Nature : 12 lieux magiques à sauver

  • La Guyane
    Le mercure et le cyanure employés par les chercheurs d’or, les orpailleurs de Guyane, sont en passe d’empoisonner la forêt, l’une des 5 forêts vierges restantes au monde. S’infiltrant dans les cours d’eau et dans les sols, le cyanure et le mercure employés par des milliers de clandestins, vainement chassés par quelques dizaines de gendarmes, intoxiquent la chaîne alimentaire. Les poissons deviennent impropres à la consommation et les indigènes ne peuvent plus les consommer. La biodiversité de cette immense zone à la frontière poreuse est menacée malgré le projet de classer ce territoire en parc national et de sanctuariser le 1/3 sud de la zone. Deux projets en panne et en attente d’officialisation. Pendant ce temps…

  • Le Bassin du Congo
    Depuis la colonisation, 2/3 de la forêt qui moutonnait dans le bassin immense ont disparu. La forêt est écartelée entre des tentatives de préserver la faune et de classer des parcelles ou des zones et les concessions, légales ou pas, accordées aux exploitants. Oublions la guerre du Rwanda et de la RDC, République démocratique du Congo, qui ont ravagé la région. Les pygmées, 250 000 derniers des habitants d’origine de ces forêts, voient leur territoire se réduire comme peau de chagrin et réclament une aide pour s’insérer dans la société dans laquelle ils sont obligés de s’intégrer. Ils réclament également d’être associés aux décisions qui concernent leur habitat, comme celle de construire un oléoduc au Cameroun par exemple.

  • Angkor
    Première destination touristique du Cambodge, la cité de Pierre a déjà souffert de l’exploitation des mines, de l’isolationnisme et du régime Khmer rouge. Mais aujourd’hui, c’est le succès touristique qui la menace. 321 000 visiteurs payants en 2003, soit 7 fois plus qu’en 1998, Angkor Vath souffre : trop d’hôtels, pas d’égouts, eaux polluées versées directement dans la rivière, nappes phréatiques asséchées par la consommation croissante des touristes qui, chacun, consomme 100 fois ( !) plus qu’un habitant, monuments construits sur un fondement sableux… bref, la cité est en danger.

  • L’Arctique
    Nos petits enfants ne verront peut-être plus la banquise que dans leur livre d’histoire. Non seulement, la banquise et les glaces arctiques fondent à grande vitesse mais ce vaste territoire de 21 millions de km2 souffre de pollution croissante. Injustice que de voir ces espaces quasi vierge d’activité économique souffrir des retombées polluantes du reste du monde : ours blancs contaminés aux PCB cancérigènes, contamination des végétaux et de la chaîne alimentaire jusqu’aux Inuits ou habitants du Nunavuk, …



  • La ceinture orbitale
    La périphérie de la terre, non seulement menace de devenir une poubelle, mais également une zone dangereuse 3000 tonnes de débris issus de l’activité spatiale depuis Spoutnik en 1957. Au-delà de 300 km d’altitude, les débris ne retombent plus mais restent parfois des milliers, voire millions d’année en orbite avant de se consumer dans l’atmosphère terrestre. Tournant de 10 000 à 28 000 km/h, les 9000 objets de plus de 10 cm et les 35 millions ( !) d’objets de 0,1 à 1 cm sont de véritables dangers pour les activités spatiales, habitées ou non.

  • Le corail de Nouvelle-Calédonie
    La barrière qui coure le long de 1600 km au large de la Nouvelle-Calédonie est la plus longue du monde. Elle offre une grande biodiversité au gré de ses multiples lagons et récifs sur 40 000 km2, qui sont menacés par une l’installation d’usine de production de nickel. Les rejets, riches en métaux, de l’industrie hydrométallurgique sont une menace mal évaluée et la barrière n’est pas classée du fait d’un bloquage des élus locaux des trois provinces. Le sort de la Grande barrière de corail australienne n’a visiblement pas fait réfléchir tout le monde…



  • Hengduan et ses pandas
    Cette chaîne montagneuse du sud-ouest de la Chine abrite un très grand nombre d’éco-systèmes où survivent les pandas géants qui sont l’emblème du pays.Cet espace est lui aussi menacé par la pression démographique, l’érosion des sols, les inondations, la construction de barrages qui mettent la biodiversité sur la sellette.

  • La Grande Barrière de corail en sursis
    En Australie, la Grande Barrière de corail est un pôle d’attraction touristique majeur. Cette merveille qui rapporte chaque année environ 3,5 milliards d’euros contribue à générer quelque 63 000 emplois. La grande barrière de corail est en voie de disparition et menace d’avoir disparue d’ici 20 ans.

  • La presqu’île de Kola et sa poubelle nucléaire
    Au nord-ouest de la Russie, elle est connue pour être une poubelle nucléaire en servant de cimetière à une dizaine de sous-marins nucléaires mis à la casse et d’une quarantaine encore en service. Le tout dans des conditions effrayantes.

  • Le fleuve Niger
    Long de 4200 km, le « fils préféré de Dieu » est en train de s’assécher et de s’ensabler du fait de la pression démographique, de la pollution et de la surexploitation.

  • Le lace Edouard au Congo
    Le lac Edouard, 2350 km2 à cheval sur l’Ouganda et le Congo connu pour ses chimpanzés, ses lions, ses gorilles et éléphants, se meurt lentement mais sûrement. La guerre civile qui déchire la République démocratique du Congo et du braconnage cause la mort et la fuite des hippopotames. Or le crottin d’hippopotame est indispensable au délicat écosystème du lac Edouard qui est à son tour menacé. Quelque 9600 hippos avaient été comptés en 1974. En 2005, un comptage n’en a recensé que 683 : en 30 ans, la population d’hippos a baissé de 93 %.
    Aujourd’hui, les hippos, qui amenaient les nutriments de la terre à l’eau du lac, sont chassés pour leur viande et leur ivoire qui valent chers sur les marchés de contrebande.

  • Ouessant
    Au large des côtes de la pointe bretonne, pic fascinant battu par les vents où celui « qui voit Ouessant, voit son sang », un incroyable défilé menace. Celui des quelque 150 navires qui croisent chaque jour : chimiquiers, pétroliers, gaziers, cargos en tous genres. Depuis l’Amoco Cadiz en 78 et l’Erika en 99, les plus vastes champs d’algues laminaires d’Europe, les phoques gris, les dauphins et les nombreuses espèces d’oiseaux se savent menacés par la marée noire, le dégazage ou les naufrages. Les fonds d’Ouessant et de l’archipel de Molène sont classés Réserves de la biosphère par l’UNESCO mais cela ne protège guère…