Le premier Choco Kebab de France ouvre à Lille

Dans l’hypercentre de Lille, un kebab d’un nouveau genre a fait son apparition en juin 2015, lancé par un frère et sa soeur. Finis la sauce blanche, les oignons et le trop plein de sel : voici le kebab au chocolat.

Le premier Choco Kebab de France ouvre à Lille

« Moi j’étais maçon avant. » Omer, Roubaisien d’une trentaine d’année, est le patron avec sa soeur de la Crêpe Royale. Loin des briques et des parpaings, aujourd’hui il vend des Kebabs… au chocolat. L’idée vient d’Allemagne, « du côté de Stuttgart, on a des amis là-bas, confie Omer, le concept avait l’air bien, on s’est dit pourquoi pas  ? » Ni une ni deux, le frère et la soeur se lancent : en juin 2015, ils ouvrent le premier Choco Kebab en France.

Choco kebab : le choc est là sur la planète kebab

Le temps de trouver un local et des fournisseurs, en quelques mois, l’affaire tourne. Leur chocolat provient directement d’Italie. « Un chocolat praliné », importé pour l’occasion. Pour ce qui est des fruits, présents dans la recette, ils ne font pas appel à des petits producteurs ou des circuits courts. « Pas encore, peut-être après. » Néanmoins, ils tiennent à ce que les fruits soient de saison. Aussi, les amateurs de kebabs au chocolat avec des fraises attendront le retour des beaux jours.

Le choco kebab : un mélange spécial

L’idée est audacieuse et fait saliver. Au centre de l’échoppe, une machine qui ressemble à la traditionnelle broche où est cuite la viande de kebab. Mais à la place du mouton ou de l’agneau habituel : du chocolat. « On le râpe à la manière d’un kebab, et on obtient des copeaux de chocolats qui vont faire office de viande. »

Le tout est mélangé à de la chantilly et, selon la formule choisie, à des confiseries ou des fruits. A la place du pain, une crêpe : « c’est ça le secret : une crêpe plus épaisse, un peu jaune. C’est un mélange spécial. » Omer n’en dira pas plus sur la recette. Le jeune prince du Kebab au chocolat se contente de sourire.

choco kebab

Le choco kebab de Lille, pionnier français © Pierre Bafoil

Forts d’une certaine notoriété locale et d’environ 25 couverts, les deux jeunes patrons pensent peut-être déposer la marque du Choco Kebab. Car les Roubaisiens ont fait des petits : « Je crois qu’il y en a un à Poissy, à Toulouse et même à Marseille, mais les premiers c’est nous », tiennent-ils à préciser. Ils n’ont pas peur de l’effet de mode, même s’il avouent que la fréquentation baisse avec l’hiver. Le bouche à oreille et une présence sur les réseaux sociaux permet de les faire connaitre à Lille. Ils ont déjà quelques fidèles : « c’est meilleur que le Starbucks et c’est moins cher », explique un habitué.

En presque sept mois d’existence, le bilan est « plutôt positif, il y a pas mal de clients. » Une clientèle composée d’enfants, d’ados, mais aussi de personnes plus âgées, qui se retrouvent dans l’hypercentre lillois autour de ce kebab sucré qui bouscule les conventions et les papilles. Comme son homologue mouton, salade, tomate, oignon, il n’est pas d’une finesse à toute épreuve. Mais s’il n’est pas des plus légers, il est loin d’être mauvais.

Avis aux gourmands, le rendez-vous est pris.