La couche d’ozone va mieux ! est-ce bien sûr ?

La couche d'ozone va mieux ! est-ce bien sûr ?

Selon un rapport publié par l’ONU, la couche d’ozone va mieux au point de pouvoir espérer une reconstitution complète d’ici 2050.

La couche d’ozone en convalescence

couche ozone actu-chaude développement durableNous vous en parlions il y a quelques mois : le trou dans la couche d’ozone stratosphérique diminue. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ont publié mi-septembre 2014 leur dernier rapport sur la couche d’ozone. Elles confirment les progrès constatés suite au protocole de Montréal lancé en 1987 à la suite de constats alarmants. La plupart des composants chlorés avaient alors été bannis.

Le trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique

Le trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique

Les progrès sont visibles depuis le début des années 2000 et la plupart des chlorofluorocarbones (CFC) ont vu leurs concentrations diminuer, à l’exception du tétrachlorure de carbone (CCl4) dont la concentration reste trop élevée par rapport aux attentes.

La couche d’ozone se stabilise

La couche d’ozone stratosphérique, qui protège la Terre des rayons UV, a vu son sort s’améliorer légèrement, petit à petit. Le taux d’ozone a augmenté dans la haute stratosphère, y compris au-dessus de l’Antarctique, même si à cet endroit ce n’est pas encore franc. Carte-trou-couche-d-ozone-sonde Les scientifiques demeurent confiants et proposent un modèle plutôt positif : la stabilisation devrait être effective d’ici 2050 et la reconstitution totale d’ici la fin du siècle.

Des progrès très concrets pour la santé

Vu les incidences sur le niveau d’UV, l’ONU estime que le traité aura “évité deux millions de cancers de la peau par an, des dégâts oculaires et immunitaires sur les humains, de même qu’il aura protégé la faune et l’agriculture“. Les bénéfices sont aussi concrets pour le changement climatique, puisqu’on a diminué certains gaz à effet de serre. Le protocole de Montréal se révèle même plus efficace que le trop faible protocole de Kyoto, toujours ignoré par plusieurs gros pays pollueurs.

Pourtant, certains scientifiques restent très prudents car ils notent que l’on vient de détecter un gaz nocif à l’atmosphère et en grande quantité dans l’atmosphère : le tetrachlorure de carbone, ou CCI4, qui continue à détruire la couche d’ozone alors qu’on le croyait éliminé. D’autres menaces, graves, pèsent par ailleurs sur la convalescente : le méthane qui sera libéré du dégel du permafrost et dont on ne sait qu’une chose, qu’il le sera en quantité gigantesque…

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Sur la couche d’ozone et les problèmes de pollution atmosphérique :