La coccinelle, un auxiliaire du potager qui vaut des points

Il existe 90 espèces de coccinelles en France dont une bonne partie peut être classée dans la catégorie des ‘auxiliaires de culture’, des amies du potager en somme. Si on va parler ici de la coccinelle à sept points qui est la représentante la plus connue du genre et carnivore de renom. Rappelons tout de même que la famille des coccinellidés compte également des mangeuses de plantes et même de champignons.

La coccinelle, un auxiliaire du potager qui vaut des points

Cette coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata) est l’une des plus répandues dans notre pays et l’une des plus facilement identifiables. Et oui… Elle a sept points dessinés sur ses élytres, la « carapace » sur son dos qui protège ses ailes quand elles sont repliées, le tout sur fond rouge. Attention tout de même, elle peut être confondue avec l’une ou l’autre espèce qui, elles, sont cependant bien plus rares.

La coccinelle à sept points et sa biologie

Notre coléoptère préféré a un cycle de vie et de mort qui dure un an en tout et pour tout. Les femelles peuvent pondre deux fois de 100 et 400 oeufs dans l’année, entre avril et juillet, leur période d’activité principale. On imagine ainsi facilement le nombre d’individus que l’on aura dans son potager si on se décide à les attirer, et tout le travail d’auxiliaire qu’ils pourront abattre au vu de leur nombre.

C’est en connaissant la biologie d’une espèce que l’on peut mieux travailler avec elle, patte dans la patte, pour lutter contre les ravageurs.

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Ce qu’elle va jouer comme rôle au potager

C’est une grande spécialiste du puceron que voilà ! En effet, la coccinelle à sept points adulte va se régaler de toutes sortes de pucerons et reste, même si elle n’en mange pas toutes les espèces, l’une de celles qui a un régime alimentaire des plus variés.

La larve de la coccinelle à sept points, quant à elle, va s’attaquer à tous les pucerons qui passeront sur son chemin mais pourra rajouter à son menu et selon les cas : des thrips, des aleurodes, des chenilles diverses, des cicadelles, des chrysomèles, des cochenilles ou des mouches.

Ainsi, un couple de coccinelle et sa nombreuse progéniture, comme précisé plus haut, va pouvoir consommer des quantités impressionnantes de pucerons : jusqu’à 57.000 sur une année.

Et si on souhaite en attirer ?

Leur recherche alimentaire est basée sur la vue et l’odeur, mais elles ne trouvent réellement leurs proies que grâce au touché. En cela les coccinelles, tout comme les vers de terre d’ailleurs, préfèrent les sols couverts de végétation où elles trouveront leur subsistance plutôt que des sols nus qui ne valent pas mieux que du bitume à leur yeux à facettes multiples.

coccinnelles-jardin-potagerLes imagos (adultes) de cette coccinelle se nourrissant également de pollen, environ 30 % de leur régime alimentaire, il faut essayer d’arriver au tout début du printemps avec déjà de multiples plantes au sol pour leur montrer que la cantine est ouverte, et maintenir cette végétation tout au long de l’année.

Enfin, si vous souhaitez aller jusqu’au bout de la démarche pour les avoir tout le temps à vos côtés, il existe des refuges à coccinelles pour qu’elles puissent passer l’hiver. Attention cependant, de nombreux modèles n’ont ni queue, ni tête, par rapport au but rechercher.