Commerce equitable, developpement durable, vivre mieux, environnement, ecologie, economies d'energie, alimentation bio, achat equitable
VOUS ETES ICI Accueil Infos développement durable Agir pour la planète
Agir pour la planète au quotidien.
L'éco-attitude de l'écocitoyen soucieux d'environnement. Des conseils, des astuces, des services malins... Vous aussi êtes passionné par le sujet de l'écologie, de la consommation responsable, du développement durable ? Devenez ambassadeur consoGlobe !

Allumette et briquet : lequel est le plus écolo ?

 
Briquet ou allumette ? Allumette ou briquet ? Lequel de ces deux accessoires privilégier pour produire du feu ?
  • Un briquet est considéré comme 30 fois plus polluant qu’une pochette d’allumettes.
  • Par contre, pour produire une flamme,  un allumage avec une allumette est quelque 2.5 fois plus polluant qu'avec un briqueten raison de l’embout et du frottoir des boîtes qui contiennent des substances chimiques nuisibles.,

Dans ce duel de feu, le briquet remporte ainsi haut la main la bataille… des déchets ! En effet, les 7 milliards de briquets jetables mis sur le marché par an sont impossibles à recycler ! Et pour cause : devant répondre à des critères de sécurité, ils se composent de plusieurs pièces de différents matériaux (plastique, acier) indémontables. Le qualificatif de « jetable » n’est d’ailleurs pas très approprié à ce gadget : jeté en pleine nature, il mettra un siècle avant de se désagréger, contre seulement six mois pour l’allumette.

  • Préférez les briquets rechargeables ou permettant au minimum 3000 allumages.
  • Pour les fumeurs : allumez vos cigarettes de façon écolo et originale avec… le briquet solaire !  Un petit miroir parabolique capture les rayons du soleil et les focalise sur un point central où se trouve l’extrémité de la cigarette. Une solution qui ne doit pas vous faire oublier que fumer reste très nocif pour votre santé et celle de l’environnement ...

 L’allumette, elle, est une tige de bois (peuplier ou pin) traité au phosphate d’ammonium dont l’extrémité est paraffinée puis recouverte de chlorate de potassium, de trisulfure d’antimoine et d’un abrasif. Les boîtes nécessitent un grattoir composé d’éléments (poudre de verre et phosphore rouge) qui interagissent avec la tête des allumettes pour prendre feu. Des éléments chimiques pour un allumage  loin d'être favorable à l'environnement... Avant d'acheter vos boîtes d'allumettes :

  • Vérifiez qu'elles respectent la norme européenne EN 1783 relative à leur sécurité, non-toxicité et non-nocivité à l’égard de l’environnement.
  • A mettre de côté :
    Les allumettes composées de soufre, de phosphore blanc ou de métaux lourds.
    Les allumettes provenant de pays en voie de développement souvent issues de filières de production douteuses (travail de jeunes enfants dans des conditions insalubres et dangereuses).
    Les emballages (boîtes ou pochettes) contenant des matières plastiques ou des métaux lourds.
  • A privilégier :
    Les allumettes dont le bois provient d’exploitations forestières certifiées FSC et n’est pas une essence rare ou tropicale.
    Les boîtes et pochettes composées de matériaux recyclés.

La flamme olympique, un briquet voyageur

Dans la famille des briquets géants, nous demandons… la flamme olympique. En effet, cette dernière reste vive grâce à des recharges de gaz propane . Si son passage en France a été fortement médiatisé et controversé en raison de la politique menée en Chine et des événements récents au Tibet, son impact environnemental a été (presque) ignoré . Et pourtant :

  • En 130 jours, la flamme voyageuse fera plus de 3 fois le tour de la Terre, parcourant 135 villes sur les cinq continents, soit 137 000 km avant son arrivée le 8 août à Pékin. Le tout à bord d’un Airbus A330 spécialement affrété pour elle et qui devrait consommer pas moins de 1,5 millions de litres de kérosène.

  • Résultats : cette balade olympique est responsable de l’émission de 9000 tonnes de CO2 (4400 t de CO2 pour la combustion du kérosène et autant lié aux traînées de condensation). Cela équivaut au CO2 produit par 60 personnes durant toute leur vie (80 ans) ou à deux ans d’émission de Tuvalu, petit île du Pacifique menacé par le réchauffement climatique, selon les calculs d’un ingénieur français, Olivier Carles.

    Ces constats ne vont sans doute pas contribuer à la popularité d’une flamme qui pourtant n’émet à elle seule « qu’une » centaines de kilos de CO2 pendant son voyage…



  • Signaler cet article à un ami

    Votre nom :
    Votre adresse e-mail :
    Vos emails d'ami : (séparer par ";")
    Votre message :
    Recevoir une copie de l'email envoyé.

    Les derniers conseils Agir