Commerce équitable, dynamique mais petit

La Quinzaine du commerce équitable 2008, La 8ème  du genre débute.  Malgré une croissance forte, le commerce équitable reste très petit et beaucoup se pose des questions sur son « bilan environnemental ». Faisons un petit point rapide : commerce équitable, où en est-on ? 

Le commerce équitable en plein essor

Depuis 10 ans, le chiffre d’affaires du commerce équitable a en effet été multiplié par 10 et atteint 210 millions d’euros en 2007 contre 160 millions en 2006. Pourtant, cela est très peu quand on le rapporte à la consommation par tête : moins de 3 euros par personne, soit un paquet de thé ou de café par personne.

Cette consommation équitable devrait augmenter dans la mesure où de plus en plus de personnes connaissent le commerce équitable :  55 % de Français connaissent le commerce équitable, selon le deuxième baromètre du commerce équitable, réalisé par TNS-Sofres pour Malongo. Un chiffre en hausse de 8 points depuis la première édition.

Commerce équitableSelon un autre sondage Ipsos, 36 % des Français disent avoir acheté un produit équitable au cours du mois écoulé. Cela reflète le fait que l’image positive du  commerce équitable est forte auprès des Français (71 % soit 2 points de plus). En effet, quand un consommateur achète un paquet de café équitable, il a bien conscience d’aider un producteur du tiers monde et c’est d’ailleurs la motivation principale de son choix.

La qualité des produits équitables fait le reste et fidélise les consommateurs que l’on parle du café ou bien du thé, de la banane.

Parmi les principales personnes intéressées, les CSP+ restent les plus nombreux. Selon Ipsos, «61 % des Bac+3 et 58 % des revenus supérieurs connaissant l’expression achètent régulièrement des produits provenant du commerce équitable.»

Ce qui freine l’achat : le prix trop élevé (28 %) et le manque de transparence sur le  «  fonctionnement réel du commerce équitable» (57 %). 

Les labels équitables ne sont pas parfaitement lisibles. («Max Havelaar» est-il un label ou une marque ?) D’où les efforts de consoGlobe de bien décrire les fournisseurs avec lesquels il travaille, faire leur portrait ou bien décrire les projets financés.

 

Lire également