Développement durable, mode et réalités (2)

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La notion de développement durable est très large et de plus en plus souvent évoquée.
S’agit-il d’un changement radical ou bien d’une passade de nos sociétés avides de nouveautés ?
Quelle est la part de mode dans cet engouement ?

Sommaire Développement durable

1ère partie

  1. Définir le développement durable
  2. Une attitude globale à l’opposé de l’égoïsme
  3. Les Français et le développement durable

    2ème partie

  4. Le développement durable, un sentiment profond
  5. L’éthique et le bio, valeurs essentielles du développement durable
  6. Un sondage qui confirme l’engagement des consommateurs

Le développement durable, un sentiment profond

Plusieurs autres enquêtes concordent pour souligner que pour les Français le respect de soi et de l’environnement sont au centre d’une attirance croissante pour le bio, le naturel, le développement durable, le commerce équitable, … notions parfois mélangées quoique distinctes. La notion de consommation durable progresse dans les esprits et dans les actes d’achats se traduits par des attentes croissantes et multiformes des consommateurs.

« Lorsqu’on demande aux consommateurs ce qu’ils sont prêts à faire dès maintenant, ils répondent qu’ils sont prêts à tout faire ! Cette unanimité s’explique par l’aspect très valorisant pour l’égo de la consommation responsable. Faire attention à la planète est aussi une attitude narcissique, liée à l’estime de soi » expliquait la sociologue Danièle Rapopport en rendant compte d’une enquête sur le développement durable.

Cela souligne, selon elle, que la consommation écologique est dorénavant un élément structurant de la personnalité et de l’appartenance au groupe. La conclusion qu’on peut en tirer est que la consommation durable ne remet pas en question le monde de consommation qui est le nôtre.

  1. L‘environnement et la pollution sont la troisième préoccupation des Français après le chômage et la santé****.
     
  2. Les Français estiment à 59% que les entreprises dont ils sont clients doivent se préoccuper de l’environnement*****.
     
  3. Selon une étude de mars 06, dans l’esprit des Français (69%), l’environnement est un critère d’achat prioritaire pour 29% et suscite un rejet très faible (13%) surtout du fait des catégories peu diplômées, rurales et peu impliquées dans la vie sociale.
     
  4. Selon Ipsos, 53 % des Français considèrent que leur consommation a un impact négatif sur l’environnement et 85 % ont le sentiment que dans leur vie quotidienne, ils pourraient faire quelque chose pour protéger l’environnement. 50% des Français seraient prêts à « acheter responsable ».
     
  5. 81% des Français sont contre les pesticides** et considèrent comme une priorité de limiter l’usage des pesticides.
  6. A l’occasion du Grenelle de l’environnement, processus lancé par le gouvernement Fillon à l’automne 2007, les Français estiment que, parmi les mesures à adopter en priorité, il y a pour 81% des sondés, l’incitation des industriels à faire passer de 20 à 50% la part de matériaux recyclables dans la composition de leurs produits.
     
  7. Les Français ont une image positive des produits contenant des matières premières recyclées*** et leur confèrent une véritable valeur ajoutée. L’image des produits en recyclé est très positive auprès de la population. Les personnes interrogées ont en effet contredit l’idée selon laquelle ces produits sont souvent de moins bonne qualité que les autres (73%), qu’ils sont en général fabriqués par des marques bas de gamme (73%) ou qu’ils n’inspirent pas confiance (81%).

    D’ailleurs, elles sont 84% à déclarer acheter des produits recyclés. Cependant, certains le font en connaissance de cause (34%) alors que d’autres pensent qu’ils en achètent sans le savoir (53%).

  8. Selon une enquête effectuée sur les pratiques des consommateurs en 2007 (a) , 92% d’entre nous se disent prêts à traduire leurs aspirations éthiques dans leurs actes d’achats.
     
  9. Le concept de développement durable est désormais connu, selon cette enquête, par 54% de la population, même cette connaissance reste parcellaire. En effet , le développement durable est souvent assimilé à la protection de l’environnement (51%) ou à l’éthique pour 17%.

    Seuls 3 % des consommateurs pensent que le développement durable implique de consommer moins.
     

  10. Enfin, entre 60 et 70% des sondés attendent des entreprises des secteurs automobile,des produits d’entretien, alimentaire ou de l’énergie, qu’elles fassent de « gros efforts », voire de « très gros efforts », ce que confirment les notes attribuées dans le Baromètre Ethique et Environnement.

Consommation durable veut dire consommer « mieux », pas forcément consommer « moins »

L’éthique et le bio, valeurs essentielles du développement durable

  1. Les Français sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à l’alimentation bio et au bio en général. C’est une confirmation de la 8me édition du baromètre de l’Agence Bio, un organisme public dédié au développement de l’agriculture biologique .
  2. Selon cette même enquête, d’une manière générale, 2 Français sur 3 déclarent qu’ils privilégient l’achat de produits respectueux de l’environnement ou des principes du développement durable.

    > Au-delà du bio, c’est de consommation éthique dont il s’agit comme le montrait une étude de mars 2006 sur 6000 personnes* :
     

  3. Plus de 6 Français sur 10 pensent et commencent à agir « développement durable » dans leur vie quotidienne.
     
  4. 64,8% déclarent privilégier les marques qui ont une véritable éthique.
     
  5. 31%déclarent choisir des produits respectueux de l’environnement (+14,4 points par rapport à 2004).


    Un sondage confirme l’engagement en faveur de la consommation durable

    Publié en mai 2008 et réalisé auprès de 865 personnes par le CSA, le 3e Baromètre sur la
    relation aux marques des Français montre que :

    1. Une majorité très forte 93 % des consommateurs français ont déjà
      changé ou renoncé à une marque pour des raisons d’ordre sociétal ou
      environnemental.
      C’est le principal enseignement de ce sondage

    2. Par ordre
      d’importance décroissant les critères qui pèsent dans leur choix d’une marque sont : le respect de l’environnement (83 %), la santé et la sécurité (69
      %), les valeurs éthiques (56%)

    3. Il apparaît 3 grands profils de consommateurs : les "activistes", les "désimpliqués" et
      les "écologistes incantatoires" (?) Les premiers se divisent en
      2 catégories : les « agissants », tournés vers l’action, qui
      n’hésitent pas à changer de marque pour des raisons variées et les «
      penseurs » qui, réfléchis, attachent le plus d’importance aux
      critères sociaux et environnementaux.
      Les désimpliqués, comme leur nom
      l’indique, ne sont pas vraiment réceptifs aux enjeux
      écologiques. Les « écolos incantatoires », eux, se déclarent très
      sensibles aux aspects sociaux, mais dans l’ensemble passent peu à
      l’acte.

    Sources
    a) Enquête LH2 pour Vraiment Durable en 2007
    b) Etude Credoc 2007 (Centre de recherche pour l’étude et l’organisation des conditions de vie)
    c) Sondage Ifop pour La Poste, mars 2007 * Etude TNS Mediaintelligence et Aegis media expert
    ** Sondage Ifop de sept. 07
    *** Sondage réalisé cet été par l’institut TNS-Sofres à la demande d’Eco-Emballages
    **** Sondage TNS-Sofres dec 06
    . ***** Sondage Opinion way, dec 06
    ****** Etude Ifen *"Les pratiques environnementales des Français en 2005" de l’Institut français de l’environnement (IFEN), réalisée avec l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et le ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable.
    Enquête CSA Baromètre des relations aux marques, mai 2008

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