Les PC voient la vie en vert dans le Tarn !

Grâce à l’utilisation de plastique biodégradable et à un cahier des charges drastique, la start-up Ashelvea née en 2007 à Graulhet, dans le Tarn, fabrique des PC à la demande « made in France » entièrement recyclables.

La société Ashelvea veut produire sur commande des PC écologiques pour des entreprises et des collectivités locales. La coque est réalisée en plastique totalement biodégradable pour faciliter le recyclage, les composants électroniques sont conformes aux normes ROHS, la consommation électrique est faible, l’emballage est recyclable (avec des enveloppes déjà affranchies pour les retours) et les boîtes de transport sont réutilisables.

Son premier modèle l’Evolutis comprend une unité centrale avec une carte mère Intel, un écran 17”, un clavier et une souris optique sans fil.

« A l’origine, nous avons contacté un grand constructeur du marché que nous souhaitions associer à notre projet, mais il a décliné notre proposition. Nous avons donc décidé de lancer notre propre marque, Evolutis, » raconte Hugo Sossah, co-fondateur et co-gérant d’Ashelvea avec Valentin Pineau.

Pour réaliser le premier PC vert, 6 mois ont été indispensables. Ce concept innovant réside tout d’abord dans la matière bio plastique 100 % biodégradable, utilisée pour la fabrication des coques, et qui n’avait encore jamais fait l’objet d’application similaire dans le secteur informatique.

  • Les machines sont essentiellement destinées au marché des collectivités locales, à un prix compris entre 750 et 1000 euros.

Le constructeur français Ashelvea tisse son réseau de partenaires pour proposer ses PC verts aux entreprises et aux collectivités, en location ou à la vente avec rétrocession du matériel en fin de vie. Objectif : assurer la traçabilité de ses configurations depuis leur fabrication jusqu’à leur recyclage.


Au bout de trois années d’utilisation, l’ordinateur biodégradable subit un contrôle technique, il est alors mis à la disposition (pour 8€/mois) des associations dans un rôle social à savoir réduire la fracture numérique. Deux ans plus tard, la société Ashelvea reprend l’ordinateur et s’occupe du recyclage.

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Article rédigé par Elwina, novembre 2008