Les Français et les dangers du climat

Le dimanche 20 et le lundi 21 juillet derniers, le Monde a publié les résultats d’un sondage Ifop révélant la perception des Français du réchauffement climatique et du nucléaire. Ceux-ci déclarent être moins effrayés par les dangers du nucléaire que ceux du réchauffement climatique, voire la pollution des eaux, tandis que les incidents de Tricastin et de la Drôme et leurs impacts occupent plus que jamais l’actualité.                                                                                                          réchauffement climatique

  • Le sondage a été réalisé auprès d’un échantillon de 1009 personnes, représentatif de la population française de plus de 18 ans, peu de temps après l’annonce de deux fuites radioactives en l’intervalle de dix jours dans des usines exploitées par Areva.

Par rapport à un sondage antérieur effectué en 2002, les Français sont nettement plus nombreux à exposer les dangers liés au réchauffement climatique, lorsqu’on les interroge sur les risques qu’ils considèrent comme les plus inquiétants :

  • 53 % des personnes sondées évoquent ainsi les menaces liées aux changements climatiques, alors qu’elles étaient seulement 20 % à les avancer en avril 2002.
  • 36 % abordent les risques liés à la pollution des eaux (contre 40 % en 2002),
  • 27 % ceux liés au nucléaire (33 % en 2002),
  • 24 % à la pollution atmosphérique en ville (36 %),
  • 23 % les risques alimentaires (30 %),
  • 16 % les risques industriels (25 %) et
  • 4 % l’amiante (9 %).

                                                                                                                        nucléaire

Plus significatif : les deux tiers (67 %) des personnes sondées déclarent qu’il faut conserver la part du nucléaire dans la production énergétique. En effet, selon ces personnes, "il assure l’indépendance énergétique de la France". Le dernier tiers (33 %) estime au contraire que "c’est dangereux".

  • Il y a encore 6 ans, les Français étaient bien plus partagés entre ces deux avis (52/47).

Toutefois, les répercussions de l’incident du site de Tricastin semblent graves pour 81 % des Français, et "très graves" pour 37 % d’entre eux, ce qui n’est pas négligeable.
Par ailleurs, ils font davantage confiance aux associations de protection de l’environnement (79 %) ou à l’autorité de sûreté nucléaire (62 %) quant aux informations apportées qu’au gouvernement (30 %) ou à Areva (32 %).                                                                                                                  

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Article rédigé par Elwina, juillet 2008