Jardins suspendus : des jardins dans la ville

Projet d’agriculture urbaine collaborative, les Jardins Suspendus de Vincennes rassemblent des personnes d’horizons divers et de toutes catégories sociales et éveillent les consciences à la production locale, de saison et biologique comme prélude aux enjeux du développement durable.

Jardins suspendus : des jardins dans la ville

Après avoir quitté le groupe de presse dans lequel il a travaillé pendant 15 ans, Frank-Olivier Torro, désormais Président de l’Association des Jardins Suspendus, s’est lancé dans un projet porteur de sens : relier les citadins que nous sommes à la terre nourricière, lancer des initiatives utiles, créer des emplois non délocalisables dans l’économie sociale et solidaire, et pousser les citoyens à agir au lieu de se plaindre de l’inaction de nos élus.

Sensibiliser aux enjeux du développement durable par l’agriculture urbaine

C’est en cherchant une manière de développer le compostage – qui allie les enjeux de la lutte contre le gaspillage à ceux d’une production alimentaire plus écologique – tout en l’intégrant à un projet plus vaste qui réunisse toutes les dimensions du développement durable et qui crée du lien entre les habitants, que sont nés les Jardins Suspendus de Vincennes. Rencontre dans la jungle des villes.

« Avec mon ami Olivier Blond, secrétaire de l’association, nous avons imaginé ce projet en partant d’un espace en friche délaissé en plein coeur de la ville que je connaissais bien, et nous nous sommes demandés comment lui rendre vie autour de nos préoccupations écologistes. Nous avons réussi à convaincre la ville de nous soutenir en décembre 2013 et Georges Delbrel, un ami commun, nous a rejoint assez rapidement comme trésorier de l’association. Les Jardins Suspendus, c’est donc aussi une histoire d’amitié : sans notre complémentarité et les liens de confiance qui nous lient, rien n’aurait été possible », explique Franck-Olivier.

Les Jardins Suspendus en quelques dates

  • Décembre 2013 : proposition du projet au Maire de Vincennes, Laurent Lafon, et à son Adjointe au Développement Durable, Odile Séguret.
  • Août 2014 : signature de la convention avec la mairie.
  • Septembre 2014 : participation à la journée des associations où le nombre maximal d’adhérents à qui il est possible de confier une parcelle est atteint.
  • Janvier 2015 : lancement de l’activité avec les adhérents.

Victimes de leur succès, les parcelles sont attribuées par tirage au sort

Pour une surface totale de 4.000 m2, dont 1.600 m2 sont divisées en 60 parcelles cultivables de 20m2, l’association qui compte aujourd’hui 130 membres est désormais victime de son succès : il ne reste plus assez de parcelles à distribuer.

« C’est à la fois un grand regret et une grande fierté : c’est la preuve que notre association connaît un succès considérable. Nous avons très vite été débordés par les demandes et avons finalement opté pour le tirage au sort, qui nous semblait la méthode d’attribution la plus juste possible. Les parcelles sont confiées pour un an avec reconduction tacite, sous réserve bien sûr de respecter le règlement intérieur qui stipule en particulier de cultiver effectivement son jardin. »

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© picnpop.fr

Tomates bien sûr, mais aussi salades, radis, haricots verts, carottes, poivrons, épinards, roquette, piments, bref tout ce qui pousse sous nos latitudes s’épanouit donc gaiement. Chaque adhérent est responsable de sa parcelle. Le reste – outillage, eau potable – est mis en commun et les frais sont à la charge de l’association.

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