Etat et avenir de la consommation durable

La consommation durable, aussi appelée consommation responsable, recouvre une réalité de plus en plus visible dans le paysage commercial. Sous la poussée des aspirations de plus en plus de consommateurs à consommer plus intelligent, en respectant mieux la planète et la santé, des nouveaux comportements d’achat et de consommation s’ancrent dans notre quotidien.

ÉTAT ET AVENIR DE LA CONSOMMATION DURABLE

A travers ce document et avec la volonté d’ouvrir de nouvelles voies pour sortir la consommation durable de sa marginalité, le Mouvement Vraiment Durable a souhaité dresser un panorama des nouvelles tendances de consommation et analyser leurs impacts sur des modes de consommation plus durables

Sommaire

 La conso responsable évolue

  • Les spécialistes convergent dans leur diagnostic : les enjeux du développement durable débouchent tous sur la question de la consommation.
  • La remise en question des modes de consommation et de production traditionnels, hérités du modèle de développement des sociétés industrialisées des XIXème et XXème siècles, est au coeur de la problématique du développement durable.

La menace sur les ressources naturelles

deforestationLa menace qui pèse sur le renouvellement des ressources naturelles, leur inégalité de répartition dans le monde et le risque d’instabilité politique que cela constitue.

Autant de facteurs sur lesquels se base l’affirmation d’une nécessaire modification de nos modes de vie. (> cf.L’épuisement des ressources naturelles)

Consommation et nouvelles aspirations

Face à ce défi, les mobilisations existent et la prise de conscience globale semble se confirmer :

  • d’après la dernière étude du Credoc parue en mars, 44 % des consommateurs français affirment tenir compte des engagements de citoyenneté des entreprises lorsqu’ils achètent un produit
    .> Encylo écolo  : Sur l’attitude des Français face au développement durable

A l’échelle internationale, les grandes organisations se sont emparées de la question, comme aux conférences de Rio ou de Johannesburg

Enfin, de nombreuses initiatives existent qui proposent des moyens concrets pour mettre en pratique son engagement en faveur d’une consommation plus durable.

Ce tableau optimiste est néanmoins à nuancer : les engagements internationaux restent quasiment sans suite, seule une faible proportion de consommateurs franchit le pas entre la déclaration et l’action réelle.

Enfin, seule une population d’initiés suit les recommandations des associations. Bref, la consommation durable peine à sortir de sa marginalité.

Objectifs et méthodologie de l”étude conso durable

C’est pour éclaircir les raisons de ces difficultés que le Mouvement Vraiment Durable a souhaité conduite une étude sur l’état et l’avenir de la consommation durable, en partenariat avec le Comité 21, l’Institut LH2 et sous la surveillance d’un Comité d’Experts ad hoc.

L’étude repose sur des entretiens réalisés auprès de cinq grandes familles  d’organisations :

  1. des autorités régulatrices,
  2. des organisations à objet économique,
  3. des centres de recherche, des observatoires,
  4. des médias, des acteurs culturels,
  5. et enfin des associations environnementalistes et des associations de consommateurs.


L’émergence historique du consommateur durable

L’émergence du consommateur en tant que tel est généralement datée du Moyen-âge. Avec le développement des transactions, l’étendue des terrains d’échanges et de rencontres que constituent les villes, et l’interdépendance croissante entre les métiers, les individus ont peu à peu pris conscience de leur rôle dans le système marchant et intégré leur force collective.

junk foodIl faut néanmoins attendre la naissance d’une nouvelle forme de société avec l’industrialisation, à la fin du XIXème siècle, pour que le concept de consommateur prenne toute son envergure.

Très vite émergent dans ce siècle des préoccupations environnementales et sociales chez le consommateur.

Dans les années 60, décennie au cours de laquelle est créé l’Institut National de la Consommation, des magazines spécialisés sur la consommation ainsi que des associations multiplient les enquêtes et les recommandations en faveur d’une consommation qui prenne en compte la pollution des produits et les risques pour la santé.

A cela s’ajoute très vite des préoccupations d’ordre social – respect des droits de l’homme et du travailleur, poussées par les ONG qui développent parallèlement des actions de sensibilisation et d’information à l’intention du grand public.

Cette prise de conscience est concomitante d’une montée des préoccupations politiques et économiques liées à la consommation. Au niveau européen, la politique en faveur des consommateurs est intégrée au Traité de Rome.

A l’échelle internationale en revanche, le changement des modes de consommation devient très vite le terrain d’affrontement entre pays développés et moins développés, comme ce fut le cas à Rio en 1992. Dix ans plus tard, la conférence de Johannesburg a tenté d’éclaircir les responsabilités mais sans succès véritable. Enfin, la Commission du Développement Durable des Nations Unies tente depuis 1993 de traiter le sujet.

Force est de constater malheureusement que, des années plus tard, les actions concrètes et les résultats restent maigres

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