Pour un réveil tonique, rien de mieux qu’un bon verre de jus d’orange au petit déjeuner… et pourtant on n’imagine pas quel impact cette boisson a sur l’environnement : pulvérisation de pesticides chimiques, pollution liée au transport, cultivateurs sous-payés… Alors quelles oranges choisir pour limiter celui-ci ? Quel type de jus d’orange privilégier ?
Des oranges douces mais une planète amère…
Il existe 2 grandes espèces d’orange aux utilisations bien différenciées :
- La bigarade, ou orange amère (ou orange de Séville), est originaire du bigaradier. Elle est rarement consommée fraîche car elle est trop acide. On s’en sert surtout pour les confitures, des sauces, des sirops et des gelées. En Chine et au Japon, ses fleurs sont parfois séchées et ajoutées aux feuilles de thé. Le résidu de la distillation de son essence constitue la célèbre eau de fleur d’oranger, très employée dans la cuisine orientale et nos pâtisseries.
- L’orange douce, plus connue, est originaire de l’oranger, arbre fruitier le plus cultivé dans le monde. La consommation de son jus dépasse désormais celle du fruit, avec un fort % de la production des orangeraies dédié à la préparation de jus industriels venu d’Espagne, de Floride, du Maroc, d’Afrique du Sud… et surtout du Brésil, premier producteur d’orange et qui représente 70% de la production mondiale de jus d’orange. A noter que la Chine, son pays d’origine en est son deuxième producteur mondial mais ne l’exporte pas (encore).
Or on estime qu’il faut 100 kg de pétrole et 24 000 litres d’eau pour une tonne de jus d’orange du Brésil…autant dire l’importation de nos briques ou bouteilles de jus d’orange a un coût environnemental très vitaminé… Alors à quelle « sainte orange » se vouer ?
Concentré, pur jus ou nectar ?
Près de la moitié des jus d’orange sont vendus à température ambiante, après avoir subis une pasteurisation nécessaire à leur conservation (jusqu’à 12 mois).
Vous trouverez donc du jus d’orange dans les rayons non frais et sous différentes dénominations qu’il convient d’éclaircir :
- Les jus d’orange à base de concentré : l’orange, qui contient 90% d’eau , est souvent pressée sur le lieu de la cueillette avant d’en extraire la pulpe et les arômes. Le liquide restant est concentré six fois par un procédé de distillation puis pasteurisé et congelé. Le jus concentré est importé vers l’Europe par bateaux ou camions frigorifiques. Arrivé à destination, le concentré est dilué avec la même quantité d’eau extraite lors de la concentration. Un kilo de concentré d’orange permet d’obtenir environ
cinq litres de jus d’orange comparable au produit d’origine. La réglementation permet l’adjonction de sucre et doit être mentionnée sur l’étiquetage (limite maximale de 15g par litre).
- Les purs jus d’orange (« 100% Pur Jus « ) : directement issu des fruits
pressés ; le jus est stérilisé par pasteurisation ou flash pasteurisation puis stocké tel quel (et éventuellement congelé) avant son transport. Le prix est plus élevé que celui des boissons à base de concentré.
- Les nectars d’orange : composés de jus ou de purée de fruits avec un
pourcentage minimale de 50%, dilués avec de
l’eau et du sucre (20% maximum). Autant dire que leurs qualités nutritionnelles sont bien inférieures à celles des purs jus ou même concentrés.
Ces 3 types de jus peuvent aussi être sous forme réfrigérée c’est-à-dire présents au
rayon frais et préalablement pasteurisés, pouvant être conservés entre trois à quatre semaines. Cette pasteurisation garantit un jus de fruit sans adjonction d’ingrédient supplémentaire (conservateurs, colorants, acidifiants…), mais on considère que le pourcentage maximum des vitamines perdues lors de ce processus est de 10%. D’où aussi les jus enrichis en vitamines ou sels minéraux (calcium).
Mais ces vitamines de synthèse ne valent pas les naturelles car elles ne sont que partiellement assimilées par l’organisme. Autre inconvénient : le transport de ces jus de fruits réfrigérés doit être rapide et se fait donc souvent par avion, transport loin d’être écolo.
PepsiCo, propriétaire de la marque Tropicana a demandé à un organisme indépendant Carbon Trust le bilan carbone d’une brique de jus d’orange. Celui-ci serait équivalent à l’émission de 1,7 kilogramme de CO2.







allo
stupide