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Un secteur qui change : alimentation bio, apparition des OGM, productions de terroir, commerce équitable, AMAP, agriculture raisonnée,... Mais la gourmandise et le goût restent des valeurs clés.

Acheter du poisson sans menacer la biodiversité

04/2007

Selon la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’agriculture, 7 des 10 plus importantes espèces de poisson sont au bord du dépeuplement total.

Globalement, 1 espèce de poisson sur 3 est menacée d’extinction et la moitié parvient tout juste à se renouveler :

  • 7% des espèces marines ont disparu depuis 1950.
  • 29% des 600 espèces pêchées dans le monde sont en voie d’extinction totale : autrement dit, leur niveau est descendu à 10% de celui de 1950. C’est le cas au Canada de la Morue, du saumon, du marsouin commun, du fouille-roche gris, de la raie tachetée, du colin de l’églefin, etc.
  • Depuis 2000, les quantités de poisson ont diminué de 5%, non du fait d’une moindre pêche mais plutôt de ressources qui s’épuisent. Dans la mer du Nord, le cabillaud, très prisé en France, a vu le nombre de poissons adultes en âge de se reproduire divisé par 5 en 20 ans. La pêche à la morue est quasiment un fait du passé du fait que 85% des morues pêchées étaient trop jeunes pour avoir eu le temps de se reproduire.


Etat des stocks des poissons gravement menacés et à éviter

L’anchois de France et d' Espagne : la France et l’Espagne ont accepté de ne pas pêcher ce poisson dans le golfe de Gascogne en 2007, au profit d’une pêche uniquement à but scientifique mais l'accord ne semble pas parfaitement respecté.

  • Le caviar, l’esturgeon : risque de PCB, de dioxines, de pesticides et de mercure
  • Le thon rouge de Méditerranée : les captures ont diminué de moitié en Méditerranée. Poids minimal de capture de 30kg. On craint qu’au rythme actuel, l’espèce sera quasiment disparue d’ici 2 à 3 ans.
  • La lotte, baudroie de l’Atlantique Nord
  • Le Lieu, colin d’Alaska pêché en Pacifique Nord
  • Le Carrelé, plie de l’Atlantique Nord
  • Le merlu : aussi appelé « colin » a vu le nombre de poissons géniteurs divisé par 2 en 20 ans
  • Le flétan de l’Atlantique Nord
  • La lotte d’Europe: risque de de dioxine et pesticides (aquaculture)
  • La sole de la mer du Nord et de l’Altantique Nord : surexploitée, notamment dans la Manche, la sole est en grave danger. Taille minimale de capture de 24 cm.
  • Le cabillaud : stock divisé par 5 en 20 ans, surtout en Europe, en voie de disparition.
  • La dorade rose : a disparu, ou presque, du golfe de Gascogne
  • L’empereur : menacé de disparition d’ici 3 à 5 ans. Cette espèce des grand fonds à la croissance lente, a une maturité sexuelle tardive et se reproduit peu. Pas de taille minimum pour sa capture.
  • L’espadon : très menacé
  • Le saumon sauvage d’Atlantique : ce poisson, 2 fois moins nombreux qu’il y a 20 ans, ne se reproduit plus dans 15% des rivières où on le voyait habituellement. Taille minimum de capture : 50 cm.
  • Le grenadier de roche : plutôt laid à regarder, ce poisson de grand fond est menacé de disparaître d’ici 3 à 5 ans. Pas de taille minimale de capture.
  • Le pangasius du Vietnam (aquaculture)
  • Le sébaste d’Atlantique Nord

Les poissons « à problème » dont il ne faut pas abuser


  • Le calamar de l’Atlantique sud et du Pacifique sud
  • La dorade royalede Grèce (aquaculture), risque de mercure
  • Le loup de mer ou bar de la Méditerranée
  • Le loup de mer d’aquaculture de France ou de Grèce
  • L’omble : aquaculture, Suisse, Islande, France
  • La morue ou cabillaud de Norvège ou d’Ecosse
  • La sardine d’Atlantique Nord et de Méditerranée
  • La sole du Pacifique, risque PCB, pesticides, dioxines
  • Le Thon jaune albacore du Pacifique et de l’océan Indien
  • Le turbo de France

Pourtant, on le sait, le poisson est sain et nous avons tous envie d’en consommer. Nous en mangeons deux fois plus qu’en 1995 soit 16,3 kilos par habitant, soit 132 millions de tonnes. Depuis 2002, l’humanité en consomme 84 millions de tonnes par an contre 20 millions en 1950. Alors comment faire ? Faut-il continuer à acheter du cabillaud, de la dorade rose en voie de disparition ?

Voici quelques poissons par lesquels les remplacer :
  • Les crevettes : aquaculture, de Vietnam et d’Equateur, protégées par un label
  • Les crevettes d’Atlantique nord
  • Le hareng, redevenu abondant suite à une quasi disparition dans les années 70 et à la mise en place de quotas
  • Le Bar
  • Le flétan du Pacifique nord
  • Le homard d’aquaculture, d’Australie, Etats-Unis, Basse-Californie au Mexique
  • Les huîtres d’Europe, aquaculture, risque de toxiques à vérifier selon les régions
  • Le merlan
  • Le lieu noir de l’Atlantique nord-est
  • La raie
  • Le maquereau de Cornouailles (label)
  • Le maquereau de l’Atlantique nord
  • Le merlu du Cap (label)
  • Le rouget barbet
  • L’églefin : fumé il donne le haddock
  • Le Hareng de Norvège : menacé de disparaître au début des années 70, le Hareng a fait l’objet d’une surveillance et voit à nouveau sa population et ses quantités pêchées augmenter, tout en restant sous surveillance.
  • La sardine des Etats-Unis
  • Le saumon atlantique d’aquaculture d’Ecosse et d’Irlande (label)
  • Le saumon du Pacifique d’aquaculture du Pacifique nord (label)
  • Le thon d’Europe – hormis le ton rouge

 Il faut bien sûr préférer le poisson d’élevage (aquaculture) mais celui-ci n’est pas la panacée car les poissons sauvages sont pêchés pour être transformés en farines pour les élevages ! Aujourd’hui, la FAO estime que 43% des poissons consommés proviennent d’aquaculture.

Les gestes du consommateur

  1. Choisir des poissons dont les stocks sont encore abondants (bar, merlan, lieu noir, etc) et évitez les espèces menacées (cabillaud, empereur, sole, merlu, …).
  2. Acheter des produits qui utilisent tout le poisson (charcuteries, soupes, …) et pas seulement les filets.
  3. Choisir des poissons de bonne taille, autrement dit des poissons qui ont eu le temps de se reproduire (39 cm pour le bar, 19 cm pour le Rouget-barbet, 11 cm pour la sardine, 24 cm pour la sole, …) et refuser les poissons manifestement trop petits
  4. Choisir des poissons issus d’élevages qui respectent l’environnement (MSC, bio).
Developpement durable article
Un label marin

A l’instar du label FSC, Forest Stewarship Council, créé pour le bois et pour préserver les forêts sauvages, un label a été créé pour la pêche : le label MSC ou Marine Stewardship Council.

Lire aussi l'article :

Pêche au thon, les Français changent de pavillon

Le marquage des thons rouges de Méditerranée
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Acheter du poisson sans menacer la biodiversité

Pierre

felecitations pour cet article. Toutefois, vous indiquez que le bar est une bonne alternative aux autres poissons surpêchés. Concernant le bar pêché à la ligne oui, même si plus cher, mais certainement pas le bar pêché par les flottes de chalutiers dits " boeufs pelagiques" c'est à dire qui tractent par paire un immense filet lequel au passage attrape de nombreux petits cétacés ( surtout des dauphins ) qui finissent par s'y noyer et qui sont rejetés morts à la mer. Par ailleur la pêche au bar par les chalutiers capture sans discriminations les petits comme les gros poissons et surtout pêchent sur les lieux de reproductions du bar, en plein periode de reproduction, notament en bretagne nord et manche. Pratique absolument non viable pour la survie de l'espece. Il faut donc refuser de consommer du bar qui ne soit pas pêché autrement qu'à la ligne par des pêcheurs artisants.
18 04 2007 à 19:34

Lenoir

Bonjour pouver vous donnez une précision à :
-espèces dont les stocks sont en danger telle que le hADDOCK
-espèces à préférée telle que l'héglefin qui fumé donne le HADDOCK?
S'agit-il d'un poisson qui a le même goût qu'un autre après fumage?
19 04 2007 à 18:04

la rédaction

Pour répondre à la question : L’aiglefin ou églefin (Melanogrammus aeglefinus)est aussi appelé haddock. Quand on le fume, il est est d'habitude appelé par son nom anglophone de haddock. Ses filets sont alors généralement teints au roucou (E160b), d'où la couleur orange vif qu'il a alors un peu comme la Mimolette (qui contient le même colorant alimentaire).

19 04 2007 à 18:16

océane

Bonjour!
bravo pour cet article mais je ne comprend pas : l'eglefin est du haddock, pourtant le second seulement est menacée... Il me semble que si tel est le cas, il ne faut pas le remplacer par l'eglefin!
20 04 2007 à 17:55

Martine PALOMBA

Si le poisson, en général, était proposé aux ménagères, ENTIER et A PREPARER, comme il y a 10 ou 15 ans, il y aurait moins de gâchis.
La préparation "sous toutes ses diverses formes, à outrance, constatée dans les grandes surfaces, et autres lieux de ventes, font perdre le respect lié à l'espèce, le plaisir de consommer en se donnant, non plus la peine de le pêcher, mais de le préparer.
Il y aurait moins d'achat, certes, mais tellement moins de gâchis, de non ventes, des restes non vendus qui vont à l'incinérateur ou aux cochons qui peuvent être nourris bien autrement.
De plus, qui préparent tous ses filets, ses préparations en petits pots en plastic, à tel point que l'on ne trouvera plus, et c'est déjà presque le cas, la denrée première qui était à la portée de la ménagère, TELS les POCHES d'OEUFS DE CABILLAUD fûmés, réservés à ceux qui ont un porte monnaie "bien garni" et les pseudo préparations faites par la grande distribution à base de grand renfort d'épaississants, de farine de soja, de blanc d'oeuf (de poule) BREF? L'HORREUR !!
Plus de crevettes grises vivantes à faire cuire à la maison, enfin le bon temps appartient au PASSE.
02 07 2007 à 08:22

Millet Martine

Merci pour ces içnformations fort utiles, juste une question, qu'en est-il des poissons surgelés (Picard par exemple...) faut-il boycotter les poissons surgelés que vous indiquez pour créer une baisse de vente ? Comment faire ?
Les information sur les paquets sont-elles suffisantes ?
Y a-t-il une règlementation qui dit d'indiquer si le poisson est en voie de disparition ?
Merci de vos informations et réponses; Cordialement Martine Millet
19 07 2007 à 12:40

alvarez

Il s'avère que dans tous les cas les eaux sont tellement polluées qu'il faut mieux ne pas en manger.
03 01 2008 à 12:09

François

Pour être vraiment certain de ne pas vider il faut arrêter de consommer des poissons dits "juvéniles", qui n'ont pas atteint leur maturité sexuelle. Ils pourront ainsi se reproduire. les données sont disponibles sur le site de l'Ifremer. Pour prendre le cabillaud, vous pouvez acheter du dos car coupé dans des cabillauds de plus de deux kilos. Mais les filets de cabillaud de 100/200 gr sont taillés dans des cabillauds appelés "moruette" qui ne se sont pas reproduits. On vide ainsi les mers. Tant que des consommateurs achèteront ces produits ils seront pêchés car un pêcheur ne sait ce qu'il a dans son filet avant de le remonter. Et il est trop tard ... Si les grandes surfaces n'en vendent plus (70% de la vente de produits de la mer en France), alors il ne sera pas rentable pour le pêcheur de ramener du poisson qu'il ne pourra vendre. Il changera ainsi ses méthodes. Mettre la pression sur un seul maillon de la filière est voué à l'échec.
20 01 2008 à 00:52

lili



la vente de juvenile est intertite dans tous les grandes surfaces,il ont des mailles a réspecté, par examples s'il vendent des lisette (petit maquereau - 100gr) on peut leur infliger une amende plutot salé

dans la grande surface ou je travaille l'ensemble du groupe a arreté la vente d'empereur et de linque ensuite pour le cabillaud nous vendont du cabillaud d'élevage (norvege) mais les filet reste du cabillauds sauvage, nous vendont ensuite que du saumon d'elevage

mais il ne faut pas ce concentré sur les grande surface mais plutot sur les mareyeur
24 02 2008 à 14:22

lili

regardez bien quant vous achete du surgelé les zone de peche, comme la dorade sébaste d'alaska, le fletan du pacifique, c'est poisson la vous les trouverait au rayon poissonerie traditionelle mais la zone de peche est differante

les poissons surgelé son peche dans des zone bien differante c'est pour ca que je prefere consommer du poisson surgelé sauf un

le pangasius beaucoup dise que sont gout est proche de la sole c'est faux meme si j'en vend tous les jour ce poisson bien que sans arrete il a un gout neutre comme le claria(poisson d'eau douce élevée principalement en hollande)


26 02 2008 à 14:58

cheung lim yem

je voudrais savoir si le cilin d'alaska est issu de la pêche ou de l'aquaculture;
Merci de vos réponses
11 03 2008 à 13:32

Maigre

A notre âge nous mangeons du poisson en principe en filet :
flétan, merlan, sole, limande,
cabillaud lotte
Avec ce qui précède et ce que nous
apprenons avec Thalassa, nous
allons faire encore plus attention
à nos achats, il est très rare que
nous achetions du poisson surgelé,
nous prenons aussi quelquefois
du saumon frais ou fumé
Savoir ce qu'il en est de celui qui
porte le même nom que nous ?
04 06 2008 à 17:51

oks

ce documentaire a parfaitement marché et c'est vrais il ne faut pas tuer ses poissons là parce qu'ils sont beaux et rares donc faites tres attentions et faites comme moi merci
11 06 2008 à 11:45

oks

sa aideras beaucoup et voilà
11 06 2008 à 11:47

oks

et si il y a un membre de votre famille qui tu des beaux et rares poissons en voi de disparition dit lui de ne pas continuer sil vous plait merci beaucoup!!!!!
11 06 2008 à 12:00

oks

en tout cas je trouve cet article tres interressent bravo a tous ceux qui ont fait cet artivle!
11 06 2008 à 12:14

véronique

Bravo pour l'article qui est très instructif et précis.
Petite question cependant : le label MSC ou Marine Stewardship Council par qui a t-il été crée, quelle est sa fiabilité ? En quoi ce label garantit -il un pêche respectueuse de l'environnement (qui ne nuisent pas à la reproduction et la pérennité des espèces concernées)
11 11 2008 à 20:19

millet

je suis une petite fille de 10 ans et je voudrais faire très attention aux espéces ménacées
12 08 2009 à 09:24

OUakam peche

Je suis Française et je travaille pour des mareyeurs du Sénégal. Le GIE a des viviers et un agrément pour la vente de poissons frais, vivants. Nous exportons vers l'Italie et la France des poissons de grande taille. 6€ kg FOB pour du thon albacor de plus de 50 kg. Je regarde les marchés et les demandes sont de plus en plus nombreuses vers les filets (qui rapportent beaucoup). Je ne suis pas pour ouvrir une unité de filets, mais le marché pousse la structure dans cette voie. Aidez les mareyeurs à vendre du poisson entier. Nous travaillons également les crustacés frais. Nous acceptons les commandes et sommes engagés pour respecter l'environnement. Les déclarations sont belles et généreuses. Concrètement, je vous invite à nous aider. ouakampeche@gmail.com.
Par ailleurs, le label m'intéresse. Comment l'obtenir? Merci pour votre article qui est de ces aiguilles qui tissent la filière. Respectueusement,
10 09 2009 à 23:39
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