Se détendre ? Une question d’hygiène déguisée en option luxueuse

Se détendre ? Une question d'hygiène déguisée en option luxueuse

Le plaisir, le bonheur… C’est de se retrouver allongé(e) sur le sable chaud. Le soleil nous chauffe la peau, dénouant les tensions des dernières semaines de boulot pendant que le clapotement des vaguelettes de la baie murmure sa musique et nous emmène dans un état, entre veille et sommeil… Quelle merveille.

Comment peut-on retrouver cette détente, assis(e), face à son bureau, les yeux rivés sur la pile de dossiers qui s’accumulent depuis le début de la semaine. Elle ne pourrait servir qu’à se faire virer ou faire banqueroute ! Pas le temps pour la détente ! Ce raisonnement semble prendre tout son sens au quotidien.

Il y a certaines choses pourtant que nous faisons même lorsque nous sommes pressés, voire en retard. Nous nous brossons les dents par exemple. Pourquoi ? Parce que dans notre enfance nous avons appris ce rituel au début et à la fin de la journée. Mais encore pourquoi ? Parce que l’on nous a répété, jusqu’à l’intégrer, que se laver les dents est essentiel pour notre maintien en bonne santé. Cela s’appelle : l’hygiène. Il est l’un des symboles de l’Homme moderne et civilisé.

Enfants, certains n’ont parfois pas appris un autre rituel essentiel qui relève du maintien en bonne santé. Cela s’appelle : la détente. Elle est aujourd’hui l’allégorie de la fainéantise alors qu’en réalité, elle pourrait être l’arme du XXIème siècle.

Détente : loin d’être superflu, la relaxation est un basique de vie

Plutôt que de reprendre cette idée comme un slogan, reprenons en quelques lignes les fondamentaux à connaître, ils mettront en lumière cette évidence : se relaxer est bon pour la santé.

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Parler de relaxation amène d’abord naturellement à parler de tension. Comme expliqué dans les articles précédents, sur la sensorialité ainsi que sur les trois protagonistes de notre vie, la tension est intimement liée aux émotions et aux pensées. Elle est le vecteur par lequel ces dernières s’expriment. Le plus simple est d’observer le visage de quelqu’un de contrarié ou de soucieux. La tension est une réaction tonique à nos préoccupations, ruminations, à nos problèmes quotidiens. Que ce soit les embouteillages ou un sérieux problème professionnel, la réponse corporelle sera toujours celle de la tension. L’accumulation de celle-ci est donc d’autant plus facile que ses sources sont multiples tout au long de la journée.

Quand la tension s’exprime.

Tout être humain réagit de deux manières possibles, face à cette tension grandissante. Lorsque « la coupe est pleine » l’expression peut être immédiate : on pleure, on crie, on tremble ou encore on s’agite. Si elle ne l’est pas, on dit que l’on « somatise ». L’expression est alors souterraine et graduelle : D’abord tensions, puis contractures… jusqu’aux maladies « psychosomatiques ».

réduire le stress équilibre se détendre détenteIl n’est pas question ici d’un mal qui serait inventé par notre imagination, mais bien d’un conflit mental ou émotionnel qui ne trouve pour s’exprimer que le biais du corps. Elles peuvent avoir lieu dans le système digestif : spasme, ulcère, constipation ou diarrhée sont au rendez-vous. Certains asthmes et bronchites en sont les conséquences, de même que l’hypertension artérielle, la spasmophilie, certains troubles obstétricaux, l’eczéma, le psoriasis, certaines céphalées, insomnies… Les exemples ne manquent pas lorsqu’il s’agit d’illustrer les nombreuses conséquences d’une tension refoulée, ignorée, entretenue par le reste des problèmes quotidiens qu’il est parfois difficile de supporter.

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Après avoir compris cette logique de cercle vicieux pouvant amener à des situations plus que douloureuses, la relaxation peut être appréhendée autrement que comme un luxe, ou comme un caprice de paresseux.  La relaxation possède un réel effet thérapeutique auprès de toutes les maladies déclenchées notamment par un facteur stress. Elle ne remplace bien sûr pas le soin médical apporté par ailleurs, elle participe en revanche sérieusement à l’amélioration de l’état et prévient en amont, les risques de maladies psychosomatiques.

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