Commerce équitable. Comment s’y retrouver ?

D’après une enquête Ipsos , 57 % des Français estiment qu’un manque de transparence pénalise le commerce équitable. En effet, avec l’abondance de labels, de marques ou de produits en tout genre, les consommateurs ne savent plus où donner de la tête :  pourquoi autant de labels ? A qui faire confiance ? Nous vous proposons de faire le point…

Les labels “équitables”, pour quels contrôles ?

Avant toute certification d’un produit, des experts se rendent sur place pour contrôler la traçabilité du produit et s’assurer que toutes les étapes jusqu’à la mise en rayon du produit respectent les valeurs du commerce équitable.

Les producteurs, les importateurs et les industriels agréés font ainsi l’objet d’un contrôle à la fois administratif et physique.

Si ce produit répond aux critères de certification,  la certification peut alors figurer sur son emballage. Aujourd’hui, deux organismes certificateurs internationaux et reconnus sont chargés de ces contrôles et de définir les différents critères concernant les droits d’utilisation du label par les producteurs et distributeurs :

  • le système FLO (Fairtrade Labeling Organizations International) délivrant la
    certification FloCert,
  • le système Ecocert Fair Trade délivrant, lui, la
    certification Ecocert.

Ces deux systèmes d’expertise regroupent plusieurs  labels du commerce équitable mais sont sous-traités par certains organismes au niveau national. C’est pourquoi, au niveau national, on retrouve différents labels.

Entre  labels généralistes et spécialisés

 

Developpement durable articleDes labels “généralistes”, comme Max Havelaar,  ne  limitent plus leurs produits aux seuls aliments comme le café ou le riz, mais ont étendu leur certification au prêt-à-porter, aux cosmétiques, aux linges de maison et même aux fleurs ! Les produits labellisés Max Havelaar sont soumis à un contrôle régulier par le système FLO.

Max Havelaar occupe aujourd’hui une position dominante, avec un logo apposé sur les trois quarts des produits équitables. Pratiquement toutes les enseignes de la grande distribution proposent aujourd’hui des références garanties par Max Havelaar.

Ces produits se trouvent la plupart du temps dans les mêmes rayons que les
produits habituels ou sur des présentoirs séparés. D’autres labels sont, eux,  plus
spécifiques à un type de produits comme Step ou Bio Equitable

 

Developpement durable article

Le label Step s’applique aux produits dans le secteur du tapis. 20 magasins de vente de tapis sont labellisés en France. Depuis le 1er janvier 2007 le label STEP est géré en tant qu’unité commerciale autonome au sein de la Fondation Max Havelaar (Suisse).

 

Developpement durable articleBioéquitable est le principal label sur le marché français. Il réunit des Petites et Moyennes Entreprises du secteur agrobiologique et concerne  lesmatières premières comme le cacao, le coton, le riz, etc. dont les critères équitables sont contrôlés par Ecocert.

     

    Des acteurs qui se regroupent pour de nouveaux labels

    Developpement durable articleAujourd’hui, certains acteurs d’une même filière peuvent être amenés à définir ensemble une charte à respecter, qui devient ensuite un label, comme Biocoop, le premier réseau de magasins bio en France, qui a crée le label « Ensemble, pour plus de sens »

    Leader de la distribution alimentaire biologique, Biocoop propose désormais plus de 300 produits  équitables en France.

    Le cas de “Rainforest Alliance”

    Fondée à New York en 1987 pour préserver les forêts et la biodiversité, RainForest Alliance travaille aujourd’hui avec 10 000 producteurs de bois, de café, de bananes et de chocolat dans 14 pays.

    Developpement durable articleSpécialisée dans la certification agricole et forestière durable, cette société a présenté à Paris un bilan record sur les ventes de produits comme le bois, le café, la banane ou le chocolat, dépassant les 3 milliards de dollars pour 2007.

    Cependant Rainforest Alliance ne peut se réclamer être un label du commerce équitable car il ne garantit pas de prix minimum d’achat des matières premières au producteur.

    Il s’agit pour cette certification d’attester d’une réelle démarche globale de développement
    durable
    , d’ augmenter  la valeur du produit, comme le café, sur le marché et donc les revenus des producteurs.

    Vers un label commun ?

    Face à ce manque de visibilité,  le commerce équitable demeure encore fragile, d’autant plus que beaucoup des produits issus de ce secteur voient leurs prix augmentés en raison de la flambée des cours des matières premières agricoles.

    Pour plus de clarté, la tendance serait cependant au rapprochement entre les différentes appellations, afin qu’un seul organisme de contrôle prenne en charge la
    labellisation des produits bio et des produits du commerce équitable. Selon les enquêtes, les consommateurs de produits bio et ceux de produits du commerce équitable sont quasiment les mêmes.

    Ecocert

    ECOCERT est la société de contrôle et de certification agréée par les pouvoirs publics dont le rôle est de contrôler et authentifier sur le terrain le respect des normes spécifiques à l’agriculture biologique. ECOCERT est actif dans près de 50 pays. Le métier de base d’ECOCERT consiste à donner une garantie sur le respect rigoureux de cahiers des charges applicables à des produits, des systèmes ou des services.

    *

    Pour en savoir plus  sur les labels :