Le Foodlab : expérimentations culinaires et convivialité [vidéo]

Volumes est à la fois un espace de co-working, un fablab et… un foodlab. Créé comme un lieu d’échanges convivial et informel, le Foodlab permet d’expérimenter de nouveaux concepts autour de la cuisine et de la gastronomie, celle d’aujourd’hui et de demain. Reportage.

A peine le seuil de l’espace de coworking Volumes franchi, des odeurs de cuisine titillent nos narines. Aujourd’hui, comme tous les mardis, Le Foodlab, le laboratoire d’expérimentations culinaires du lieu organise son apéro.

Le Foodlab : une sorte de fablab de la gastronomie

Une façon de réunir toute la joyeuse communauté de cet endroit caché au fond d’une cour du 19e arrondissement de Paris et d’échanger autour de ses projets, tout en se régalant les papilles. « Beaucoup de relations se déroulent autour d’un repas. Les fondateurs de Volumes avaient envie de formaliser ces discussions de couloirs », explique Tiphaine Calmettes, manager du Foodlab. D’où l’idée de créer un endroit pour favoriser ces échanges informels.

Plutôt qu’un simple lieu de rencontre, le Foodlab a été conçu comme une sorte de fablab de la gastronomie, équipé de tout ce que compte une cuisine professionnelle et d’un espace bistrot.

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Tiphaine Calmettes anime le lieu en organisant des événements, apéro, déjeuner avec des chefs, cours de cuisine, séances de yoga cuisine pleine conscience etc. D’une part, ces moments permettent aux professionnels d’expérimenter de nouvelles recettes et de tester des concepts. D’autre part, ils créent des opportunités d’échanges. Le tout dans un esprit de cercle vertueux.

Le FoodLab, ouvert en novembre 2015, n’en est qu’à ses débuts et la manager du FoodLab a des idées plein la tête.

Mamie Foodie au Foodlab

Cette semaine, le FoodLab a invité Mamie Foodie à enfiler le tablier pour son apéro convivial hebdomadaire. Jocelyne, une « mamie » cuisinière de la start-up est aux fourneaux. Au menu : colombo de poulet et gâteau de patates douces. C’est drôlement appétissant. Mamie Foodie a été lancé par Johanna Pestour et Valentine Foussier, deux jeunes entrepreneures tout juste sorties d’une grande école de commerce. Mais qu’est-ce que c’est au juste ?

L’idée de Mamie Foodie est de proposer à la vente des bons plats préparés par des personnes âgées passionnées de cuisine. Les gourmands sont ravis de retrouver les saveurs d’un plat fait maison comme les cuisinaient leurs grands-parents justement.

De leur côté, les mamies et papis cuisto sont heureux de faire (re)connaître leurs savoir-faire à des personnes en dehors de leur entourage à travers une activité valorisante et rémunérée. « Mamie Foodie m’a beaucoup aidé moralement et aussi un peu financièrement. Ça me fait rencontrer du monde, échanger, explique Jocelyne. Ça m’a fait chaud au coeur, je n’en reviens pas ! ».

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Pour l’heure, Mamie Foodie propose ses services de déjeuners essentiellement dans des espaces de coworking avant de s’attaquer à d’autres lieux de travail plus classiques c’est-à-dire les entreprises sans cantine collective. Autre lieu pour déguster les plats de ces cuisto senior des quatre coins du globe : les événementiels comme cet apéro du Foodlab qui permettent à la start-up de se faire connaître.

« Nous souhaitons continuer le projet et le porter le plus loin possible. Pourquoi pas lancer un resto “Mamie Foodie” où plusieurs seniors alterneraient la préparation des repas. Ce restaurant pourrait aussi être animé avec des ateliers intergénérationnels par exemple. En effet, avoir un lieu permettrait de “consolider les liens” et d’offrir une “stabilité économique” pour les grands-parents avec des prestations plus régulières », souligne Johanna Pestour.

En attendant, au Foodlab, le niveau de la marmite de colombo descend irrésistiblement et les convives bol en main et fourchette à la bouche se régalent. Les discussions, la bouche pleine, vont aussi bon train.