La méditation, un détachement volontaire qui fait du bien !

La méditation, un détachement volontaire qui fait du bien !

Nombreuses sont les définitions ou significations occidentales et orientales du verbe «méditer».  Je vous laisserai les consulter à loisir ; c’est un exercice intéressant. Notons qu’en matière de médiation, le plus difficile n’est pas de méditer en soi, mais de décider de méditer.  On va ici aborder le sujet sous son aspect « bien-être » et « santé préventive ».

Pourquoi méditer ?

Ça y est ! J’en vois déjà qui râlent :  “ouais, c’est un peu tarte à la crème votre sujet ! La méditation, tout le monde en parle. C’est un truc soit disant zen pas confortable : on est assis les jambes croisées, plongé dans une profonde concentration… ; pas trop mon truc ! On se calme.

La méditation, c’est “juste” ou principalement :

  1. prendre du recul ;
  2. se déconditionner des stimuli extérieurs ;
  3. mettre de la distance avec nos émotions, donc avec notre mental : les observer “s’agiter” pour mieux s’en libérer et ne plus être leur esclave ;
  4. comprendre avec le temps ce qui a réellement de l’importance pour nous.

Bref, on médite (aussi) pour souffler un peu, quoi ! Pour ne faire qu’un avec le silence et la paix intérieurs. Être vigilant, concentré, attentif à ce qui se passe en nous mais sans “ré-agir“, c’est ça méditer ; et c’est aussi pour cela qu’on médite. D’autres parleraient d’éveil, d’illumination, de félicité, de liberté, etc.

Et même pas obligé d’aller dans un monastère, au fond de notre appartement ou de notre jardin. En faisant la vaisselle, les courses, dans le bus, devant l’ordinateur, etc. c’est possible aussi.  Vous commencez à sentir ce que je veux dire ?

« Décrocher le wagon deux secondes », “débrancher”, “poser les gaulles”… mais “dans sa tête”.

L’époque veut plus d’authenticité

Nous vivons dans une époque du “faire” et de “l’avoir”, donc dans une “époque de l’extérieur”, dans une époque où le conjoint, le travail, l’argent, l’entourage, les sensations,… nous emmènent à “l’extérieur de nous”. Cette stimulation des sens, cette “vie extérieure” nous pousse sans cesse à souhaiter «toujours plus » : plus de nouvelles « choses matérielles », plus de nouvelles sensations à éprouver, plus de nouveaux endroits à découvrir, etc.

On a tous un jour dit et/ou entendu :

  • “Ne reste pas là à rien faire !”,
  • “Qu’est-ce que vous avez fait aujourd’hui ?”
  • “Il ne fait rien, c’est un fainéant, un doux rêveur”,
  • “J’ai tant de choses à faire et à découvrir !”
  • “Je ne peux pas rester là à rien faire, c’est insupportable !” etc.

Je vous le dis : nous sommes des drogués de « l’outdoor » !  Et la société trouve ça bien, le valorise, l’encense :  « Faire » toujours plus ! « Avoir » toujours plus.

Ce qui au final “flingue” la planète, nous flingue au passage et provoque souvent du stress inutile. On est dans la rubrique « santé préventive » :

Je vous rappelle que le (mauvais) stress est à l’origine de 70 % des maladies…

Bon d’accord : ne rien faire et ne rien avoir n’est pas une solution non plus…  Nous le savons tous mais nous l’oublions trop souvent : la véritable sérénité, la paix, l’amour vrai, c’est en nous qu’ils sont.

Ni l’argent, ni le conjoint, ni même les enfants, ni le statut social, … ne peuvent nous les amener durablement. Ils sont extérieurs ; ils peuvent disparaître du jour au lendemain. J’exagère. Mais ai-je tort ?

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