Baromètre Ethique & Environnement : 2nd palmarès

> Six mois après son lancement, le « Baromètre Ethique et Environnement » est remis au « goût du jour » ou plutôt à « votre goût ».


> En effet il est le reflet de l’image que vous, consommateurs, vous faites des plus grandes entreprises en matière d’éthique et d’environnement. Tous les secteurs sont représentés  : automobile, alimentation, high-tech, grande distribution, textile… aucun n’échappe à ce révélateur.


> Lors du premier baromètre, les notes avaient été sévères (mais justes ?) … elles le sont restées ! Aucune n’atteint la moyenne symbolique de 2,5 et la moyenne générale des notes s’est à peine améliorée.


Principaux enseignements du 2nd baromètre



Ça bouge dans le « Top 5 » !

  • Premier constat : le « premier de la classe » reste inchangé. Nature et Découvertes a toujours vos faveurs. En six mois, la société a toujours tenu le haut de l’affiche et profite de son ancrage fort dans le domaine de la nature ainsi que de ses différentes actions de mécénat et de communication.

  • Derrière, nous retrouvons les marques dont les produits sont indissociablement liés à la nature . Ainsi Yves Rocher et sa gamme de cosmétiques végétales montent sur la troisième marche du podium (+2). Bien que ses produits ne soient pas labellisés BIO, l’image de produits naturels d’Yves Rocher est perçue positivement alors qu’ Evian et son eau minérale sont toujours seconds. Bien que les 8 milliards de bouteille d’eau consommées en France ne soient pas du tout un bienfait pour l’environnement , Evian bénéficie d’une image de “pureté” associée à la santé et à la nature.

  • Tetra Pak , 4ème, perd ainsi une place (-1) au profit d’Yves Rocher, alors que la SNCF recule de deux places, se retrouvant aux portes du Top 5 (6è, -2).

  • Plus surprenant, la société Google fait une entrée fracassante dans ce Top 5 (5è, +7). Bien que Google n’e soit pas spécialement connue pour ses actions humanitaires, éthiques, ou environnementales, sa marque est si forte qu’elle se classe haut dans le Baromètre consoGlobe. Elle fut même classée en seconde place pendant plusieurs semaines. Paye-t-elle son association avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) ?


    Chutes, progressions et… stabilité

  • Autre forte progression, Ikéa (8ème, +5) : les campagnes de dénonciation lancées envers l’entreprise suédoise ne semblent pas avoir eu d’impact négatif auprès des consommateurs.

  • Parmi les premières places, la plus grande chute est enregistrée par La Camif (11è, -5) qui, malgré son engagement en faveur du développement durable, est moins bien perçue par les consommateurs. La Camif, partenaire officiel de consoGlobe, reste cependant bien notée.


    La Camif, une gamme verte à connaître


  • La grande distribution, elle, conserve une image stable grâce à une politique de communication forte. En témoigne la dernière campagne publicitaire d’ E.Leclerc (7è) dénonçant les prix de certains fournisseurs. Les efforts de plus en plus appuyés de quelques distributeurs comme Castorama (21 è, +2) ne sont, eux, que très peu récompensés.

  • De manière générale, les marques françaises ont une meilleure image que les marques étrangères :

    >> Seules 4 entreprises étrangères figurent dans les 20 premières places.

    >> Elles sont au nombre de 14 dans les… 20 dernières places.

    Des marques mal perçues et…inaperçues ?

    > Le nombre de votes « blancs » s’est arrêté à 9170, soit près de 12 % du total des votes. Ce chiffre était déjà de 11 % en juin dernier.


    > Ce qui signifie que la politique de beaucoup de marques reste inconnue ou floue aux yeux du grand public.

    >> Exemple : plus d’une personne sur quatre ne porte pas d’opinion sur des groupes comme Generali (27 % de votes blancs) ou LVMH (26 %).


    > Certains secteurs sont particulièrement touchés par cette « vague blanche »  :

    – La part de votes blancs est supérieure à 20 % (20,4 %) pour le secteur des banques et des assurances (Axa, Crédit coopératif, Maaf, Macif, Generali).

    – Elle est également de près de 20 % pour le secteur de la construction (Lafarge, Vinci)



    Le pétrole et l’automobile en panne sèche

  • Les secteurs pétroliers et de l’automobile peuvent se vanter de n’enregistrer aucune chute dans notre classement. Normal, ils ne peuvent pas « tomber » plus bas.


    >> Leurs marques sont toujours les plus mal notées. PSA-Peugeot (40è, +6) est le constructeur le « moins mal » perçu juste devant Renault (42è, +5) et Citroën (44è) mais loin devant Volkswagen (64e, +6), Ford (66è), Mercedes (67è, +1) ou Volvo (69è, -2).


    >> A croire que les consommateurs ne sont pas sensibles aux efforts réels de certains constructeurs comme Toyota qui, malgré une belle remontée (51e, +9), semble toujours pâtir de la perception globalement négative du secteur automobile qui, si l’on en croit ce classement, a encore beaucoup à faire pour verdir son image.

  • Les sociétés pétrolières sont encore en plus mauvaise posture, occupant les trois dernières places ! (Total, 70ème ; BP, 71è ; Exxon, 72è). Le groupe Exxon est ainsi toujours bon dernier : sa « lutte contre la lutte » contre le réchauffement climatique ou ses actions, médiasées, en Alasaka n’y sont certainement pas étrangers.

  • Les grandes marques ou les multinationales sont elles aussi toujours mal perçues. Pis encore, General Electric (68ème,-7) vient faire diversion dans notre « flop 5 » parmi les sociétés pétrolières et automobiles.


    Une constance… dans la critique

  • Avec 77 306 votes pour évaluer ces 72 marques, ce nouveau baromètre ne fait que renforcer les premiers enseignements tirés en mai.


    Evolution des notes moyennes du baromètre


  • La moyenne générale a encore diminuée durant cette période mais elle reste relativement stable avec une note moyenne de 1,49 sur 5 fin octobre (contre 1,51 en juin).

  • Les secteurs les plus représentés (grande distribution, constructeur automobile) n’ont que très peu amélioré leur image éthique auprès des consommateurs, malgré d’importantes campagnes de communication .

  • Le secteur pétrolier conserve une très mauvaise image. Le grand public en a-t-il assez des « effets d’annonce » en matière environnementale ?

    A lire, Entreprises et écologie : cynisme ou engagement réel ?



  • L’écart entre le discours éthique de ces marques et la perception que les consommateurs en ont est-il irrémédiable ? Les consommateurs attendent peut être que certaines joignent la parole aux actes concrets…


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