Un “Green Deal” pour l’Europe

“Le Green Deal ou comment combiner relance économique, réduction de l’empreinte écologique et progrès social partagé”. Le rassemblement Europe Ecologie propose un nouveau projet pour l’Europe, un « Green Deal », une solution à la crise globale incluant le volet environnemental, financier, social et alimentaire.

Un new deal écologique,   green deal économique

Le Green Deal, en référence au New Deal mis en place par Roosevelt pour sortir de la crise de 1929, veut offrir des solutions pour sortir de la grave crise climatique actuel.

  • La source de ces crises est double : la dictature du court-terme et l’exploitation effrénée de l’homme et de la nature.

Ce “Green Deal” se révèlerait capable d’enclencher une transformation en profondeur de notre modèle de développement et de nos modes de vie.

«On ne s’appuie pas sur cette situation, on la regrette, les écologistes la dénoncent déjà depuis vingt ou trente ans», a pris soin de préciser la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot.

Depuis leur création, les partis verts européens mettent en évidence l’ampleur du défi et insistent sur les mesures nécessaires à prendre.

Pour eux, il est évident que l’UE constitue un cadre politique particulièrement approprié dans lequel les politiques susceptibles d’atteindre l’objectif vital de réduction de notre empreinte écologique pourront se coordonner et se développer efficacement.

Dans tous les cas, le capital naturel est plus profondément atteint que le capital financier et de manière souvent irréversible.

En 2006, le rapport Stern estimait l’impact des changements climatiques entre 5 et 20 % du PIB mondial si rien de sérieux n’était fait immédiatement, tout retard ne pouvant qu’aggraver les choses.

Ce Green Deal économique et social veut diriger la conversion écologique et solidaire de notre économie.

  • Il se traduira notamment par un plan européen d’économies d’énergie (rénovation des logements, le développement des énergies renouvelables, des transports collectifs, d’une agriculture de qualité et de proximité, principalement biologique).
  • Il orientera l’industrie vers des productions moins polluantes de biens durables et fonctionnels, recyclables ou sans déchets.

Face à la rareté et l’épuisement des ressources naturelles, notre modèle de développement doit être repensé et reposer sur un programme majeur d’investissement en matière notamment de recherche adapté aux nouveaux enjeux.

Prenant sa part de responsabilité dans la crise globale actuelle, l’Union européenne doit proposer un nouveau projet de mondialisation, fondé sur la justice sociale et environnementale tant au sein de l’Union qu’au niveau international.

  • Financement des biens publics mondiaux, entretien et restauration des grands écosystèmes.
  • Droit à la souveraineté alimentaire.
  • Nouvelles règles économiques et commerciales internationales.

« Aucune solution technologique simple existante peut permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre assez vite pour résoudre le problème. Les réponses vont être économiques, politiques et comportementales. Et beaucoup de pays vont devoir apprendre l’art de transition rapide, » estime Andrex Simms, le directeur politique de la New Economics Foundation (NEF).

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