour en tirer un profit et laisser un peu de pétrole souterrain à nos enfants ?
    Et je suis bien d’accord avec Patapon pour les ressources renouvelables. J’espère simplement que l’on trpuvera le moyen de fabriquer du photovoltaïque de façon plus renouvelable : la source ne s’appauvrit pas de ce qu’on lui prend…

  9. au lieu de changer notre mode de vie, arrêter le gaspillage, on préfère choisir le plus facile : trouver d’autres réserves à piller, au détriment de l’avenir de la planète mais surtout NE RIEN CHANGER à nos comportements. L’excuse des emplois est bidon : on peut tout à fait créer des emplois dans le développement durable au lieu de continuer à engraisser les actionnaires des groupes pétroliers et autres.

  10. Je viens de lire le dossier de Courrier international qui reprend The Amercan interest sur l’ »avenir radieux d’une superpuissance énergétique ». Et ça fait réfléchir. L’article ne mentionne qu’à peine les questions écologiques, si ce n’est pour dire que les Américains sont confiants dans le fait de les maîtriser. Mais sinon, le boom économique qui débute aux USA, est une vraie renaissance énergétique. Il y aurait plus de pétrole aux USA qu’en Arabie, Iran, Irak réunis !! et déjà 600 000 emplois créées. En Europe, on ne veut même pas chercher à améliorer la fracturation hydraulique et on va se mettre hors jeu (comme pour les ogm). On va rester les autres « nager » dans les gaz de schiste et nous dans le chômage et la stagnation. Et ne croyez pas que je ne indifférent à l’environnement, je vote Europe écologie depuis 15 ans et bosse dans le DD… mais sans richesse comment va-t-on préserver la nature ? dans les pays pauvres, l’environnement est la dernière préoccupation…

    • Selon les experts (indépendants!) de greenpeace, si l’on investit massivement dans les énergies renouvelables(pour la France l’équivalent de la recherche dans le nucléaire, du démantèlement des centrales ou de la continuation de leur exploitation, puisqu’elles sont en général, si agées, et meme sans compter la gestion des déchets, à continuer je vous le rappelle sur des centaines de milliers d’années…voir la demi-vie du plutonium!), alors celles-ci (les énergies renouvelables) ont de quoi fournir 4000 fois les besoins en énergie des 7 milliards d’etres humains (dont la moitié avec la seule biomasse dont on ne parle évidemment, pratiquement jamais)!

  11. Une accélération des foreurs dans le Var les maires ont été reçus par le Préfet et maintenant le 27.09 après-midi à Privas les maires de l’Ardèche concernés par le bassin d’Alès seront reçus par le préfet.
    SOUTENEZ LES

    Soutenons les dans cette démarche
    Rendez-vous Jeudi 27 septembre à partir de 14h30 à Privas.

  12. Rendez vous international contre l’exploitation des huiles et gaz de schiste DEMAIN SAMEDI 21 SEPTEMBRE 2012 à Saint Christol les Alès….Stand d’informations …
    Pour savoir ce qu’il en est dans les pays concernés!!

  13. Inutile d’inschister !
    On ne touche pas à la roche mère ! et on arrête avec les énergies fossiles. Inutile de gratter les fonds de tiroir. Le réchauffement climatique n’est plus à prouver, tout le monde est d’accord !
    La création d’emploi est un leurre, et combien même, la vraie création d’emploi sera la Transition Energétique : automobile, bâtiments, éclairages public, industries, tertiaires, maisons individuelles, bref tout ! Et là oui, l’indépendance énergétique sera réelle !
    Nous avons en gros 15 ans pour la mettre en place, sinon, no way, pour les générations futures. 2050 est une charnière, soit nous aurons été intelligent, soit nous aurons été crétin (comme d’hab.)…
    La bourse ou la vie !

  14. Au nom de l’emploi, que ne ferait-on pas ? Exploser la planète par exemple . C’est pas grave pourvu qu’on ait un emploi .

  15. Si cette nouvelle technique est sans danger pour la planete c’est super car il en va de nos vies mais le refus d’exploitation va aussi pénaliser l’emploi . Que ferons nous lorsque les autres grandes puissances auront leurs réserves pleines et que nous pauvres petits français nos reserves seront vides et que nous dépendrons encore des pays exportateurs!!!!!

  16. Il semblerait que l’article parle d’un système acceptable… encore faudrait il élucider une phrase contradictoire : « Elle fait l’économie de 0,5% de produits chimiques présents dans les volumes d’eau inectés dans le sol par la fracturation hydraulique classique.  » je crois comprendre, à la lecture de l’article, que seul l’azote suffirait à l’extraction… J’aimerais mieux comprendre!
    Merci si vous m’éclairez

  17. Enfin je vous joins le reportage : GASLAND!
    Prenez le temps de regarder, écouter :
    dailymotion.com/video/xhfvhy_gasland_news
    Et réagissez SVP!

  18. Mais les effets consécutives à l’exploitation du gaz de schiste sont désastreux pour la planète et encore pire pour l’être humain!!! C’EST TRES GRAVE!!!!!!!!
    Il n’y a qu’à regarder les conséquences qu’il y a eu aux Etats Unis dans les environs des sites d’exploitation de ce gaz!!!!
    Ci-dessous un article le démontrant : gazdeschiste-collectif-var.over-blog.com/article-extrait-du-monde-planete-la-fracturation-hydraulique-poserait-un-risque-pour-les-sources-d-eau-107992381.html
    et le blog du collectif varois anti gaz de schiste

  19. Ma question porte sur la technique de forage : sait on ou pas puiser le gaz sans polluer ou bien sera t on le faire bientôt ? si oui je pense qu’on pourrai encadrer l’exploitation de ce gaz

  20. les gaz de schiste en Europe des perspectives excitantes. La Pologne et l’Allemagne, mais aussi la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne, et sans doute plus encore le Maroc, posséderaient, d’après nos connaissances géologiques, des gisements potentiellement importants. Se priver de ces sources d’énergie, comme on en prend le chemin en France, est une absurdité qui pèserait sur notre avenir !

    • Jean-Marie

      Comparant les marchés du gaz français et américains, le magazine Challenges met en lumière une corrélation nette entre l’exploitation du gaz de schiste et l’importante baisse du prix du gaz observée outre-Atlantique entre 2005 et 2012. Malgré les nombreuses interventions politiques, le prix du gaz a crû de 25% en 2 ans en France tandis qu’il a été divisé par 3 aux Etats-Unis. Si l’exploitation du gaz de schiste explique en grande partie la baisse des tarifs aux Etats-Unis, Challenges souligne la particularité française d’indexer le prix du gaz sur le cours du pétrole, en forte hausse depuis plusieurs années. Conséquence de cette évolution, 3,8 millions de personnes sont aujourd’hui en situation de « précarité énergétique » en France selon l’INSEE.

    • On pourrait déjà essayer d’utiliser le soleil, le vent et autres ressources renouvelables disponible en illimité plutôt que de chercher à utiliser une ressource polluante, couteuse et en quantité fini.

    • Mais bien sûr !!!
      Les insectes et les rivières sont déjà victimes des bonnes idées des biologistes et géologues omniscients (ils ne le sont pas tous heureusement).
      Ce genre de commentaire c’est « après nous le déluge » …
      C’est un peu comme Peugeot qui nous promet du diesel « propre » en traitant le gaz d’échappement et la suie avec des métaux rares (voire dangereux) et des injections de produits chimiques.
      Arrêtons de jouer avec le feu.
      Il y a des ressources énergétiques naturelles que l’on peut utiliser sans bousiller la planète et sans remplir les poches des gens qui se sucrent déjà « allègrement » sur notre dos.
      On dirait que certains scientifiques trouvent un intérêt majeur dans le pillage et la destruction de la Terre …

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