L’air en France : la qualité s’essouffle

Tandis qu’un objectif de réduction de 30 % en 2015 des teneurs en particules fines dans l’air a été adopté dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie Chantal Jouanno et le président de l’ADEME Philippe Van de Maele révèlent le bilan de l’année 2008 et les premières observations 2009 sur la qualité de l’air en France…

Qualité de l’air : pas d’amélioration en 2008

Le rapport souligne que les niveaux de pollution en 2008 s’inscrit, pour la majorité des polluants réglementés, dans la continuité des observations des années précédentes, avec une petite baisse pour le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone et le benzène, ainsi qu’une légère hausse des concentrations de dioxyde d’azote en sites ruraux.

L’été 2008, peu ensoleillé, a entraîné des concentrations en ozone moins élevées que les années précédentes. Mais malgré cette baisse, les niveaux de fond restent supérieurs à ceux constatés au début des années 1990. Par ailleurs, l’année 2008 a connu une légère diminution des concentrations de PM10 (particules inhalables dans l’air) par rapport à 2007.

Qu’en est-il de 2009 ?

Selon l’ADEME, les observations du 1er semestre 2009 laissent à penser que l’année pourrait enregistrer des dépassements de particules plus nombreux qu’en 2008… Quant aux PM10, ils ont été constatés dans la majeure partie du mois de janvier et sur plusieurs journées de mars et avril. Durant cette même période, un dépassement du seuil d’information sur plusieurs journées a été constaté concernant le dioxyde d’azote . Enfin une pollution à l’ozone a ét noté entre fin juin et début juillet.

Qualité de l'air en France

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Pour atteindre l’objectif de 30 % en 2015 des teneurs en particules fines, le ministère de l’Ecologie et l’ADEME organisent et financent le développement de la surveillance des particules par les AASQA (associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air). Ils élaborent ainsi des actions de soutien à la baisse des rejets de particules dans les secteurs de l’énergie, du transport, du bâtiment et de l’habitat.

Ainsi, le plan particules dresse un ensemble de mesures à prendre dans tous les secteurs d’activité humaine, au niveau national et institutionnel, comme au niveau local dans les territoires et les foyers.

Le saviez-vous ?

  • Le niveau d’émissions polluantes provoque une baisse de l’espérance de vie de 9,3 mois en France.
  •  La combustion du bois et les transports sont les principales sources d’émission de particules.
  • Le terme "particules" désigne l’ensemble des particules solides et liquides en suspension dans l’air ambiant. Elles sont responsables de l’apparition ou le développement de troubles respiratoires et cardio-vasculaire.

L’air intérieur : des mesures à prendre

Pour limiter la pollution intérieure, 3 défis majeurs ont été mis en place :

  • mettre en place une surveillance adaptée dans les lieux de vie clos et sensibles, comme les écoles et crèches,
  • trouver l’équilibre entre la maîtrise de l’énergie et la qualité de l’air intérieur (ventiler suffisamment pour avoir un air pur dans les bâtiments mais tout en limitant la consommation d’énergie)…
  • déployer l’étiquetage environnemental et sanitaire des produits de construction et de décoration.

Qualité de l'air interieurPar ailleurs, dans le cadre du programme PRIMEQUAL (programme de recherche interorganisme pour une meilleure qualité de l’air à l’échelle locale), l’ADEME et le ministère du Développement Durable s’investissent actuellement dans la Recherche et le Développement pour mieux connaître les causes et les conséquences de la pollution de l’air en lieux clos.

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Article rédigé par Elwina, août 2009