Tendance écolo : je me mets au tricot

Ringard, le tricot ? Pas du tout : il revient à la mode avec la tendance du ‘do it yourself’. Loisir déjà peu polluant, on peut le faire de façon très écologique. Tous nos conseils pour se mettre au tricot écolo !

Tendance écolo : je me mets au tricot

Le do it yourself (DIY pour « fais-le toi-même ») a révolutionné le petit monde du tricot en quelques années. Aujourd’hui, on veut tricoter, et on peut même le faire sans polluer, zéro déchet et -presque- gratuitement. Tous nos conseils pour tricoter vert.

Comment tricoter responsable ?

Depuis une dizaine d’années, on voit de plus en plus de jeunes se tourner à nouveau vers le tricot, le crochet ou la couture.

En effet, ces arts créatifs possèdent de nombreux avantages : économiques, ils permettent de réaliser des habits et accessoires solides. À l’heure du prêt-à-porter, on peut créer des pièces uniques et originales à offrir ou à s’offrir. Enfin, il s’agit d’activités écologiques puisque demandant peu de ressources, et éthiques : on est sûrs que ce ne sont pas des enfants qui ont tricoté notre écharpe ! Il est possible de tricoter encore plus écolo en suivant nos quelques conseils.

Des aiguilles et de la laine écolos

Pour tricoter, il ne faut pas beaucoup de matériel : une paire d’aiguilles, de la laine et éventuellement un patron. Évitez les packs tendance « des aiguilles – un modèle – deux pelotes », sauf peut-être pour débuter. Achetez plutôt directement de la laine et des aiguilles, ce qui vous reviendra moins cher. Dans ce cas-là, choisissez de préférence une laine 100 % bio. La marque Bellelaine propose par exemple des pelotes de laine bio Made in France.

Si vous êtes vegan et que vous évitez les vêtements en laine, il existe également des fils à tricoter en coton bio ou même en chanvre bio fabriqués en France !

De même concernant les aiguilles. Il en existe de toutes les tailles en dans toutes les matières. Si vous devez en acheter, préférez des aiguilles en bambou, un matériau renouvelable issu d’une plante qui pousse très rapidement. En outre, elles sont plus agréables au toucher que des aiguilles en plastique.

Le matériel : pensez à l’achat d’occasion et à la récup’

Pour trouver des aiguilles et de la laine, vous pouvez faire appel à l’achat d’occasion, ou même au don. Demandez autour de vous : de nombreuses mamies ont encore de vieilles pelotes et des aiguilles qui traînent, et se feront un plaisir de vous montrer les points pour débuter. En outre, c’est une activité qui crée du lien entre générations !

Pour trouver de la laine, courez les vide-greniers ou les magasins d’occasion comme Emmaüs : on y trouve souvent des stocks de pelotes à bas prix. Les magasins de laine vendent également des pelotes de laine peu chères en déstockage, idéales pour commencer.

tricot senior

Le tricot, un échange entre générations ©Cherries / Shutterstock.com

La solution zéro euro et zéro déchet ? Détricotez un ancien pull et récupérez la laine pour la tricoter à nouveau ! C’est comme ça que faisaient nos mamies quand elles avaient un pull trop petit.

Comment apprendre le tricot

Tricoter écolo, c’est aussi prendre le temps d’apprendre. Si vous n’y connaissez rien, plutôt que de rester planté devant un tutoriel « tricot pour débutants », déplacez-vous et demandez à votre grand-mère ou un senior de votre entourage de vous apprendre. C’est bien plus relaxant et plus enrichissant.

Vous ne connaissez personne dans votre entourage qui tricote ? Il existe de nombreux clubs tricot, cafés-tricot ou des cours de tricot qui réunissent toutes les générations. Demandez à votre mairie ou au centre social de votre quartier. Vous pouvez aussi passer une annonce dans la boutique de laine de votre ville pour un échange de services : « Je recherche des cours de tricot contre des cours d’informatique » : à coup sûr, vous aurez des adeptes !

En bref, créer du lien social tout en réalisant des accessoires chauds et écologiques, à bas prix : le tricot a tout bon.