Poissons. Evitez les espèces en voie de disparition
06/2007
Selon la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’agriculture, 7 des 10 plus importantes espèces de poisson sont au bord du dépeuplement total.
Océans : les espèces de poisson menacées
1 poisson sur 3 menacé
Globalement, 1 espèce de poisson sur 3 est menacée d’extinction et la moitié parvient tout juste à se renouveler. 7% des espèces marines ont disparu depuis 1950. 29% des 600 espèces pêchées dans le monde sont en voie d’extinction totale : autrement dit, leur niveau est descendu à 10% de celui de 1950. C’est le cas au Canada de la Morue, du saumon, du marsouin commun, du fouille-roche gris, de la raie tachetée, du colin de l’églefin, etc.
Depuis 2000, les quantités de poisson ont diminué de 5%, non du fait d’une moindre pêche mais plutôt de ressources qui s’épuisent. Dans la mer du Nord, le cabillaud, très prisé en France, a vu le nombre de poissons adultes en âge de se reproduire divisé par 5 en 20 ans. La pêche à la morue est quasiment un fait du passé du fait que 85% des morues pêchées étaient trop jeunes pour avoir eu le temps de se reproduire.
Consommation : les poissons à ne pas acheter
Etat des stocks des poissons gravement menacés et à éviter
L’anchois : de France, Espagne, Le caviar, l’esturgeon : : risque de PCB, de dioxines, de pesticides et de mercure Le thon rouge de Méditerranée : les captures ont diminué de moitié en Méditerranée. Poids minimal de capture de 30kg. On craint qu’au rythme actuel, l’espèce sera quasiment disparue d’ici 2 à 3 ans. La lotte, baudroie : de l’Atlantique Nord Le Lieu, colin d’Alaska : pêché en Pacifique Nord Le Carrelé, plie : de l’Atlantique Nord Le merlu : aussi appelé « colin » a vu le nombre de poissons géniteurs divisé par 2 en 20 ans Le flétan : de l’Atlantique Nord La lotte : d’Europe, rique de de dioxyne et pesticides (aquaculture) La sole de la mer du Nord : de l’Altantique Nord et surexploitée, notamment dans la Manche, la sole est en grave danger. Taille minimale de capture de 24 cm. Le Haddock Le cabillaud : stock divisé par 5 en 20 ans, surtout en Europe, en voie de disparition. La dorade rose : a disparu, ou presque, du golfe de Gascogne L’empereur : menacé de disparition d’ici 3 à 5 ans. Cette espèce des grand fonds à la croissance lente, a une maturité sexuelle tardive et se reproduit peu. Pas de taille minimum pour sa capture. L’espadon : très menacé Le saumon sauvage d’Atlantique : ce poisson, 2 fois moins nombreux qu’il y a 20 ans , ne se reproduit plus dans 15% des rivières où on le voyait habituellement. Taille minimum de capture : 50 cm. Le grenadier de roche : plutôt laid à regarder, ce poisson de grand fond est menacé de disparaître d’ici 3 à 5 ans. Pas de taille minimale de capture. Le pangasius du Vietnam (aquaculture) Le Thon rouge : des grandes surfaces européennes, dont Auchan et Wal-Mart, appellent à une réduction par deux des quotas de thon rouge dans l’Union européenne. Elles ont signé une lettre adressée à la Commission car, selon ces enseignes, ce poisson pourrait bientôt disparaître de la mer Méditerranée. Le sébaste d’Atlantique Nord
Poissons menacés
Les poissons « à problème » mais dont il ne faut pas abuser
- Le calamar de l’Atlantique sud et du Pacifique sud
La dorade royalede Grèce (aquaculture), risque de mercure
Le loup de mer ou bar de la Méditerranée Le loup de mer d’aquaculture de France ou de Grèce
L’omble : aquaculture, Suisse, Islande, France La morue ou cabillaud de Norvège ou d’Ecosse La sardine d’Atlantique Nord et de Méditerranée Le saumon Atlantique : Europe, Chili. On ne consomme plus que 4000 tonnes de saumon sauvage. Le reste provient de l’aquaculture. La sole du Pacifique, risque PCB, pesticides, dioxines Le Thon jaune albacore du Pacifique et de l’océan IndienLe turbo de France
La consommation de poisson augmente
Pourtant, on le sait, le poisson est sain et nous avons tous envie d’en consommer. Nous en mangeons deux fois plus qu’en 1995 soit 16,3 kilos par habitant, soit 132 millions de tonnes.
Depuis 2002, l’humanité en consomme 84 millions de tonnes par an contre 20 millions en 1950. Alors comment faire ? Faut-il continuer à acheter du cabillaud, de la dorade rose en voie de disparition ?
Voici quelques poissons par lesquels les remplacer
Les crevettes : aquaculture, de Vietnam et d’Equateur, protégées par un label Les crevettes d’Atlantique nord Le hareng, redevenu abondant suite à une quasi disparition dans les années 70 et à la mise en place de quotas Le Bar Le flétan du Pacifique nord Le homard d’aquaculture, d’Australie, Etats-Unis, Basse-Californie au Mexique Les huîtres d’Europe, aquaculture, risque de toxiques à vérifier selon les régions Le merlan Le lieu noir de l’Atlantique nord-est La raie Le maquereau de Cornouailles (label) Le maquereau de l’Atlantique nord Le merlu du Cap (label) Le rouget barbet L’églefin : fumé il donne le haddock Le Hareng de Norvège : menacé de disparaître au début des années 70, le Hareng a fait l’objet d’une surveillance et voit à nouveau sa population et ses quantités pêchées augmenter, tout en restant sous surveillance. La sardine des Etats-Unis Le saumon atlantique d’aquaculture d’Ecosse et d’Irlande (label) Le saumon du Pacifique d’aquaculture du Pacifique nord (label) Le thon d’Europe – hormis le ton rouge
Préférons l'aquaculture
> Il faut bien sûr préférer le poisson d’élevage (aquaculture) mais celui-ci n’est pas la panacée car les poissons sauvages sont pêchés pour être transformés en farines pour les élevages ! Aujourd’hui, la FAO estime que 43% des poissons consommés proviennent d’aquaculture.
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