Du nouveau dans le patrimoine de l’Unesco !

Rassemblé les 7 et 8 juillet derniers pour sa 32e édition, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a complété la prestigieuse liste déjà bien remplie des zones qualifiées par l’organisation comme " ayant une valeur universelle exceptionnelle"  en y ajoutant 27 sites. On y compte 19 sites culturels et 8 sites naturels répartis à travers le monde.

Les récifs calédoniens sont désormais reconnus comme des trésors de l’humanité. L’inscription officielle du projet des lagons calédoniens conclut neuf ans de combat notamment ponctués par un échec en 2001. 

                                                                                                                  lagons calédoniens

Ainsi, Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, s’est révélé enthousiaste de l’adhésion au patrimoine de l’Unesco d’une importante partie du récif corallien de Nouvelle-Calédonie, précisant qu’il s’agissait "du premier espace de l’outre-mer français inscrit au patrimoine mondial".

"En cette année internationale des océans, un nouveau pas a été franchi vers l’objectif fixé, dans le cadre du projet de loi Grenelle Environnement, de placer 2 % du territoire sous protection forte d’ici 10 ans", a ajouté M. Borloo dans un communiqué. Ces louanges ont même apparemment suscité une vague de félicitations de la part de représentants, notamment australiens.

  • Le lagon néo-calédonien constitue la deuxième plus grande barrière corallienne continue du monde après celle de l’Australie.

                                                                                                           la grande barrière de corail

Par ailleurs, la zone se répartit en six sites totalisant quelques 15.000 km2, sur les 23.000 km2 que représente la zone totale. Ces six espaces marins constituent la diversité principale des récifs coralliens et des écosystèmes associés de l’archipel français de Nouvelle-Calédonie.

"Cette inscription devrait favoriser l’essor d’un tourisme durable et respectueux des sites, notamment la plongée sous-marine, et une gestion adaptée des ressources du lagon", a souligné le communiqué. Rappelons que l’objectif de cette liste est de faire connaître et de protéger les sites considérés comme exceptionnels.

Le récif corallien de Nouvelle Calédonie est le 33ème site français inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, il est le deuxième à être uniquement naturel, après le Golfe de Porto en Corse.

Yves Jégo , le Secrétaire d’état de l’Outre-mer, s’est également réjoui de cette décision qui, en cette année internationale des récifs coralliens, constitue une marque d’encouragement pour l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux qui s’investissent dans la protection des récifs et de la biodiversité, a-t-il annoncé dans un communiqué.

                                                                                                                                       Yves Jego

Pour Ahab Downer, Responsable du Bureau WWF-France en Nouvelle Calédonie, cette inscription est une superbe réussite et devrait renforcer les efforts déjà considérables pour assurer la conservation de ce bijou marin à la fois extraordinaire et fragile.

Par ailleurs, l’oeuvre de Vauban, le célèbre architecte militaire, dont les tours de Tatihou et de la Hougue (Manche), est également inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des biens culturels. Pour Jean François Le Grand, Sénateur de la Manche, Président du Conseil général, cette distinction prestigieuse honore le département de la Manche et met en lumière les richesses patrimoniales extraordinaires du territoire.

Les objectifs de l’UNESCO

  • encourager les pays à signer la Convention du patrimoine mondial et à assurer la protection de leur patrimoine naturel et culturel
  • encourager les Etats membres de la Convention à proposer des sites sur leur territoire national pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO
  • encourager les Etats membres à élaborer des plans de gestion et à soumettre des rapports sur l’état de conservation des sites
  • aider ces Etats à sauvegarder les sites du patrimoine mondial en leur fournissant une assistance technique et une formation professionnelle
  • apporter une aide d’urgence aux sites du patrimoine mondial en cas de danger immédiat
  • d’encourager les populations locales à participer à la préservation de leur patrimoine et de soutenir les actions de sensibilisation du public à la préservation du patrimoine
  • encourager la coopération internationale dans le domaine de la conservation du patrimoine.

Parmi les sites répertoriés en France, on retrouve notamment le Mont Saint Michel et sa baie, la cathédrale d’Amiens, le Palais et parc de Versailles ou encore le Canal du Midi.
                                                                                                              Mont Saint Michel

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Article rédigé par Elwina, juillet 2008