Notre corps réagit à la lumière. Et donc il est sensible à l’hiver, tout comme notre moral. D’où la luminothérapie….
Notre comportement change en hiver
L’hiver, pour se protéger du froid et en réaction aux signes de l’hiver, on a tendance à augmenter les quantités que l’on mange, à privilégier les lipides, c’est-à-dire les graisses, animales ou végétales. Celles-ci étant des isolants thermiques sont stockées pour nous protéger du froid. Comme on est souvent au bureau et bien chauffé chez soi, on a pas besoin de ce stocke de graisses. Donc, au final, ce réflexe hivernal peut favoriser l’obésité.
Autre réflexe inconscient qui apparaît l’hiver face à la diminution de la durée du jour : la somnolence.
Notre besoin de domir s’accroît donc avec la nuit qui s’allonge. Les spécialistes, qui constatent le besoin du corps de lever un peu le pied l’hiver, recommandent de dormir en moyenne une heure de plus.
On le fait peu mais en revanche, au manque de sommeil s’ajoute une baisse de notre vigileance du fait de la luminosité plus faible. C’est notre horloge interne qui a tendance à se dérégler alors que son rôle de régulateur de toutes nos activités est fondamental (respiration, sommeil, alimentation, …). Pourquoi ? A cause d’une hormone dont la production s’accroît quand la luminosité baisse : la mélatonine.
La luminothérapie, pourquoi / comment ça marche ?
Selon cette horloge interne, notre rythme moyen naturel, dit circadien, n’est pas de 24 heures mais de 24,2 heures.
La lumière régule et recale, via les récepteurs de l’oeil, la synchronisation de notre rythme.
Or, l’horloge biologique a également une action sur toutes les cellules du corps.
Certains chercheurs pensent qu’un individu « désynchronisé » ou « déréglé » auraient tendance à tomber plus facilement malades ou être moins résistants à des environnements cancérigènes Bref, on a des raisons de se sentir fatigué en hiver. D’autant plus que notre moral est influencé par notre physique.
On le sait bien, quand notre corps peine, notre moral est moins bon. L’hiver est donc souvent la période des coups de blues et parfois même des dépressions saisonnières. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas rare puisque les spécialistes estiment que 15 à 20% de la population ressentiraient ces pertes de tonus du fait notamment du manque de lumière.
Luminothérapie – Repères
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3 à 6% de la population sont sujets à la dépression saisonnière hivernale selon la Fondation de la recherche médicale.
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