Le logement, coupable du réchauffement ? (2)

Les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des bâtiments ont progressé de 22 % depuis 1990. Sans plan d’actions fort, il émettra au moins 125 millions de tonnes de CO2 en 2015. Voici quelques conseils pour un logement plus économe.

Investir…en faisant les bons choix

Se soucier de minimiser les répercussions de la construction sur l’environnement doit se faire à toutes les étapes du « cycle de vie » de notre logement :

  • lors de sa conception : choisir des matériaux à faible impact environnemental
  • lors de son isolation : isoler thermiquement son habitation permet de réduire les pertes de chaleur et donc les besoins en énergie… de la qualité de l’isolation dépend la maîtrise de votre consommation d’énergie
  • lors de son aménagement intérieur : choisir des équipements qui consomment un minimum d’énergie pour le chauffage , l’électroménager et l’éclairage et des produits non polluants qui émettent peu de "COV" (Composés organiques volatil)
  • … jusqu’à sa démolition.

Différents labels de qualité reconnus vous aident à identifier des matériaux de construction respectueux de l’environnement.

Choisir des matériaux pauvres en … « énergie grise »

L’ "énergie grise" est la quantité d’énergie nécessaire pour produire un matériau de construction : de l’énergie est consommée pour extraire les matières premières dans les carrières, les transformer en produits finis, les transporter jusqu’au chantier…

Plus un matériau contient de l’énergie « grise », plus il participe à la pollution de l’air et à l’épuisement des ressources énergétiques.

L’émission de CO2
engendrée par la construction de murs donne une image de cette énergie grise contenue dans les matériaux :


Source : Analyse du système des logements, Institut Wallon, 2000.

Si une construction respectueuse de la santé est souvent plus chère à l’investissement qu’une construction « conventionnelle », son surcoût de 10 % est généralement amorti par les économies réalisées au niveau des consommations d’énergie et d’eau…un bon investissement à long terme.

Le coût énergétique pour la construction d’un bâtiment en bois est ainsi 2,5 à 4 fois moins élevé que celui d’un bâtiment conventionnel en briques.

Les COV, attention danger !

Les COV sont émis par les produits d’aménagement, d’entretien et de bricolage (peintures fraîches, décapants, colles, solvants…), les meubles en panneaux dérivés du bois, les plaques isolantes de polyuréthane et de polystyrène, certains revêtements de sols et de murs

Après leur pose, les matériaux « solides » ( moquettes, isolants, papiers peints…) peuvent émettre des COV d’une manière constante pendant plusieurs mois (parfois pendant plusieurs années).

Le chauffage des locaux, une humidité excessive et un faible renouvellement de l’air favorisent la concentration en COV.
Les solvants organiques font, pour beaucoup, partie des COV.

Les nouveaux habitats, tendance "écolo" ?


La construction de bâtiments neufs semble s’intégrer ainsi de plus en plus dans la logique du développement durable : en France, on parle de bâtiments HQE (Haute Qualité Environnementale), au Canada, de maisons saines, en Belgique, de bioconstruction…

La nouvelle réglementation thermique (dite RT 2005) renforce de 15 % l’exigence de performance énergétique pour les bâtiments neufs avec une limitation du recours à la climatisation et de la demande en électricité.

De plus en plus d’habitants prennent des responsabilités nouvelles vis-à-vis de leur maison, place à "l’autoconstruction" !

Le logement, un des responsables du réchauffement climatique ? Oui. Et dans 10, 30, 50 ans… stagnation ? La réponse est entre nos mains…

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