Montréal : un futur en béton pour les bouteilles de verre !

Rédigé par Alan Van Brackel, le 13 Jan 2014, à 15 h 02 min
Montréal : un futur en béton pour les bouteilles de verre !
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A Montréal, on recycle le verre… en trottoirs !

Vers la micronisation du verre

montreal-trottoir-verre-recyclage-04La Chaire SAQ d’adaptation du verre de l’Université de Sherbrooke a réussi à mettre au point une technique innovante : la micronisation. Ce procédé consiste à réduire le verre en particules très petites, de la taille d’un micron (d’où le nom).

Une fois le verre micronisé, on peut l’intégrer dans un autre produit, par exemple du béton, en remplacement du sable.

Le béton peut ensuite être utilisé pour construire les trottoirs et chaussées.

La Ville de Montréal essaye actuellement la technique. Une licence a été vendue au centre de tri Tricentris qui va construite la première usine du genre. L’idée d’intégrer du verre dans le béton n’est pas complètement nouvelle, mais l’étude menée a été très poussée, de manière à produire un béton à ultrahaute performance, contenant plus de verre que les autres bétons de ce type.

Un béton très performant

montreal-trottoir-verre-recyclage-03Le béton a déjà été testé, sur des planchers ainsi que quelques trottoirs de Montréal, pour plus de 2 millions de bouteilles valorisées. Il pourrait servir sur des grands travaux d’infrastructures dans la ville prochainement.

Le béton, lui, est performant : le verre a un très bon effet liant qui se prête bien au béton. La qualité du revêtement s’en ressent : le béton est moins perméable et plus durable. Sa fabrication génère également moins de gaz à effet de serre que celle du ciment.

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10 commentaires Donnez votre avis
  1. vous ne mettais pas combien de temps sa met pour disparaitre

    • vous pouvez mettre le temps de disparition des materaux????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

  2. peut on faire de briques ou du beton refractaire avec du verre, pour par example faire un four , merci de vos reponces

  3. Bonjour, merci pour cet article qui m’éclaire encore plus sur la valorisation des déchets. En effet, j’aimerais savoir quelle quantité de bouteille pourra-t-on microniser si on veut par exemple goudronner 100m de trottoirs? en terme de collecte de bouteille j’aimerais savoir comment peut-on mettre un système efficace de collecte en marche pour recycler un bon nombre de bouteille si on veut intégrer cette technologie dans une grande ville comme Montreal. En fin en terme de cout combien cela peut couter. merci

  4. Tout dépend du contracteur,la plupart des contracteur ne mettent pas assez de roche pour avoir un fond durable,ils disent sur le contract qu’ils mettront 16″po ou 40 cm,mais lors des travaux ,ils ne mettent que10″po ou25 cm,il faudrait régler ce problème de fond avant d’essayer d’autres matériaux.Et aussi ce n’est pas les trottoir qui ont un problème ,ce sont les routes,elles sont dangereuses et mal construite .

  5. Le verre est composer de 80% de sable qui est cuit à plus de 1000 degré

  6. Enfin une bonne idée. Le facteur écologique est important mais il faudrait aussi parler de l’avantage économique: donc cout de fabrication du béton. Quels sont les projets de la ville dans ce domaine. Un bon sujet de reportage. Félicitations.

  7. si le beton se désagrege moins car moins de sable, nous devrions peut etre l’essayer pour la fabrication de nos ponts et viaducs qui tombent les uns apres les autres au Québec, au risque de tuer des gens à chaque instant

  8. Merci pour cet article, les résultats de ces recherches permettront de mieux valoriser le béton. Hormis l’avantage qu’on aura à utiliser un matériau à faible impact écologique, peut-on être éclairé sur les coûts? Je suis rédisant en Afrique et je souhaiterai qu’on regarde ensemble toutes les solutions à faible empreinte écologique qui pourront être valorisées dans un contexte Africain. Merci. Bon courage

    • Alan Van Brackel

      Bonjour,
      l’université de Sherbrooke n’a pas communiqué directement sur les coûts, mais je pense que vous pouvez les contacter directement. A noter qu’il s’agit d’un brevet déposé, et qu’il est là développé à l’échelle de la ville de Montréal, dont les travaux sur infrastructures sont tout sauf négligeables. Mais le mieux reste encore de leur poser directement la question.

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